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Super Nanite
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Vos Personnages
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Prénom & âgeEvans - 22Foxx - 18Sasha - 16
Nano. MondeZOMX-MENCHIM
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MessageSujet: Error 404 not found.    Lun 24 Jan 2011 - 2:49
Zebeast a dit :
Rappel du premier message :


  Prénom : Zeb
  Age : *coughs*
  Activités : Dodo, manger, RP.
  Centres d'intérêts : Dodo, manger, RP.
  Où j'ai trouvé le forum : Anthology
  Un petit mot pour Nano. ? : Prout prout.
  Activité à Prévoir : Ben, quelques fois par semaine, je suppose ? Mais bon, vous me connaissez maintenant, c'est très variable (mais je reviens toujours ;A;)
 


 

○ Prénom et Nom : Foxx.
○ Nom de code : Même que Foxx. Parce que Foxx c’est pas un vrai nom mais c’est son nom, du coup voilà.
○ Age : JUST TURNED 18 !!!
○ Race : Mutant
○ Alignement : Magneto
○ Métier : Grosse andouille.
○ Pouvoir :Il peut manipuler l’eau et a des pouvoirs psychiques de la mort qui tue ! Nah c’pas vrai. Il a l’air d’un renard, forcément il allait avoir un pouvoir relié avec, non ? Bon, on enlève le côté vicieux et malicieux parce que y’a pas plus candide que lui (‘fin, si, mais bon, vous comprenez), mais il a quand même un bon paquet de trucs renardiens qu'il maîtrise plus ou moins bien (plutôt vers le moins bien, il lui manque énormément de pratique(mais en tout cas, chose sûre, il peut se barrer en un clignement de yeux)). Genre, agilité, vitesse, vision de nuit, flexibilité, toussa toussa. Ah et bien entendu, la langue plein de pics pics aussi, sinon c’est pas marrant. Par contre, il peut pas se transformer complètement, alors il est condamné à rester un furry for the rest of his life. Amen.
 


 

 

  - Grand ou petit ? Ou entre les deux ?  Ça, il préfère pas en parler, vous voyez. Parce que bon, quand on fait genre on est dur à cuir et qu’on mesure 160 cm, c’est pas trop ça. Mais il perd pas espoir !
 
  - T’as des signes particuliers ?  Ben, heu, non, du tout. C’est un humain très normal, avec le nez, la bouche, les yeux, les 4 oreilles et tout et tout. Il a des bras, des jambes, un truc entre les jambes, des cheveux sur la tête, une queue (l’autre, là) poilue toute douce au derrière… rien d’anormal quoi. Mis-à-part ça, il a quelques piercings sur le visage et aux oreilles et peut-être bien quelques-uns sur le corps mais comme il est pas encore majeur, je vous en reparlerai quand il aura 21.
 
  - Décris-nous un peu ton style vestimentaire : Alors… Bon, vous voyez ces blogs fashion ? Oui ? Eh bien, tous ceux que Dalton suit, il les suit aussi et s’inspire très grandement des outfits qu’il y a, pour être sûr d’être vraiment très très hype. Parce que sinon, bon, son fashion sense laisserait grandement à désirer. D’ailleurs sa tactique n’est pas parfaite parce que quand vient le temps d’assembler le tout, ça donne pas toujours des trucs super potables.
 
  - Y a-t-il un objet que tu portes toujours sur toi ?  Si.

Comment ça, vous attendez que je dise c’est quoi ? Vous vous mêler de ce qui vous regarde, des fois ?

 
   
 

- T’as Facebook ? Twitter ? Tumblr ? T’es geek ? WELL OF COURSE. Sinon, comment il ferait pour suivre son bloggeur préféré, hein ? Comment ça, c’est un stalkeur ? J’vois pas de quoi vous parlez. Il aime juste savoir chaque update et chaque nouvelle photo et comment se passe sa vie et ce qu’il a mangé pour déjeuner et… Oui bon ça va hein, on vous fait chiez, vous, quand vous obsédez sur des célébrités ? Ben voilà. La seule différence, c’est que c’est son grand-frère, du coup c’est pas comme si il avait pas le droit de savoir, hein.

- Ta famille est cool et fonctionnelle ? LOL.

- C'est quoi tes passe-temps, dans la vie ? Foxx, il aime les trucs cools. Genre, faire la fête, les armes, les trucs comme dans les films. Il aime la bière, le pot, Grand Theft Auto V, il aime les combats, l’action, l’adrénaline et les gens. Mais tout ça, c’est du gros bluff. Foxx, il aime se prélasser au soleil, il aime courir, il aime s’étirer. Il aime lire des gros bouquins à la fenêtre en journée pluvieuse, boire du chocolat chaud en plein été, résoudre des casse-têtes compliqués, jouer à des point n click toute la journée en oubliant de manger, regarder des séries et pleurer à chaque épisode… Mais tout ça, personne le sait, parce que c’est pas cool du tout.

- Une journée normale, pour toi, ça ressemble à quoi ? Dormir, dormir, dormir, dormir, dormir, dormir, dormir, dormir, et aussi dormir, et peut-être dormir un peu plus, et puis dormir encore. Non, sans déconner, ce morveux ne fait QUE DORMIR (God I’d give anything to be sleeping right now --- Oh okay, I’ve slept I’m good). En même temps, dormir c’est comme un refuge. Ça empêche un tas de trucs d’arriver, et quand on est un gros pleurnichard comme Foxx, ça sauve la peau. Enfin, bon, tout du moins, ça sauve les apparences. Comme ça, il a pas à affronter le vrai méchant monde et il peut garder un peu de dignité et de coolness, à la place de chialer à chaque 5 minutes pour ci ou ça. Mais j’ai rien dit, hein, c’est supposé être un secret et mine de rien, il mord fort, ce gosse.

- Si tu pouvais passer dans le journal de 20h, qu'aurais-tu à dire ? Ben…. Rien.

- Si tu pouvais devenir mutant (si t'es humain) ou humain (si t'es mutant), tu le ferais ? Nope.
 


 

Une histoire. C’est un bien grand mot. Surtout si y’a rien à dire. Non parce que c’est pas que je veux pas (si quand même, j’ai la grosse flemme là), mais il y a des gens comme ça, ils ont juste pas d’histoire, et Foxx en fait partie. Bon, allez, rien que pour vous (et pour les cookies (t’as fini avec tes parenthèses oui ?)), voici l’histoire du petit renard qui s’appelait Foxx :

Foxx, comme vous pouvez le deviner, ne s’est pas toujours appelé comme ça. Il y a de cela 18 ans, ça sonnait plutôt comme « MAIS C’EST UNE HORREUR CE GOSSE, FAITES QUELQUE CHOSE, JETEZ LE DANS LA FOSSE À ORDURE, PARDIEU ! » et vu que c’était un peu trop long comme nom, il a préféré le changer par la suite. En fait, pour être plus précis, c’est Queenie qui l’a changé, parce que bon, quand tout ce qu’on sait faire avec sa bouche c’est mettre des trucs dedans et baver, ça donne des noms pas très prononçables (ex. : Bweeeeuuuagaga). Il devait avoir quoi… 1 minute ? Même pas. Il savait ni parler, ni marcher, ni même ramper, et déjà le monde lui en voulait d’emprunter un peu d’oxygène pour respirer, histoire de dire qu’il était un être vivant comme tous les autres malgré son apparence de fantasme animé japonais ( = furry). Ses parents, ou plutôt, ces êtres dépourvus de cœur mais trop peureux pour le foutre aux vidanges, s’en occupèrent pour qu’il survive jusqu’à l’âge de 3 ans, puis, quand il put enfin mettre un pied devant l’autre, ils l’amenèrent en promenade, marchèrent très très vite pour ne pas qu’il puisse les rattraper, et ne se retournèrent jamais.

Fort heureusement, cette journée-là, Queenie avait décidé d’aller se promener au parc avec les enfants. Ils étaient bruyants et difficile à contrôler quand ils étaient excités, et ils avaient donc prévu d’aller passer un moment à l’extérieur malgré leur apparence, et c’est ainsi qu’ils tombèrent sur ce gamin en train de chialer comme une madeleine avec de la morve plein le visage, debout en plein milieu du chemin avec une flaque de larmes à ses pieds. Tout de suite, Queenie savait qu’il allait faire partie de la famille, juste à voir ses grandes oreilles plus grosses que sa tête et cette queue touffue qui pendait tristement derrière ses petites fesses. Il n’y avait pas de doute, ce gosse venait d’être abandonné. Mais ils passèrent quand même la journée à chercher, lui promettant qu’ils allaient retrouver ses parents coûte que coûte, enfoirés d’humains ou pas. Mais vers la fin de la journée, le petit renard s’endormi contre Dalton, bien blottit contre lui et serré fermement dans ses bras, et à cet instant, il sut qu’il allait y rester et que finalement, ce n’était pas plus mal que ça.

La vie avec Queenie et les 3 autres bambins n’était pas parfaite, mais elle était en tout cas bien mieux que ce qu’il aurait pu vivre avec ses vrais parents. Il fut élevé pour se cacher, rester dans l’ombre plutôt que se montrer au grand jour, et malgré tous les efforts de sa maman adoptive, il y avait toujours quelque chose qui faisait pleurer ce pleurnichard. TOUJOURS. Mais c’est pas comme s’il faisait exprès. D’ailleurs, son plus grand rolemodel était Dalton. Lui, il était cool. Il était grand, il était fort (oui bon, toujours plus fort qu’un bambin de 6 ans quoi), et il n’avait peur de rien. À y repenser, le pattern s’était déjà formé. Quand il ne le suivait pas constamment en s’accrochant bien fort à sa manche, il était en train de l’espionner de loin, et très vite son grand frère devint sa plus grande obsession. Mais sa nature première (biggest crybaby you’ll ever meet) l’empêchait de rapprocher les quelques centaines de mètres qui les séparaient, et le jour où Dalton quitta la maison, Foxx pleura autant que la fois où il avait été abandonné par ses parents, 7 ans auparavant.

Néanmoins, cette fatale journée, il lui fit la promesse qu’il le rejoindrait quand il serait prêt et qu’il deviendrait un homme grand et fort et aussi cool que lui.

Aura-t-il réussi à tenir cette promesse ? LA SUITE AU PROCHAIN ÉPISODE.
 

 



○ Prénom et Nom : Evans Axelsen
○ Age : 22
○ Lieu de vie : Là où le vent l'emporte.
○ Occupation : Fumeur de cigarette et bidouilleur de bazooka.
 


 

 

  - Grand ou petit ? Ou entre les deux ? 1m72, à vous de juger.
 
  - T’as des signes particuliers ?  Beaucoup de tatouages parsemés de piercings ça et là sur une peau laiteuse, quelques cicatrices ornant le tout, et ce qui ressemble à une demi-lune naturellement imprégnée dans sa peau, se reposant sur sa hanche.
 
  - Décris-nous un peu ton style vestimentaire :  Ce qui lui tombe sous la main. Ça n'a jamais vraiment eu d'importance, encore moins maintenant. Des trucs qui tiendront le coup, souvent abîmés de prime abord ; un jeans, des bottes d'armées, un hoodie, une grosse écharpe et un beenie, histoire de se garder au chaud.
 
  - Y a-t-il un objet que tu portes toujours sur toi ?  Son bazooka, bien évidemment.
 
   
 

- Tu parles norvégien, c'bon ? Et anglais ? Il parle, mais avec un accent russe, puisqu'il a été élevé là-bas. Pour l'anglais, c'est plus ardu mais il peut se débrouiller. Pas qu'il parle beaucoup de toute manière.

- Si tu te faisais mordre, tu le dirais aux autres ? Sans doute.

- Tu as 9 zombies face à toi et tu es tout seul. A droite, un ravin, à gauche, une vieille grange en ruine. Tu as une batte de baseball. Tu fais quoi ? Direction ravin, puis on pousse les zombies en bas.

- Tu dois choisir : tu sauves la mamie, l'enfant ou l'humain super sexy qui te fait de l'œil ? Celui qui peut être sauvé. Fort probablement l'enfant.

- Une journée normale, pour toi, ça ressemble à quoi ? Levé en même temps que le soleil, il vérifie qu'il a encore des clopes, puis se réchauffe un peu de soupe avant de repartir. Il ne sait pas vraiment où il va ; ça importe peu. Il survit, marche vers où ses pieds le guide, fume quelques cigarettes, cherche un abri pour la nuit. Rien de palpitant. Ça n'importe peu.

- C'est la fin du monde ou tu crois qu'un jour, tout redeviendra comme avant les zombies ? Il s'en fout complètement, ça ne changerait pas grand chose.
 


 

 Les cellules sont petites. Trop petites pour trop de personnes. Crades. Humides. Collantes. Trop chaudes durant l’été, trop froides durant l’hiver. On y vit comme des bâtards, des hommes que même le diable a reniés et que l’espoir a depuis bien longtemps désertés. Mais on fait avec, parce qu’entre la cellule de détention et celles-là, le choix n’est pas hypothétique. Il est indubitable. La prison, c’est jamais très charmant, de toute façon. Peu importe qui tu es, et ce pour quoi tu y es.  Kazimir était un de ceux qui y avait tout vu et tout entendu. Un vieux Black respecté de tout ceux qui avaient encore quelques poussières de morale quelque part en eux, qui méprisait les Goats et qui s’était reprit quelques années pour le meurtre d’un de « ces enculés de cafeteurs », comme il aimait répéter. Son passe-temps était de raconter ce que ses yeux avaient pu découvrir durant son incarcération qui devait dater de l’époque de vos grands-parents. Evans, lui, était juste au mauvais endroit, au mauvais moment. Un léger tour du destin, un mauvais enchaînement de décisions, le mauvais karma de sa vie antérieure, une erreur peut-être ; « si une chose peut mal tourner, elle va infailliblement mal tourner ».  Ça peut arriver à tout le monde. Ça arrive à n’importe qui. N’importe quand.  Il ne s’en est jamais plaint. Evans c’est pas le genre de type qui se plaint. Il aime bien accepter, c’est sa grande passion. Il a toujours été un grand amateur de la soumission ; on ne se refait pas.  Parce qu’en fait, qu’est-ce qu’on s’en fout.  Ici ou ailleurs, ça ne change pas grand-chose.

Un toit rouillé au dessus de la tête ; des murs en béton craquelé parcourus de tuyauteries en mauvais état qui laissent échapper une substance suspecte d’une couleur suspecte ; de la bouffe infâme à peine comestible que même un chien affamé ne toucherait pas ; des soi-disant potes au passé douteux qui n’attendent que le bon moment pour te poignarder par-derrière et te dépouiller de tout ce qu’il te reste, y compris ta fierté ; des petits accrochages avec ses supérieurs qui dérapent rapidement et qui finissent par des punitions plutôt mémorables et jamais agréables, qu’on finit par regretter la seconde d’après ; un régime totalitaire, despotique, limite fascisme qui régit tout jusqu’aux heures où tu dois aller chier, même si, pour être franc, il n’y jamais grand-chose à faire sortir. Les différences sont trop relatives. Au bout du compte, c’est similaire. Tant qu’on se tient tranquille, tout va pour le mieux dans le mauvais. Rien n’est vraiment mauvais, à condition de ne pas savoir ce qu’est le bon.  Quand on n’avait pas grand-chose pour commencer, alors on ne perd rien d’important. Un peu de liberté, peut-être quelques douches en sécurité où laisser tomber le savon n’était pas la plus fatidique des erreurs, la brève compagnie de charmantes jeunes filles, le plaisir de dormir sur ses deux oreilles, et un certain nombre de repas sains pour changer des nouilles précuites une fois par deux mois quand les économies et le temps  le permettaient. Sinon, rien.

Evans avait grandi avec un père monoparental. Un homme imposant, strict, maladroitement rude, aux méthodes d’éducations drastiques ; un homme de bien tout de même, qui ne cherchait qu’à apprendre à son fils – peut-être un peu trop tôt et d’une manière grossière –, que la vie, ce n’était pas aussi simple que d’aspirer à devenir astronaute et se barrer loin de cette planète de merde pour aller prendre son pied dans l’espace. L’homme, à la base, n’avait pas une vie particulièrement époustouflante. Un passé assez mouvementé dont les souvenirs avaient été laissés en Norvège quand il avait, par souci de travail et d’argent, déménagé en Russie avec le petit Evans de 3 ans. Il y avait laissé, en même temps que sa vie passée, sa seconde femme et son deuxième fils, avec qui la séparation n’avait pas été des plus faciles. Un homme qui avait lui-même grandit dans un environnement obscur et véreux, et qui avait toujours dû se battre pour ce qu’il possédait, ou avait déjà possédé. À ce moment, plus grand-chose, sauf un enfant dont il ne savait pas comment s’occuper, quelques restes d’épargnes dans le fond de son compte de banque et le besoin de repartir une vie autre que celle qu’il avait eu jusqu’à présent ; il avait lu dans un livre, quelques temps avant son départ, un paragraphe qui l’avait fait réfléchir : « […] Et s’il avait appris une chose ces derniers jours, c’était que le passé devait être laissé derrière. Il ne pouvait jamais être revécu et ceux qui continuaient à livrer de vieilles batailles ne connaissaient jamais le frisson du succès ni la guérison des blessures, ni la satisfaction du simple contentement ». *

Il venait d’un milieu austère, agissait comme un caporal, grognait plus que parlait, et si au début, l’idée avait été d’apprendre à son gosse à quel point la vie était dure et impitoyable, le résultat n’avait pas été exactement ce à quoi il avait prétendu. Il voulait qu’il soit déjà grand alors qu’il savait à peine parler ; qu’il subvienne à ses besoin par lui-même, qu’il soit indépendant, fiable, coriace, résistant, affranchi. Et par envie de tout cela bien avant le temps, il avait institué des règles rigoureuses dans le but d’en faire cet enfant dont il pourrait se débarrasser en étant fier. Et qui pourrait, surtout, lorsqu’il serait en âge, le laisser vaquer aux occupations solitaires d’un homme qui ne voulait pas mourir dans le regret d’une existence corrompue et passée trop vite. Mais malgré ses espoirs et les attentes envers ce fils qu’il aimait sans aimer, les choses avaient prit une autre tournure. À quel moment, pourquoi, comment, il ne savait pas. Ce qu’il avait commit comme faute lui était inconnu. Ce qu’il avait créé n’avait alors rien du schéma qu’il avait au premier abord esquissé. Evans n’était pas ce garçon dont il avait rêvé. Il obéissait, certes, à la perfection. Jamais dans sa vie l’homme n’avait vu une telle docilité. Un jeune adolescent au bon cœur, complaisant, facile à vivre. Mais c’était tout. Il l’avait vu un jour, en venant le chercher à l’école, en train de se faire intimider légèrement par un groupe de jeunes. Il avait observé. Par curiosité, pour voir s’il pouvait être digne de cet être absurdement passif.

Evans avait supporté. Calmement. Sous les yeux ébahis de son père, il avait accepté cette naïve humiliation, le sourire aux lèvres. Un sourire creux, avait noté l’homme. Il avait, pendant l’heure du repas, demandé si cela était récurrent, brisant alors dans la pièce faiblement éclairée ce même perpétuel silence froid qui suivait leur destin entremêlé comme un spectateur fidèle. Il lui avait répondu oui, sans aucune once de tristesse ou d’amertume, au plus grand étonnement de l’homme. Le petit avait par la suite fini son assiette avec l’appétit de ceux qui apprécient les petites choses de la vie sans en demander plus, sans en vouloir plus, et sans penser qu’il peut y avoir plus, s’était levé, avait débarrassé et était remonté dans sa chambre en fermant la porte au nez de cet homme farouche.

[…]

Evans écoutait. Il écoute toujours, d’ailleurs. C’est une bonne personne, Evans. Pas le type qui cherche des ennuis. Pas le type qui cherche quelque chose. Il n’a jamais vraiment eu ce qu’il voulait dans la vie. Il n’a jamais vraiment voulu quelque chose. La tôle, c’est bien pour ça. On n’a pas besoin d’avoir de motifs pour survivre ; ce genre de buts que les gens se donnent souvent, pour avoir le courage d’avancer, et qui, bien souvent, laisse plutôt à désirer. On est là. On fait ce qu’on peut. Ça l’arrange. Obéir, c’est ce qu’il fait le mieux, tant qu’on ne le laisse pas choisir, ou décider. Il en est incapable. Il avait déjà essayé. Au nom d’une relation qui n’avait jamais vraiment été importante, mais qui aurait peut-être pu l’être, s’il avait été quelqu’un d’autre. Elle s’appelait Alisa. Elle était jolie, intelligente, pas trop chiante, ne partageait pas cette délicate attention de dame nature qui se nomme syndrome prémenstruel avec les autres jeunes femmes ; une fille à marier. Ils étaient ensemble depuis un certain moment. Ils s’étaient rencontrés à une soirée, imbibés d’alcool jusqu’au bout des orteils, mais s’étaient trouvés attirants même le lendemain matin. Alisa était une fille ouverte d’esprit et pas trop capricieuse. Une belle blonde aux traits typiquement soviétiques qui avait un rire coquin, un étalage de connaissances aussi grand qu’une bibliothèque nationale et elle aimait autant boire toute la nuit qu’étudier jusqu’aux petites heures du matin.

Elle n’avait jamais vraiment cru à l’amour, et préférait les relations à court terme plutôt que de s’engager dans un attachement émotionnel qui n’aurait mené, d’après elle, à rien. Mais elle avait quand même essayé. Evans non plus n’était pas trop du genre à s’enticher pour de bon. Il appréciait les petites attentions, mais pas trop. C’était venu tout seul. Aucun des deux n’avaient jamais eu l’occasion de trouver un reproche assez gros pour pouvoir mettre fin à leur relation, et l’option de simplement se séparer parce que ça ne menait nulle part était trop pénible pour qu’elle ne traverse leur esprit. Encore une fois, ce n’était qu’une question d’habitude. Alisa avait toujours fréquenté des hommes assez possessifs, jaloux, contrôlant et même parfois violents ; ce qui l’avait séduite chez lui était cette douceur et cette bonté de cœur, cette espèce de simplicité qui faisait d’Evans un garçon plaisant et facile à vivre. Rapidement, cependant, elle avait compris que rien n’est jamais totalement parfait ; « Si tout semble fonctionner correctement, alors vous avez manifestement oublié quelque chose ». Elle avait commencé à se questionner sur la vraie nature de l’homme dont elle semblait vraisemblablement être amoureuse, le genre d’amour platonique, un mélange d’appréciation et d’affection, loin des rêves poétiques de la petite fille qu’elle avait déjà été. Pour cette première fois où elle le découvrait après en avoir nié l’existence pendant tant d’années, les doutes s’étaient instaurés beaucoup trop rapidement à son goût. Plus qu’un amour platonique, il était à sens unique.

Pourtant, de l’extérieur, tout semblait aussi parfait que la petite fille en elle l’aurait espéré. Le garçon avec qui elle sortait était de ces garçons qu’on ne remplace pas facilement. Pour le peu qu’elle avait entendu de son passé, il avait étudié en mécanique durant un an après que son père ait décidé qu’il était assez grand pour vivre sa vie seul, à l’âge de 17 ans. Il avait travaillé en même temps mais avait finalement abandonné l’université par manque de temps, afin de continuer son apprentissage par lui-même. Son appartement était l’image même de son hobby, rempli de gadgets de toutes sortes et d’inventions mi-terminées qui le resteraient à tout jamais. Elle avait cependant tergiversé un moment de son habileté à prendre soin de lui-même en voyant l’état du bordel, mais avait chassé toutes questions une fois qu’ils avaient prit un logement ensemble ; l’homme qui fait la cuisine et le ménage est rare, et elle possédait une vraie perle. Du moins, c’est ce qu’elle avait cru. Evans faisait tout ce qu’elle lui disait de faire. Elle avait le sentiment qu’il ne le faisait que parce qu’il s’en foutait. Un robot. Il disait tout ce qu’elle voulait entendre, lui obéissait au doigt et à l’œil, mais jamais rien de plus. Son sourire était creux, avait noté Alisa. Ce n’était pas quelqu’un de mauvais. Définitivement pas mauvais, ça, elle aurait mit bien plus que sa main à couper. Il ne le faisait pas intentionnellement, mais c’était écrit partout sur son visage, dans ses gestes, dans ses paroles : Il n’avait pas le moindre intérêt en qui que ce soit, ou en quoi que ce soit.

Evans, c’était surtout un mètre soixante-douze de pacifique et paisible je-m’en-foutisme. C’était des cheveux mi-longs d’un beige délavé, comme son t-shirt préféré qu’elle avait trop souvent porté. C’était des orifices artificiels dispersés un peu partout sur un corps svelte et élancé dont ses prunelles en avaient souvent parcouru l’étendue. C’était une flaque d’encre douteuse aux couleurs aussi fade que l’étaient ses désirs, éparpillée sur sa peau ni blanche ni basanée, de manière à ce que cela forme des lignes et des courbes zigzaguant doucement aux rythme des quelques veines apparentes, d’une signification qu’il n’avait jamais justifiée. Evans, c’était l’ordinaire, le banal, le distant, le blasé. Evans c’était deux yeux bleus-verts sans grande ambition qui regardaient le monde d’un air ailleurs, qui se posaient quelques instants sur les gens avant de continuer leur chemin. Pas d’arrogance, pas de mépris, pas de hargne, ni de fierté ; un profond détachement, une soumission, une constante intellectualisation. Evans c’était une personne que l’on connaissait immédiatement du premier regard, et que l’on ne connaitrait jamais vraiment. C’était un sourire éloigné, abordable mais inaccessible. C’était le reflet dans le miroir, que l’on peut voir à la perfection sans jamais pouvoir réellement le rencontrer, celui de la lune dans le lac, qui se brouille au toucher. C’était le gaucher, le passif, l’homme ennuyant au beau visage flegmatique ; « Je suis là, vous êtes là, la vie continue ».

On dit souvent que les gens changent selon les situations auxquelles ils sont exposés. Qu’ils apprennent de leurs erreurs, qu’ils sacrifient souvent leur orgueil ou leur prétention afin de pouvoir mieux se donner, ou se faire pardonner. C’était effectivement le cas pour plusieurs des hommes en prison. L’un d’eux tout particulièrement. Son prénom était Matveï ; assez ironiquement, tiré de l’hébreu, il signifiait « don de Dieu ». C’était un jeune adulte, ou un vieux jeune. Le genre de mec  dont l’âge reste inconnu et totalement impossible à trouver à moins qu’il ne le révèle lui-même, ce qui n’avait jamais été le cas. Matveï n’en disait jamais beaucoup sur lui. C’était un homme aussi silencieux qu’une tombe, néanmoins, les rides sur son visage en disait beaucoup plus que le peu de mots qui pouvaient parfois s’échapper d’entre ses lèvres sèches. Comme beaucoup, il avait grandit dans un environnement qui l’avait sans doute amené jusque là ; on blâme ce qu’on peut, jusqu’à ce qu’on comprenne qu’en fait, que l’on trouve un fautif ou non, ça ne change plus rien. Il avait commis nombre de crimes impardonnables, mais n’avait jamais arrêté de chercher l’absolution et la miséricorde de celui qu’il avait offensé. Il avait voulu se repentir jusqu’à la moelle de ses os brisés par le temps et le sang ; et il était un des rares à s’être fait emmuré de son plein gré, acceptant sa peine comme on accepte un cadeau empoisonné, s’enfonçant dans sa douleur en essayant de la chasser.  

Il avait pourtant sous ses yeux un homme qui n’avait jamais essayé de changer. Ce jeune homme gaucher, passif, ennuyant, au beau visage flegmatique, au tatouage de bouddha lui recouvrant le dos et maints autres.  C’était un spirituel, un vertueux, sans être philanthrope ou héroïque ; n’avait laissé quelques marques de fatigue se graver sur sa peau, ni n’avait ouvert son cœur à quelque amnistie qui soit. Il n’avait, par ailleurs, jamais été fermé. Comme un arbre dont les branches se plient sous les caprices d’une tempête, il laissait passer ce qui pervertissait les hommes avec une flexibilité étonnante, les laissant souffler entre les crevasses de son écorce aussi dure que fragile. Matveï avait d’abord été étouffé de jalousie et de haine envers cette personne qui, devant son nez ni se cambrait, ni se tenait, ni ne s’apitoyait, ni ne combattait. Lui qui avait passé sa vie à affronter, résister, lutter, lui qui avait passé sa vie à se braver lui-même et qui n’avait réussi qu’à accomplir le pire du bien, quand il voyait cette cigarette se consumer presque tendrement au coin de ces lèvres, alors il ressentait à nouveau ce besoin violent de tout anéantir. Mais le vrai anéantissement survint quelques temps plus tard. Et malheureusement, s’il avait vu le jour de la main de Matveï, tout aurait été pour le mieux dans le meilleur des mondes, ce qui avait été loin d’être le cas. Il n’y eu plus de meilleur des mondes. Plus de rêve. Plus de famine en Afrique. Plus de récession. Plus de tous ces petits problèmes qui font de notre petite vie une petite vie comme celles de tous les autres, avec laquelle on essaie de s’accommoder tant bien que mal.

Il n’y eu plus rien du tout.

Peut-être, si les hommes n’avaient pas été des hommes, tout cela ne se serait jamais produit. Peut-être qu’avec un peu de bonne volonté et d’efforts, des êtres comme Kazimir, Alisa ou Matveï auraient pu changer le cours de chose, ou tout du moins le cours de leur propre vie. Ou peut-être, rien de tout cela n’aurait pu être évité. Qu’importait, maintenant. Le sort de l’humanité et de leur destin était scellé. Et la prison, qui avait été jusqu’ici l’un des pires endroits pour l’homme, n’en devint que pis. Les gardes désertèrent rapidement, et ceux qui avaient frôlé l’espoir qu’ils seraient en sécurité à l’intérieur de leurs murs en béton armé réalisèrent rapidement qu’ils mourraient de faim et de soif, si ce n’était pas du fléau qui commençait déjà à ronger leur abri. C’est ainsi que Kazimir pu enfin s’échapper après ces longues et interminables années d’emprisonnement, juste pour comprendre qu’à présent, la terre était devenue son pénitencier, et celui de tous ceux qui l’habitait. Néanmoins, la peur qui figeait les plus jeunes et inexpérimentés ne l’atteignait pas. Il en avait trop vu pour s’arrêter. La quête de la liberté fut remplacée par la quête de la vie, et de cette manière, il entraîna avec lui Matveï, pour qui la rage envers Evans s’était amenuisée lorsqu’il lui avait fait comprendre que l’aumône du pardon qu’il recherchait tant se trouvait à l’extérieur, là où la moindre vie humaine avait de l’importance. Pour un pécheur comme l’homme aux milles rides, ces paroles furent le début de sa réelle rédemption. Il voulu aller en Norvège. Il voulu se recueillir auprès d’une des personnes dont il avait arraché la vie à main nue. Et il voulu que le garçon vienne avec lui.

Kazimir rendit l’âme le troisième jour. Trop confiant en ses capacités, pas assez conscient de son corps devenu trop vieux pour ce genre d’efforts.

Matveï continua son chemin. Devant la tombe de sa toute première victime, il s’ôta lui-même la vie d’une balle dans le crâne par lâcheté.
Et Evans se retrouva à nouveau seul, dans ce pays où il avait à peine vécu autrefois, à errer sans but ; Souviens-toi que tu es mortel ; souviens-toi que tu mourras.

Вода камень точит. (Goutte à goutte, l'eau creuse la pierre.)

*Un profond sentiment d’injustice, de Berveley D.Boissery, traduction Michel de Lorimier, Lux éditeur, 2011.


 

 


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Dernière édition par Zebeast le Sam 25 Juin 2016 - 17:41, édité 31 fois

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MessageSujet: Re: Error 404 not found.    Mer 27 Mai 2015 - 20:34
Zebeast a dit :
Non du tout, j'ai pas testé. >_____>

MAIS VAZY POURQUOI TU VEUX LE FAIRE PLEURER ÈÉ


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Petite Langoustine au Caramel
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MessageSujet: Re: Error 404 not found.    Jeu 28 Mai 2015 - 11:55
Alyaa a dit :
Han, mais j'adore ce ptit-là 8D
Il est trop cool, il est trop fun et t'as envie de lui faire des câlins (ouais j'avoue).

Bienvenue dans X-Men, mon cher petit Cool Ça fait plaisir.


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Sauve le poussin : vote !



Super Nanite
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MessageSujet: Re: Error 404 not found.    Jeu 28 Mai 2015 - 15:59
Zebeast a dit :
Haaaan merci mamie \o/


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La soudoyée ¤ Assassin privée de Kami-sama
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MessageSujet: Re: Error 404 not found.    Jeu 28 Mai 2015 - 23:06
Siparti a dit :
Soooo cheerful 8D

Ouais donc, je peux (re)valider Evans ! Rien n'a changé pour lui vu qu'il était nomade o/ C'est tout bon, ma nouille Cool Par contre, j'ai envie de sauter d'une falaise après l'avoir lu, dis-donc /sort


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Nanite Gourmande
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MessageSujet: Re: Error 404 not found.    Dim 26 Juil 2015 - 14:34
Slingshot a dit :
J'ai passé 5 minutes à essayer d'ouvrir cette page, parce que je cliquais depuis un url de type -->cliquez ici...

Or je ne regardais que le nom de l'onglet ''Error 404 not found'' -_-


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Sunny
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MessageSujet: Re: Error 404 not found.    Lun 27 Juil 2015 - 10:05
Sunshine ☆ a dit :
Ahahah c'est pas mal ça xD Méchant Zeb, tromper ainsi de pauvres âmes innocentes !


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