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Ca y est, j'ai craqué...
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Nanite Gourmande
Mey
Féminin
Age : 21
Nombre de messages : 567
Date d'inscription : 14/04/2019
Crédit avatar : Daria Rashev sur ArtStation

Vos Personnages
Personnages:
PersonnagesPerso 1Perso 2Perso 3Perso 4Perso 5Perso 6Perso 7Perso 8Perso 9
Prénom & âgeYeva, 25Larae, 423Katja, 26Raïssa, 15
Nano. MondeChimèresAdPX-MenChimères
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MessageSujet: Ca y est, j'ai craqué...   Ca y est, j'ai craqué... EmptyDim 14 Avr 2019 - 21:46
Mey a dit :

  Prénom : Secret défense /SBAFF/ Vous m’avez peut-être déjà croisé sous le nom de Meylan
  Age : La majorité internationale
  Activités : Etudiante et rôliste
  Centres d'intérêts : Jdr, lecture, musique, langues (réelles ou inventées)…
  Où j'ai trouvé le forum : Via la magie des interforums
  Un petit mot pour Nano. ? : J'ai bravement résisté à l'appel des univers de ce forum pendant plusieurs mois (depuis que j'ai fait un mini-rp avec Patya qui m'a donné envie de creuser l'univers, pour être précise). Mais vous avez eu la bonne idée d'écrire des trucs trop biens pendant cet interforum et ça m'a juste donné encore plus envie de venir jeter un coup d'oeil chez vous. Je suis faible, je sais. Du coup, ben... j'ai hâte de découvrir le rp (en 4 lignes, gloups!) dans les nanomondes et, bien entendu, la communauté (inrp et hrp) qui va avec. :)
  Activité à Prévoir : Ca dépend fortement des périodes et de mon boulot pour l'unif. Je me connecterai a priori tous les jours (sauf contre-ordre pour cause de cas exceptionnel irl), mais mon rythme rp variera en fonction des périodes.
 


 

○ Prénom et Nom : Yeva Yakoleva Bogomolova
○ Age : 25 ans
○ Race : Humain
○ Forme animale :  Aucune, vade retro satanas!
○ Métier : Euh… femme au foyer? /SBAFF/
 


 

 

  - Grand ou petit ? Ou entre les deux ?  Moyenne, pour tout dire: assez grande pour regarder la plupart des gens dans les yeux, pas assez pour voir par-dessus les têtes. Plutôt frêle, par contre, ce qui a tendance à donner l’impression que je suis plus petite que je ne le suis réellement.
 
  - T’as des signes particuliers ?  L’un ou l’autre point de beauté ici et là, soit dans des endroits couverts par mes vêtements, soit savamment dissimulés à coups de poudre.
 
  - Décris-nous un peu ton style vestimentaire :  Tenue et coiffure doivent en tous temps réussir le tour de force d’observer la mode en vigueur sans pour autant pouvoir me faire accuser de pêcher par orgueil. C’est pourquoi je porte des tissus raffinés, mais la coupe de mes robes, bien qu’élégante ne saurait jamais être qualifiée d’extravagante. Les couleurs, elles aussi, sont généralement sobres.

Mes cheveux sont toujours relevés à l’aide d’une multitude de pinces (ça me tire le cuir chevelu, mais il paraît qu’il faut souffrir pour être belle). D’un blond presque platine au naturel, ils sont blanchis encore par la poudre que j’utilise. Cette poudre me donne d’ailleurs une odeur un peu florale, elle aussi discrète.

Maquillage et bijoux aussi respectent la règle de la sobriété. Le seul maquillage que j’utilise sert à masquer des défauts tels que quelques points de beauté rebelles et les cernes qui, malheureusement, n’ont pas quitté mon visage depuis des années. À part mon alliance, la quasi-totalité de mes bijoux est en argent. Il ne faut donc pas compter sur eux pour ajouter de la couleur à ma personne. Délicats et fragiles, ils se briseraient facilement entre les mains de quelqu’un de moins soigneux que moi.
 
  - Y a-t-il un objet que tu portes toujours sur toi ?  Pas question pour moi de sortir sans mon alliance et ma bague de fiançailles, question de respect des convenances. Je possède également une chaine ornée d'une croix en argent incrustée de petits diamants, que j’ai héritée de ma mère. Sauf cas exceptionnel, c’est ce bijou-là qui pendra à mon cou. Enfin, pour peu que j’aie une poche ou pochette, j’emporterai avec moi un chapelet en bois reçu de ma nourrice pendant mon enfance.
 
   
 

- Tu pries tous les soirs ? Bien sûr, quelle question! J’ai été éduquée dans le respect de la foi le plus strict et il n’est pas question de Lui tourner le dos. Et puis… il faut avouer que je n’ai pas la conscience tranquille, et il faut bien que je confesse mon secret à quelqu’un.

- T’aimes les animaux ? 8D J’aime énormément les chevaux. J’ai appris à monter à cheval alors que je n’étais encore qu’une enfant, et aujourd’hui encore rien ou presque ne me procure plus de plaisir. J’aime aussi beaucoup les chiens, en particulier les grand chiens qui étaient les fidèles gardiens de mes terres natales (j’ai plus de mal avec les petits chiens de salon, qui ont tendance à avoir un sale caractère). J’ai une peur bleue des bêtes sauvages, par contre. Je pouvais parfois entendre des loups et des renards rôder autour du château avant de déménager à Moscou, et cela m’empêchait de dormir pendant des nuits entières.

- Ton pire souvenir, c’est… ? Entrer dans la chambre d’Isaak et découvrir un duvet de plumes en lieu et place des cheveux de mon fils. C’est ce jour-là que j’ai compris qu’il était maudit… et que si quiconque l’apprenait, une mort certaine l’attendait.

- A quoi ressemble ton chez toi ? Une maison plutôt récente et imposante dans les beaux quartiers de Moscou. Elle n’a pas le charme multiséculaire du château de mon enfance, mais elle possède par contre tout le confort moderne dont on peut rêver (et les murs, portes et fenêtres ne laissent pas passer de courants d’air).

- Une journée normale, pour toi, ça ressemble à quoi ? Ca dépendra fort d’une journée à l’autre. Quand Pavel est invité à un événement mondain, je l’accompagne, bien sûr. À part ça, en dehors de la messe chaque dimanche, j’ai assez peu d’obligations, ce qui me laisse libre de remplir mes journées. J’en passe une bonne partie avec Isaak, officiellement parce qu’il est temps de commencer son éducation et je refuse de la laisser à un précepteur. En fait, une bonne partie de ces « leçons » consiste à essayer de comprendre ce qui cause les manifestations intempestives de sa malédiction et comment il peut la combattre. Ce n’est qu’une fois qu’il contrôlera parfaitement son apparence que j’oserai le laisser sortir dans le monde. Bien sûr, pas question de vivre en ermite (cela susciterait bien trop de questions et donnerait naissance à des rumeurs fantasques), donc je sors relativement régulièrement, j’accepte et rends des invitations… Bref: je fais semblant d’avoir un fantôme de vie sociale. Mais je ne m’absente jamais longtemps de chez moi, au cas où Isaak se transformerait sans crier gare.

- Ok, si tu pouvais devenir Tsar demain, qu’est-ce que tu ferais ? En voilà une question ridicule! Comment diable est-ce que je deviendrais Tsar (ou plutôt: Tsarine)?
 


 

 Pour beaucoup de monde, la révolution industrielle marqua le début d’une ère de progrès et, pour certains, elle provoqua une ascension sociale fulgurante. D’autres n’eurent pas le bon sens de reconnaître ces changements et en payèrent le prix. À la naissance Yeva Yakoleva Volynskya, cela faisait déjà des décennies que la famille de son père n’était plus que l’ombre de ce qu’elle avait été jadis. Le château familial tombait en ruine, les terres étaient désertes ou peu s’en faut et les dettes de deux générations pesaient sur l’actuel tenant du titre.

Bien qu’elle fut née dans une famille désargentée, on ne peut pas dire que Yeva connût un jour la misère. Certes, le château était mal chauffé et rempli de courants d’air, elle portait des vêtements datant d’une ou deux générations et la nourriture n’était pas toujours abondante ou de toute première fraîcheur. Mais elle avait un toit au-dessus de sa tête, des vêtements sur le dos et trois repas par jour, en plus de deux parents aimants et d’une nourrice non moins affectueuse. Son père avait même réussi par un miracle non-identifié à garder certains des chevaux qui avaient fait la fierté de sa famille. Une bonne partie d’entre eux avait été vendue pour éponger une partie des dettes, mais il restait toujours un étalon et quelques juments pour continuer la lignée.

Fille première- et dernière-née de ses parents, la jeune Volynskya eut une enfance et une adolescence isolées mais heureuses. Ses parents veillèrent à lui donner une éducation aussi complète que possible, culturellement et scientifiquement. La religion aussi occupa une place importante dans sa vie, évidemment, place qu’elle n’aurait jamais même envisagé de remettre en cause. Et les chevaux, ah, les chevaux! Dès que la fillette fut capable de tenir sur ses deux pieds, son père l’emmena s’occuper de ses fières montures, lui transmettant dès son plus jeune âge son amour pour ses animaux. Elle ne tarda pas à apprendre à monter et devint une excellente cavalière, et ce malgré la difficulté supplémentaire d’avoir à monter en amazone.

Alors que Yeva devenait petit à petit une jeune fille, puis une jeune femme, son père commença à s’absenter pour de longues périodes. Décidé à rendre à sa famille un peu de sa splendeur d’antan, il passait de plus en plus de temps à Moscou, où il tenta de reprendre le fil de la révolution industrielle là où ses ancêtres l’avaient perdu. Il s’associa avec un jeune industriel ambitieux, joua le tout pour le tout en investissant dans le développement d’une nouvelle ligne de chemin de fer et… gagna. Lui et son associé rentrèrent largement dans leurs frais, ce qui leur permit d’étendre leur activité et de poser les bases d’un franc succès.

Seulement voilà: une partie de l’accord entre les deux hommes n’était autre que… un mariage. Plus précisément, celui de Yeva et du jeune associé de son père. C’est ainsi qu’un dimanche enneigé, Yeva Yakoleva Volynskya épousa Pavel Davidovich Bogomolov, et déménagea à Moscou dans la foulée. Elle y gagnait une meilleure sécurité financière, lui y gagnait de sceller une alliance avec une famille respectable et respectée (enfin, respectée par qui ne l’avait pas oubliée).

Il fallut quelques mois à la jeune mariée d’à peine dix-huit ans pour se faire à sa nouvelle vie. Dans la cohue de Moscou, elle était facilement identifiable comme une provinciale. Il suffisait de voir son ébahissement face aux choses les plus élémentaires, telles que l’éclairage public au gaz ou encore l’agitation aux abord des gares de la ville. Cependant, elle était peut-être ignorante de certains aspects de la vie dans une grande ville, mais elle n’était pas stupide. Elle apprit vite et s’adapta à son nouvel environnement, tout comme elle s’adapta à son nouveau statut matrimonial. Pas de coup de foudre de ce côté-là, mais tout de même des débuts d’affection. Cela aidait qu’ils partagent des passions communes et que la différence d’âge (un peu moins de dix ans) ne soit pas insurmontable.

Onze mois après leur mariage, le couple devint famille: Isaak Pavlovich Bogomolov était né. Cette nouvelle réjouit leurs familles respectives, même si le père de Yeva se désola que son petit-fils ne porte jamais son nom. Telle était la dure règle pour tous les parents de filles.

La vie suivit son cours, Isaak grandit petit à petit et tout était pour le mieux. Le moment rêvé pour un coup du sort. Ce coup du sort, Yeva le subit pendant un jeudi après-midi banal. Elle rentrait d’un tour en ville et passa dans la chambre de son fils pour jeter un coup d’oeil sur lui. Le garçon, d’à peine deux ans, dormait, comme il le faisait toujours à cette heure-là. Sa nourrice aussi s’était assoupie dans un coin de la pièce. Il faudrait lui en toucher un mot, mais pas tout de suite: cela pourrait réveiller Isaak. D’une main légère, Yeva lui caressa la tête… et se figea. Au lieu des fins cheveux d’enfant, elle toucha quelque chose de tout aussi doux, mais… duveteux. Impossible d’en avoir le coeur net dans la pénombre de la pièce, mais elle savait que quelque chose clochait. On ne trompe pas une mère, après tout.

Elle prit son fils dans ses bras et quitta la pièce avec précipitation, désireuse de le soustraire au regard de l’autre femme dans la chambre si celle-ci venait à se réveiller. Une fois dans sa chambre à elle, elle observa la tête de l’enfant à la lumière du jour. Pas de doute possible: à la place se sa tignasse blonde il y avait maintenant de douces plumes brun clair, rappelant le duvet d’un jeune oiseau. C’était un cauchemar et elle allait se réveiller, pas vrai? Son fils, l’incarnation même de l’innocence, ne pouvait pas être possédé par un démon? Il n’avait rien fait de mal et elle non plus! Elle avait toujours respecté les règles que sa foi lui imposait, elle n’avait pas manqué le moindre service religieux! Pourquoi une telle malédiction frappait-elle sa famille? Comment pouvait-elle la lever? Devait-elle avertir un prêtre? Non. Elle repoussa cette idée avant même que son esprit ait fini de la former. Elle n’était pas naïve: elle savait bien que l’exorcisme tuait la personne atteinte aussi sûrement qu’il tuait le démon qui l’habitait. Ca ne l’avait jamais dérangée: les victimes avaient toujours été des anonymes, des abstractions, même. Elle connaissait le phénomène, elle n’avait jamais pensé aux individus. Maintenant que c’était un être qui lui était cher qui était touché, un bon nombre de perspectives se retrouvaient bousculées, mises sens-dessus-dessous.

« Maman? »

Il s’était réveillé. Ses yeux encore ensommeillés l’interrogeaient du regard: il ne comprenait pas pourquoi il se réveillait dans ses bras et pas dans son lit. Yeva força un sourire et passa une nouvelle fois la main dans ce qui devait être les cheveux de son fils. Satanées plumes qui ne voulaient pas disparaître.

« Stasya s’est endormie alors qu’elle devait te surveiller. J’ai eu peur qu’il te soit arrivé quelque chose. »

Il avait toujours des points d’interrogation dans les yeux.

« Rien arrivé. »

Et, comme par magie, ses cheveux reprirent la place du duvet qui l’avait usurpée. Elle aurait presque pu croire à une hallucination, seulement elle savait qu’elle pouvait se fier à ses sens. Elle devait prendre toutes les précautions nécessaires pour éviter que quiconque d’autre qu’elle découvre ce qui habitait son fils. Elle ne savait pas quand ou comment le phénomène risquait de se reproduire, mais elle devait être prête d’ici-là.

Tout d’abord, elle devait s’assurer que personne en dehors d’elle ne soit témoin d’une transformation intempestive comme celle qu’elle venait d’observer. Elle se servit de son assoupissement comme prétexte pour renvoyer Stasya, puis refusa pour des raisons crées de toutes pièces toutes celles qui se présentèrent comme candidate pour la remplacer. Elle déclara ensuite à Pavel que, faute de nourrice, elle prendrait elle-même en main l’éducation d’Isaak. Heureusement, c’était un sujet pour lequel son mari lui faisait pleinement confiance, ce qui lui laissait la possibilité de manoeuvrer sans être gênée. Sans compter que lui-même avait été éduqué uniquement par ses deux parents et n’avait jamais vu la valeur ajoutée qu’avait une nourrice, de toute façon.

Pour le moment, le secret était sauf. Aucun étranger ne risquerait de le découvrir. Seulement… qu’en était-il des proches de l’enfant? Devait-elle les informer de ce qu’elle venait de découvrir? Impensable. Ses parents à elle ne verraient dans cette tare que l’oeuvre du Démon et avertiraient immédiatement un prêtre pour chasser la créature, coûte que coûte. Pavel n’avait jamais été aussi dévot qu’elle, mais elle craignait qu’il réagisse de la même manière, non par foi, mais par pragmatisme. Un secret pareil pouvait signifier leur perte à tous si on découvrait qu’ils n’avaient pas fait le nécessaire. Quant à ses beaux-parents… À vrai dire, elle ne connaissait pas assez bien pour estimer leur réaction, mais il était hors de question de prendre un tel risque. Elle ne pouvait se fier qu’à elle seule.

Prendre la décision de porter seule un secret aussi lourd était une chose, s’y tenir en était une autre. Cela signifiait qu’elle devait, jour après jour, mentir à sa famille, mentir à son mari. Un mensonge par omission, certes, mais un mensonge tout de même, et pas des moindres! La culpabilité la rongeait autant que l’inquiétude, lui volant et le sommeil et l’appétit. Elle pâlit, maigrit, si bien qu’on commença à se faire du soucis pour sa santé. Pour ne rien arranger, elle fit une fausse couche et perdit une quantité considérable de sang, ce qui l’affaiblit encore et la cloua au lit pendant plusieurs semaines. Elle aurait pu laisser tomber, mais ce n’était pas dans sa personnalité. Elle résisterait parce qu’elle le devrait, une résistance silencieuse qui ne serait un succès que si personne ne la remarquait. Petit à petit, elle récupéra des forces.

Après ce que son entourage prit l’habitude d’appeler « sa maladie », Yeva avait changé. Elle resta pâle, bien plus qu’elle l’avait jamais été. Son sommeil se fit léger, agité et court, avec pour résultat des cernes qu’elle se mit à cacher sous son maquillage. Son comportement aussi était différent. Certains la disaient assagie avec l’âge, d’autres la disaient éteinte. D’autres encore ne disaient rien, car après tout: qu’est-ce qu’une personne dans la foule moscovite? Pavel, lui, réagit avec soulagement en la voyant se remettre et attribua sa perte en dynamisme au deuil de l’enfant qu’ils venaient de perdre avant même qu’il naisse.

Cela fait maintenant près de cinq ans que ça dure. Sous l’oeil vigilant de sa mère, Isaak fait des progrès fulgurants dans toutes les matières… mais piétine pour ce qui est de ne pas laisser l’animal qui l’habite se montrer. Il commence à être capable de faire disparaître les plumes et autres bec et serres qui apparaissent sans crier gare, mais impossible de prévoir ses transformations ou de les empêcher d’arriver. Ce qui fait que Yeva en est toujours à jongler tant bien que mal entre sa vie sociale et ce problème dont elle ne sait absolument pas comment se dépêtrer.

NdlA: Ch’tite précision avant qu’on me dise de nerfer ce perso: contrairement à ce que certains bouts de cette fiche peuvent peut-être laisser penser, ni Pavel ni le père de Yeva ne sont des hauts pontes. Ils ont fait une jolie fortune en investissant dans les chemins de fer, mais ils ne sont ni les seuls à cueillir les fruits de l’industrialisation ni ceux qui se taillent la plus grosse part du gateau. Et le père de Yeva ne peut pas vraiment se servir de son nom non plus, sauf peut-être auprès de quelques rares fossiles coincés dans la nostalgie du siècle passé.
 

 



○ Prénom et Nom : Raïssa Vasilievna Azarova surnommée Raïetchka
○ Age : 15 ans
○ Race : Humain
○ Forme animale : Humain, ça compte ?
○ Métier : Encore aucun, future avocate renommée (si si)
 


 

 

  - Grand ou petit ? Ou entre les deux ? D’après ma famille, ni Tsillia ni moi n’avons jamais été très grandes pour notre âge. Par contre, ces derniers temps, je commence à rattraper mes aînés à toute vitesse. D’accord, j’ai de la marge avant de rattraper certains (Pétia ou Kolia, par exemple), mais je commence à ne presque plus devoir lever la tête pour regarder Katiouchka dans les yeux, enfin !
 
  - T’as des signes particuliers ? Euh… avoir une jumelle identique, ça limite un peu les possibilités niveau signes « particuliers », non ? Mais bon, si ça compte quand même : une tache de naissance sur l’épaule droite et une fossette dans la joue gauche.
 
  - Décris-nous un peu ton style vestimentaire : Ça fait un peu plus de trois ans que je ne porte plus les robes de petite fille (il était temps !) et que je suis passée à des vêtements plus adultes. Mère veut que sa famille soit toujours bien habillée et ça ne me dérange pas, au contraire. Ça me dérangerait encore moins si « bien habillé » n’incluait pas un corset, par contre. J’envie mes frères qui ne doivent pas en porter (et Natachenka qui a décidé qu’une pilote a besoin d’un minimum de liberté de mouvement). Le seul ennui de ma poussée de croissance, c’est que je dois changer de vêtements très souvent, parce que sinon je me retrouve systématiquement avec les poignets et les chevilles à l’air. Heureusement, avec deux grandes sœurs, ce ne sont pas les robes à hériter qui manquent.
 
  - Y a-t-il un objet que tu portes toujours sur toi ? Un objet en particulier pas trop, non. Euh... Des vêtements, un manteau et un chapeau quand je sors de chez moi, mes livres et mes affaires d’écriture quand j’ai cours, mon missel quand on va à la messe… Je continue à énoncer l’évidence ou ça va comme ça ?
 
   
 

- Tu pries tous les soirs ? La bénédiction du repas, ça compte… ? Disons que j’essaie de prier tous les jours mais euh… parfois j’oublie parce que j’ai autre chose en tête. Ou je n’oublie pas, mais j’ai rien de nouveau à dire. Et même Dieu ça doit le lasser si on lui raconte tout le temps la même chose, non ?

- T’aimes les animaux ? 8D C’est une question piège ça, non ? Enfin, quoique : on a dit « animaux », hein, pas « démons », ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. En ville, il y a de toute façon assez peu d’animaux, et pareil chez nous avec Mère qui ne veut ni chat ni chien dans la maison. Par contre… il y a un petit chat blanc qui vient souvent miauler sur le balcon de la chambre que je partage avec Tsillia. Quand on lui ouvre la fenêtre il se laisse caresser et il joue avec nous. Parfois je lui donne un peu de nourriture que j’ai été chercher dans les cuisines. Oh, pas beaucoup, hein ! Et on fait toujours très attention à ce qu’il ne laisse ni poils ni autres saletés dans notre chambre, comme ça si Mère l’apprend elle ne pourra pas nous reprocher de salir la maison en laissant un animal rentrer. Il ne se fait pas les griffes sur les meubles, il est propre et il chasse même les araignées ! Oui, par contre les araignées je n’apprécie pas vraiment comme animal. On ne peut pas tout aimer.

- Ton pire souvenir, c’est… ? Aussi loin que je me souvienne on était une famille nombreuse mais soudée, jusqu’à ce que tout d’un coup… ce ne soit plus le cas. Quand j’étais petite, Kolia et Micha, qui avaient toujours été très proches, se sont tout d’un coup mis à s’éviter, à ne plus se parler. Dès que l’un entrait dans une pièce, l’autre sortait ou alors l’ambiance devenait bien plus tendue. Et quand j’essayais de demander ce qui leur était arrivé, c’était encore pire que tout : tout le monde faisait comme si de rien n’était. Je veux bien que j’étais petite, mais je n’étais pas stupide ni aveugle, enfin ! Puis, comme si ça ne suffisait pas, ils ont tous les deux quitté la maison. Kolia revenait encore de temps en temps, mais Micha a été envoyé dans une paroisse au fin-fond de la campagne et on ne le voyait que très rarement. Heureusement, quelle que soit la cause de leur éloignement, ils ont dû résoudre le problème : leur relation s’est de nouveau réchauffée depuis.

- A quoi ressemble ton chez toi ? Un hôtel particulier dans les quartiers aisés de Moscou, près du Vatican. Une aile sert de cabinet à Père et Pétia et on habite dans l’autre. Il y a de nombreuses chambres, mais avec la plupart des ainés qui sont partis, beaucoup d’entre elles sont vides maintenant. Je trouve la maison bien silencieuse parfois.

- Une journée normale, pour toi, ça ressemble à quoi ? En général j’ai cours le matin, sauf le dimanche parce que là on va à la messe. Je ne vais pas à l’école : mes parents ont engagé un précepteur pour Tsillia et moi, comme ils l’ont fait pour tous mes autres frères et sœurs. La différence d’âge avec nos aînés est trop grande, donc on a cours juste à nous deux. Les bases (lecture, écriture, arithmétique), c’est Mère, Micha et Katiouchka qui nous les ont apprises. Nos leçons avec notre précepteur portent sur d’autres sujets, comme la géographie, l’histoire, la littérature et la musique. J’ai essayé de le convaincre de nous apprendre la rhétorique, mais il a décrété que nous n’en avions pas besoin. Il n’a pas l’air de me croire quand je dis que je veux devenir avocate. Alors, puisqu’il ne veut pas m’y aider, je me débrouille avec les livres de Père et Pétia pendant mon temps libre, l’après-midi. Mes moments préférés, c’est quand les aînés reviennent à la maison et quand la table est de nouveau remplie aux repas.

- Ok, si tu pouvais devenir Tsar demain, qu’est-ce que tu ferais ? Euh… je suis plus ou moins sûre qu’il y a de nombreuses lois qui auraient besoin d’être modernisées, mais il faudrait que je creuse plus pour pouvoir dire lesquelles exactement. Et il faudrait aussi que je me renseigne sur la procédure à suivre. Ah, et que je trouve un moyen de les faire passer qui m’évite de subir le même sort que le dernier tsar qui a voulu trop réformer trop rapidement.
 


 

Sur une table basse du salon trône un épais album photo. La première page affiche un couple de jeunes mariés : Vassili Piotr Azarov et Zinaïda Nikolaïovna nouvellement Azarova. Mais il faut passer de nombreuses pages avant d’arriver enfin à la partie qui nous intéresse.

Un couple pose face au photographe avec chacun un poupon dans les bras. Quelques cheveux blancs et l’une ou l’autre ride ont fait leur apparition depuis la première photo de l’album, seuls témoins des années qui se sont écoulées entre les deux clichés. Perdues dans leurs robes de bébé, les deux fillettes âgées de quelques semaines à peine semblent en tous points identiques. Elles fixent toutes les deux l’objectif avec de grands yeux curieux qui ne perdront jamais la teinte bleue des nouveau-nés.

Un adolescent aux cheveux bruns est assis dans un divan, encadré par deux fillettes blondes identiques qui ne doivent pas avoir plus de trois ans. Elles sont fascinées par l’histoire que leur conte leur grand-frère. Par la seule force de sa voix, il les transporte loin de Moscou, dans les contrées enneigées dont les images ornent le livre qu’il tient en main. Une scène immortalisée par l’aînée des sœurs après qu’elle ait rangé la dinette abandonnée par les jumelles. Hors-champ, leur mère profite du répit pour reprendre en main la correspondance du cabinet Azarov.

La famille entière est réunie sur une seule photo, c’est une image qui risque de se faire plus rare alors que les aînés se préparent à quitter la maison. Mais l’harmonie familiale n’est qu’une illusion sur ce cliché, où même des années après on peut apercevoir le poids des non-dits et des tensions. Il transparaît dans la distance entre le cadet et le benjamin, un poil plus grande que d’habitude, et dans leurs yeux, qui n’abritent pas les restes d’une plaisanterie échangée juste avant que le photographe déclenche le flash. Ce poids pèse sur les épaules de tous les membres de la famille, jusqu’aux deux plus jeunes qui, du haut de leurs cinq ans, s’inquiètent de ce changement qu’elles ne comprennent pas.

Une fillette de sept ans est enfoncée dans le fauteuil bien trop grand pour elle du bureau de son père, le nez plongé dans un ouvrage juridique dont elle comprend à peine un dixième des mots. « Quand je serai grande, je serai avocate ! », déclarera-t-elle quelques instants à peine après cette photo à un grand-frère très amusé. Pétia se contentera de lui ébouriffer les cheveux et de la taquiner pendant quelques semaines en la voyant persévérer à tenter de déchiffrer des livres auxquels elle ne comprend évidemment rien. La lubie d’une gamine qui veut « faire comme les grands », se dit-il. Elle s’en lassera et passera à autre chose avant la fin du mois, s’imagine-t-il. Ce n’est que plusieurs années plus tard qu’il réalisera qu’à force de les harceler de questions lui et leur père, la « gamine » est parvenue à se forger des bases et qu’elle commence à comprendre une part non-négligeable de ce qu’elle lit.

Cette année-là, la photo au pied de l’arbre de Noël fait vide. Kolia n’a pas pu obtenir de permission et Micha célèbre la fête dans sa nouvelle paroisse, bien loin de Moscou. Oh, ils ont écrit bien sûr, mais ce n’est pas pareil. Pour la première fois, Raïetchka réalise vraiment qu’un jour elle et sa jumelle seront seules avec leurs parents dans cette grande maison faite pour accueillir de nombreux habitants.

L’image suivante est un peu floue, mais pas facile de faire la mise au point sur des enfants en train de courir. Âgées de presque dix ans, les jumelles sont toujours identiques. Et pourtant, quiconque les connaît pourrait vous dire que celle qui court en tête est Raïetchka, la meneuse du duo. Dans leurs jeux, c’est elle qui mène la danse tandis que sa sœur est celle qui a l’imagination la plus fertile. L’une semble pressée de grandir pour rattraper ses frères et sœurs, l’autre reste drapée dans le cocon confortable de l’enfance.

Jour de fête ! Katiouchka toute de blanc vêtue est entourée de sa famille et au bras du dernier membre à avoir rejoint ladite famille. C’est un jour de fête, mais aussi une page qui se tourne, car une fois de plus quelqu’un quitte la maison. Cependant l’heure est aux réjouissances, pas aux pensées tristes. Personne n’est absent pour ce grand jour et le pétillement immortalisé dans les yeux du militaire et du prêtre témoigne de leur réconciliation. La plus jeune de leurs sœurs respire enfin.

Un nouvel oiseau a pris son envol – littéralement – et elle n’est déjà plus qu’un petit point qui s’élance en direction du soleil. Pour se protéger contre les rayons du soleil, Raïetchka est obligée de mettre sa main en visière. Elle est plus jeune fille que petite fille désormais, avec des vêtements, un maintien, une apparence et surtout des ambitions plus proches de la femme que de l’enfant. Et pourtant, ils sont bien peu nombreux à voir ces changements. Peut-être est-ce à cause de ses cheveux blonds et de ses yeux bleus qui lui donnent des airs de chérubins, peut-être est-ce par association avec sa sœur jumelle qui n’est pas pressée d’entrer dans le monde des adultes. Ou peut-être simplement qu’en retardant la fin de l’enfance des jumelles, leur famille espère retarder la fin d’une époque… Seulement Raïetchka, elle, est impatiente de voir débuter la suivante.
 

 



Qu’est-ce que t’as à me fixer comme ça, moustique ? Tu veux mon portrait ? Pardon ?! Je t’explique : quand je te pose une question pareille, t’es censé décamper fissa, pas répondre « oui ». Mais qu’est-ce que j’en ai à faire que tu sois barde ? La postérité ? Je suis une elfe, bonhomme. J’aurai pas pris une ride que tu seras déjà dans ta tombe depuis des décennies. Tu persistes ? Bon, t’es tenace et t’as du cran, je t’accorde ça. Remplis ta chope, c’est moi qui offre.

NdlA : Le lecteur est prévenu à l’avance que Larae n’est pas un narrateur fiable (et certainement pas objectif), ce qu’elle dit est à prendre avec des pincettes.

○ Prénom et Nom : Larae de Niraen
○ Age : 423 ans
○ Alignement : Mauvais
○ Race : Elfe noir
○ Classe : Guerrier
○ Métier : Mercenaire, chasseuse de prime, traqueuse de bestioles dérangeantes, baroudeuse, vétéran de guerre (mais ça fait un bail que j’ai plus vu de champ de bataille à proprement parler)
 


 

 

  - Grand ou petit ? Ou entre les deux ?  Non mais tu te fiches de moi ou t’es bigleux ? Tu la vois bien ma taille, non ? Ah, par rapport aux autres de ma race ? Plutôt grande pour une femme, pas aussi grande que certains hommes. Par contre même eux ont déjà eu des mauvaises surprises quand ils croyaient être plus forts que moi. Ben oui : ça fait quand même quelques siècles que me battre est mon métier, tu t’attendais à quoi ?
 
  - T’as des signes particuliers ?  Alors déjà s’ils sont pas à un endroit visible actuellement, ça ne te regarde absolument pas. Et ensuite, non : rien de tout ça. Les cicatrices gagnées au combat ? Mais t’y connais vraiment rien, toi, hein ? C’est qui qui se retrouve avec des cicatrices ? Ceux qui se font blesser, parfaitement. Tu vois, quand tu réfléchis un peu ? Eh bien moi, je suis celle qui taille dans les autres, pas qui se fait tailler dedans. Donc non, pas de cicatrices non plus.
 
  - Décris-nous un peu ton style vestimentaire :  Tu le fais exprès ou tu tiens vraiment pas l’alcool ? Ben ça promet. La règle numéro 1 de mes tenues est qu’elles doivent me garantir une bonne liberté de mouvement. La règle numéro 2 est qu’elles doivent me protéger contre les coups. S’il faut choisir entre les deux, la règle numéro 1 prime. Ca fait un bail que les tuniques, pantalons et chemises de fille bien-née que je portais sous mon armure ont trop vieilli pour être portables. Mes vêtements sont plus simples maintenant, mais toujours confortables. J’ai gardé l’armure, par contre. En peau de chlyon, fabriquée par chez moi. Plus souple que l’acier, plus résistant que le cuir de vos bestioles à vous. Une sorte de compromis entre les deux, quoi. Bon, ça arrêtera pas une massue orque ou un carreau d’arbalète tiré de trop près, mais ça limite sacrément la casse pour la plupart des coups. Je dis bien « armure », hein, pas combinaison moulante ridicule comme certains s’amusent à porter. L’armure a quand même une certaine épaisseur, sinon elle protégerait pas grand-chose. Ah, et un dernier avantage du chlyon sur l’acier : ces bestioles sont les championnes du camouflage en milieu sombre. Donc pas de reflets débiles pour attirer l’attention : je suis une ombre parmi les ombres.
 
  - Y a-t-il un objet que tu portes toujours sur toi ?  Ben écoute, puisque je voyage constamment… tout ? Vêtements de rechange, bouffe, couverture, deux-trois babioles (pas des masses : je suis pas sentimentale) et mes armes, forcément. Ah, tu veux que je détaille mes armes ? Une épée à deux mains de fabrication maison – à prendre littéralement : c’est le forgeron du domaine familial qui me l’a forgée. Je la porte dans le dos ou à la hanche, en fonction des besoins de la situation. La lame a un peu morflé depuis que j’ai quitté l’armée, parce que j’ai pas trouvé de forgeron à qui je fais confiance pour la retaper. J’ai aussi quelques couteaux de lancer fabriqués dans ce monde-ci, une dague et un arc court avec quelques flèches. L’arc et les flèches je les utilise quasi uniquement pour chasser : j’aime pas les lâches qui restent à distance de leur adversaire.
   
 

- Avoue. Y’a une race que t’aimes moins/plus que les autres ! Ben… une que j’aime plus que les autres, pas spécialement. Déjà, vire « aimer », parce que franchement je peux compter sur les doigts d’une main les gens à qui je peux appliquer ce mot. Mais il y a des personnes qui m’exaspèrent moins que d’autres. J’ai une sainte horreur des lâches, des pleurnichards, des mauviettes… Bref, tu vois l’idée, je pense. Des imbéciles aussi, en particulier ceux qui confondent le courage et la témérité. Ceux qui ont du cran et une cervelle un peu fonctionnelle, je les respecte. Note que c’est pas forcément une bonne chose : ça veut dire que s’ils m’énervent, ils valent la peine que je leur passe au travers (lire : passe ma lame à travers eux) plutôt que de les ignorer. Maaais, frissonne pas comme ça, ça arrive pas si souvent que ça. Moins souvent qu’on le croit en fait. J’aime bien un bon duel, mais tuer pour le principe ne me procure aucun plaisir. Si je te raccourcis d’une tête, c’est que tu l’as cherché. Ah oui, on parlait des races que j’aimais pas. Ben… très honnêtement, après quelques siècles dans l’armée de l’autre sorcier là, je peux plus sentir les gobelins, trolls, orcs et autres créatures à l’hygiène corporelle douteuse. Et la pédanterie de quelques races de ce monde-ci a le don de me taper sur les nerfs aussi. Ah, et je suis pas franchement fan des mages non plus.


- Un inconnu te propose un deal : tu te fais avoir, en général ? Ou c'est toi qui roules les autres ? J’ai un test imparable pour voir si quelqu’un est fiable ou pas : je l’invite pour boire un coup. Beaucoup de coups. Quand les gens sont assez ivres, ils déballent tous les coups tordus qu’ils avaient derrière la tête. Et s’ils ont une meilleure descente que moi ? T’inquiète pas pour ça, va. Mais on y reviendra plus tard. Et si inviter l’inconnu-au-deal n’est pas une option… bah il y a d’autres moyens de vérifier les intentions de quelqu’un, hein. Déjà rien qu’être un elfe noir ça a un sacré effet dissuasif.


- Tu te retrouves face à trois trolls super vénères... Qu'est-ce que tu fais ? Tu veux dire : trois trolls se retrouvent face à une elfe noire qui a pas de temps à perdre avec leurs simagrées. Tu les veux sur place ou à emporter, tes trolls ? Hého, ça va ? T’as l’air un peu pâle. T’as avalé de travers ?

- Où est-ce que tu dors le soir ? (Ou le matin. Ou l’après-midi. Tu dors, d'abord ?) Quand je suis arrivée dans ce monde-ci, je dormais plutôt la journée. Ben oui, faut comprendre : tellement de lumière en un coup, ça fait mal aux yeux. Mais ça fait un bail que je suis là, maintenant, donc je vis de nuit comme de jour et je dors quand ça tombe le mieux. Je suis toujours en mouvement, donc je dors en général un peu à l’écart du chemin, de préférence à un endroit relativement dissimulé. Pas envie d’être prise par surprise. Encore que pour me prendre par surprise, faut être sacrément doué : j’ai le sommeil léger.


- Une journée normale, pour toi, ça ressemble à quoi ? Ca dépend des jours. Il y a des jours où tout ce que je fais c’est marcher, d’autres où il y a des trucs qui me tombent dessus et où je taille dedans, d’autres où c’est moi qui tombe sur des trucs pour leur tailler dedans, et encore d’autres où je croise des gens ou des trucs et personne taille dans personne. C’est très varié en fait.

- Si tu possédais le miroir de Guldin, qu'est-ce que tu en ferais ? C’est le miroir qui a ouvert la brèche, non ? Donc il devrait être capable d’en ouvrir d’autres ? J’essaierais bien, histoire de voir quels autres mondes on pourrait encore trouver. Ca peut être intéressant.


 

 T’es pas vite gêné, hein ? Toute ma vie, rien que ça ? Ben j’espère que t’as du temps à perdre, parce que t’es parti pour plus de quatre siècles.

Comme tu t’en doutes probablement à voir ma tête, je suis pas née dans ce monde-ci, mais de l’autre côté de la Brèche. Oui, dans les Enfers, je vois que tu suis. J’ai eu à la fois la chance et le malheur d’être la deuxième-née de Velkyn et Laethra de Niraen. Chance parce que franchement j’aurais pu tomber plus mal. La famille a un domaine plutôt confortable à condition d’oublier les odeurs pas trop charmantes du marais d’à côté et mes parents ont tous les deux un certain prestige, mon père en tant que vétéran de guerre et ma mère en tant que sorcière de feu renommée.

Le côté malheur, du coup ? J’y viens. C’est que je suis née la deuxième. Donc pour l’héritage, c’est râpé : c’est mon grand-frère Vanel qui a tout raflé. Et quand je dis tout, c’est tout : le titre, le prestige, la possibilité de partir à la guerre avec papa parce que j’étais soi-disant pas encore prête… Et ça lui est monté à la tête, bien sûr. Sa Majesté se prend pour le roi du monde (ou en tout cas du domaine) et se vante de ses exploits à tout bout de champ alors que franchement il a juste participé à l’une ou l’autre bataille mineure où il est resté loin des premières lignes. (Oui parce que son truc c’est l’arc. Trop peur de se salir ou de se décoiffer en allant au contact, sans doute.) Et pour ajouter à la guigne, maintenant qu’il y avait un successeur pour les exploits martiaux de papa, il en fallait un (ou une, dans mon cas) pour les exploits magiques de maman. Oui, tu auras sans doute remarqué la ressemblance dans nos noms : c’est pas une coïncidence. Sauf que moi, la magie… bah ça m’inspire pas plus que ça. Jamais eu d’affinité particulière, et c’est pas faute de m’être plongée dans les bouquins qu’on a essayé de me faire digérer. Mais mon truc c’était plutôt l’art du combat que les arts magiques.

Je te vois venir avec ton petit sourire narquois. « Du muscle et pas de cervelle, la flemme de devoir réfléchir en lisant ? » Tu te plantes complètement. Déjà si savoir se battre consistait juste à savoir balancer une épée plus vite et plus fort que son adversaire, n’importe quel troll débile (oui, c’est un pléonasme) pourrait devenir un grand guerrier. Ensuite, j’ai peut-être vite laissé tomber les grimoires, mais il y a d’autres livres que j’ai dévorés. Des manuels de stratégie militaire, des chroniques de l’histoire de notre monde… et j’en passe. Des sujets qui m’intéressaient, quoi.

En fin de compte, même si je faisais un peu double emploi avec Sa Majesté (ô grand guerrier trop occupé à s’auto-congratuler pour progresser et remarquer que je l’avais dépassé), mes parents y ont trouvé leur compte. Ca permettrait à l’aîné de s’occuper de ses tâches d’héritier pendant que j’irais défendre l’honneur de la famille sur le champ de bataille.

Mais bien sûr il a fallu que quelqu’un gâche tout ça, sinon c’est pas drôle. Pas si longtemps après moi, mes parents ont eu un autre enfant. Une espèce d’asticot baveux du nom de Yazkyn qui est devenu moins baveux en grandissant, mais est resté un asticot. Sauf que cet asticot, lui, a enfin donné à maman le sorcier qu’elle voulait : studieux, doué, rapide dans ses progrès… Et en plus Prodige Magique était (et est toujours, d’ailleurs) le fayot par excellence, toujours à tout faire pour s’attirer les bonnes grâces des parents et de l’héritier de la famille. Et retors en plus. Pas fiable pour un sou. Et moi dans tout ça ? Sans intérêt pour lui : je n’avais ni les connections de l’héritier ni l’intellect ô combien supérieur de ceux qui maîtrisent les arcanes magiques. Je lui aurais bien appris à respecter ses aînés, mais j’aurais juste réussi à l’envoyer se réfugier dans les jupes de maman et à me prendre le retour de flamme. Une plaie, ce gosse.

Il y a encore eu un gosse après le Prodige Magique. Un sacré temps après, d’ailleurs. Stej, le Morpion. Il a pas eu de bol : il est arrivé après que toutes les cases à remplir l’aient été, du coup c’était un peu dur de savoir ce qu’il fallait faire de lui. Bon, au moins c’était pas un mauvais gosse. De loin pas aussi exaspérant que les deux autres. Et il a eu le bon goût de préférer le maniement des armes à celui de la magie. Oui, je lui ai p’têt bien donné un petit coup de pouce de temps en temps dans le dos des parents. Eh, c’était un allié potentiel, j’allais pas laisser passer ça. Puis je l’aimais encore bien ce petit. Il me donnait pas envie de l’étrangler dès qu’il ouvrait la bouche, ça changeait.

Cette chaleureuse ambiance familiale a été un peu chamboulée il y a un peu moins de trois siècles. Une porte magique s’est ouverte et ça a donné un sacré courant d’air, une jolie lumière… et un monde plein de potentiel à aller explorer. Comment ? Oui, une exploration armée, c’est quoi le problème ? Quand tu te retrouves en terrain inconnu, tu préfères pas t’assurer que tu domines le terrain plutôt que de risquer que ça tourne court un peu trop vite ? Ah, tu sais pas te battre ? Si je puis me permettre, c’est complètement débile de dire ça alors que tu te trouves face à une guerrière aguerrie. T’y connais rien au bluff.

Bref. Il y avait un nouveau monde à aller visiter, et le paternel comptait bien envoyer quelqu’un défendre les couleurs de la famille. Et ce quelqu’un, c’était qui ? C’est bibi ! Ben oui : Sa Majesté devait rester au domaine, ça serait bête que l’héritier meure à la guerre. Et sa femme aurait sans doute apprécié moyen qu’il la plante là. Oui, parce qu’il était marié entre-temps. J’ai rien contre ma belle-sœur, d’ailleurs, au contraire : c’est pas plus mal d’avoir quelqu’un avec les pieds sur terre dans la famille. Et il était grand temps que j’aie une sœur : les frères, ça commençait à bien faire. Nous disions donc : expédition à la conquête de ce nouveau monde. Ca tombe bien : on avait une petite armée pas trop mauvaise au domaine et j’ai pu piocher moi-même ceux que je voulais emporter vu que je connaissais la plupart d’entre eux à force de m’entrainer dans la même plaine. Franchement, déjà rien que pour ça l’ouverture de la Brèche était la bienvenue : je pouvais enfin mener à mon tour et utiliser mes connaissances en stratégie. Et ne plus me coltiner Sa Majesté, aussi. Sauf qu’il y avait une arnaque, forcément, sinon c’était trop beau pour être vrai. Le Prodige Magique venait aussi. Merci papa-maman, on sent que la confiance règne. Ah, et ça je l’ai appris que plus tard, mais il y avait aussi un passager clandestin avec nous : le Morpion avait décidé qu’il avait assez vu le domaine. Bon, je peux pas lui en vouloir : j’aurais sans doute fait pareil à sa place.

Je t’épargne les détails du voyage, parce qu’ils sont pas franchement passionnants. Version courte : on débarque par la Brèche, on nettoie les trucs qui veulent nous renvoyer d’où on vient (l’hospitalité, déjà entendu parler les gars ? On avait encore rien fait qu’on nous balance déjà des projectiles dans la gueule), on entend qu’on est pas les premiers à avoir le problème et que les autres se sont rassemblés autour du bonhomme qui a ouvert le portail et du coup on se dit que c’est pas une mauvaise idée de se joindre à une armée plus grande. L’union fait la force, tout ça tout ça.

La suite, tu la connais, j’imagine ? Parce qu’elle concerne aussi ton monde. C’est la même rengaine depuis des siècles : nous on veut se faire une place dans ce monde qui est quand même plus joli que les Enfers (à condition de s’habituer à la lumière), vous vous nous trouvez trop moches, trop effrayants ou que sais-je (ou vous voulez juste pas partager) et vous nous envoyez des troupes dessus. On appelle ça la guerre. En soi j’ai rien contre, hein : dans l’affaire c’est vous qui avez le plus mal. Comme prévu, la troupe que j’avais sélectionnée a fait honneur au domaine de Niraen et fait joliment pencher la balance en notre faveur. Mes lectures ont porté leurs fruits, parce que niveau stratégie j’étais franchement pas dégueu. C’est arrogant de dire ça ? Mais mon pote, c’est pas de l’arrogance : c’est un simple fait. Je regarde le nombre de batailles que je nous ai fait gagner et j’en tire les conclusions logiques, c’est tout. Le Prodige Magique, lui, a plus ou moins disparu quand on a rejoint le gros des troupes de Shinokigee. Bon débarras, que je me disais, au moins je l’ai plus dans les pieds. J’aurais dû me douter que le fourbe planifiait un coup en traitre.

Dis-moi, les histoires, c’est ton truc, hein ? Et j’imagine qu’on t’a déjà dit que l’Histoire est écrite par les vainqueurs ? Ben c’est n’importe quoi. L’Histoire est pas écrite par les vainqueurs, mais par les planqués qui restent derrière les lignes et ont le temps et l’opportunité de l’écrire. Si mon frère adoré avait disparu, c’est parce que ce fayot avait trouvé un moyen de se rapprocher du cercle proche de Shinokigee. Toujours à rechercher le pouvoir et les bonnes grâces de ceux qui l’ont, celui-là. Et dans sa version de l’Histoire, c’était lui le stratège de génie qui avait remporté toutes ces victoires, pas sa sœur qui servait juste à prendre les risques sur le champ de bataille et à taper dans le tas. Alors forcément, je l’ai très mal pris le jour où j’ai découvert le pot-aux-roses. C’est que j’avais compté sur cette guerre pour me faire un nom, pas pour jouer les faire-valoir pour l’avorton de la famille. Si c’est pour remettre les pendules à l’heure que je te raconte mon histoire ? Non non, mais t’inquiète, on y reviendra. Je répondrai plus en détail à ta question quand on arrivera à ce point-là de la chronologie.

Cette histoire de vol de mérite m’est restée sacrément en travers de la gorge, je te cache pas ça. Mais c’est pas ça qui a mis le feu aux poudres. Je crois qu’au fond je m’attendais à un coup pareil. En tout cas, je n’étais pas surprise. Le point de rupture est venu un peu plus tard. On était partis pour une nouvelle bataille. Jusque-là, routine. On avait préparé le terrain, envoyé des éclaireurs se renseigner sur nos ennemis… On était parés et on aurait dû les écraser sans trop de soucis. Le bataillon de Niraen avait été renforcé par une compagnie de mercenaires humains pour l’occasion. Un peu jeunes, mais franchement pas mauvais. Sauf que rien ne s’est passé comme prévu. On s’attendait à faire face à des archers et à des paladins, mais nos éclaireurs avaient zappé qu’ils avaient aussi des mages avec eux, contrairement à nous. Mages de feu, pour être précis. Comment je peux être sûre que c’est des mages et pas du feu normal ? Parce que j’ai assez vu ma mère et mon frère à l’œuvre pour reconnaître cette magie. Une sacrée coïncidence ? Je te le fais pas dire ! Depuis le début de la guerre on était le bataillon qui avait subi le moins de pertes, et là en quelques heures on était presque anéantis. Du sang, des tripes, des corps mutilés, j’en avais vu pas mal en près de deux siècles. Mais ça fout quand même un coup de voir les cadavres calciné ou déchiqueté de tellement de personnes que tu connais depuis que t’es gosse. Je te rappelle que c’est avec eux que j’ai grandi, que je me suis entrainée et que j’ai passé toute la guerre jusque là. Et avant que tu fasses une réflexion débile : oui, j’ai un cœur figure-toi. On a fini par se replier tant qu’il y avait encore quelques survivants et on a emmené avec nous ce qu’on pouvait comme blessés en galérant vu qu’on était tous un peu au bout du rouleau.

Ca aurait pu en rester là, mais il a fallu que le Prodige Magique dérape. Et quand je dis « dérape », il a vraiment, vraiment dépassé les bornes. Vu la claque qu’on venait de se prendre, on est rentrés que QG plutôt que de rester dans notre camp un peu à l’écart. Et, forcément, tout d’un coup s’attribuer le mérite de ma stratégie n’intéressait plus trop le frérot, donc c’est moi qui ai pu aller expliquer au Grand Manitou pourquoi il se retrouvait avec un bataillon en moins. Il a pas aimé, bien sûr, mais ça l’empêchait pas de réaliser que se passer les nerfs sur moi servirait juste à le priver d’un combattant de plus, donc je m’en suis tirée avec une simple rétrogradation. C’est pas top pour l’amour-propre, mais il y a pire. Entre-temps, nos blessés étaient en train de crever un par un, donc je me suis rendue vers la morgue histoire d’organiser les funérailles de ceux dont on avait pu récupérer les corps. Me regarde pas comme ça : même des elfes ont des rites funéraires. C’est juste qu’on meurt en général pas de causes naturelles. Bref, la morgue donc. Je pensais qu’elle serait vide, vu que les autres étaient en train de récupérer du combat, mais il y avait quelqu’un à l’intérieur. Oui, le Prodige Magique, exactement. Et j’ai beau ne pas y connaître des masses en magie, je sais reconnaître les préparatifs d’un rituel de nécromancie. Ca, ça a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Les morts, faut les laisser tranquilles. C’est pas des cobayes pour sorciers avides de pouvoir. Je l’ai enguirlandé, il l’a mal pris, on s’est pris le nez… Bref, l’ambiance déjà pas top entre nous s’est encore fortement dégradée et j’ai fini par lui balancer que j’en avais ma claque, que mes soldats n’étaient pas des pantins dont il pouvait disposer comme bon lui semblait et qu’il avait qu’à se démerder pour garder sa petite gloriole sans moi et mes troupes pour faire tout le travail.

Je suis encore restée quelques jours avec l’armée, le temps que les survivants de mon bataillon se remettent un peu de leurs blessures. Après ça, on a pris nos cliques et nos claques et on est partis. On a fichu le feu à la morgue au passage, histoire que mon idiot de frère ne puisse pas faire n’importe quoi avec les cadavres. On a déjà vu plus élaboré comme rites funéraires, mais c’était déjà quelque chose. Alors qu’on sortait du camp, un arbre à deux pas de moi a pris feu spontanément. Un avertissement, sans doute : si on se recroise, c’est pas une plante qui va morfler. Je me vois mal tuer un membre de ma famille, mais je pense pas que lui ait les mêmes scrupules.

On s’est retrouvé à une poignée d’elfes noirs vétérans à vadrouiller sur une terre où le réflexe de la plupart des habitants est soit de nous attaquer à vue, soit de décamper. On a fait mieux, on a fait pire. Certains ont fini par nous quitter pour rentrer au domaine, dégoûtés par le tour qu’avait pris cette conquête foireuse, certains n’ont pas survécu à l’une ou l’autre de nos aventures, d’autres encore sont partis saisir d’autres opportunités dans ce monde-ci. Je pense que l’un d’entre eux est marié et heureux. J’ai fini par me retrouver seule avec une autre guerrière. Elle avait été ma seconde pendant la majeure partie de la guerre et était une des rares personnes à qui j’aurais confié ma vie sans hésiter. On a voyagé un peu partout dans le pays en rendant service à ceux qui pouvaient se permettre de nous payer. On a été chasseuses de prime, escorte de convoi, tueuses à gages, chercheuses de trésor, traqueuses de monstres… j’en passe, et des meilleures ! On a retrouvé le Morpion aussi, c’est comme ça que j’ai su qu’il nous avait suivis dans ce monde. Lui aussi était passé à son compte depuis le temps. Ca a donné un joli sac de nœuds quand on s’est revus pour la première fois, d’ailleurs, mais si j’entre dans les détails on sera encore là demain. Enfin, tout ça pour dire que c’était une belle période, ces aventures avec Double Lames.

Mais j’ai fini par la perdre elle aussi. Encore une fois à cause de la magie. On a été prises en embuscade par une troupe qui voulait nous utiliser pour obtenir des informations à propos de l’armée de Shinokigee. Ils avaient un illusionniste avec eux, le meilleur camouflage qui existe. Même nos chevaux les ont pas sentis avant qu’il soit trop tard. Evidemment, on était bien décidées à ne rien dire, et évidemment ils étaient bien décidés à ce que ça ne se passe pas comme ça. Quitte à employer la manière forte. C’est pour ça que vos histoires de forces du bien contre forces du mal, ça me fait bien rire. Pendant la guerre, les deux côtés font des dégâts, point barre. Et en fait de dégâts, j’ai découvert que l’illusion, c’est sacrément retors comme truc. On a passé des moments sacrément désagréables sans qu’ils doivent se salir une seule fois les mains ou une lame. Au point que le cœur de ma seconde a fini par lâcher. J’en menais pas large non plus à la longue, et finalement c’est ça qui m’a sauvée. Ils avaient sans doute peur de perdre leur seule source d’information restante, donc ils m’ont laissé du répit. Assez pour que je reprenne des forces tout en faisant semblant de toujours avoir un pied dans la tombe. Ils y ont cru, ils ont été négligents dans leur surveillance et je leur ai faussé compagnie. Ils avaient déjà brûlé le corps, donc pas moyen de lui rendre les derniers hommages. Enfin, tu commences à comprendre pourquoi j’aime pas les mages ?

Depuis, j’ai encore voyagé avec d’autres par intermittences sans jamais me lier pour plus qu’une mission. Le chaos dans ce monde m’arrange : ça veut dire qu’il y a toujours bien quelqu’un qui a besoin des services d’une combattante comme moi. Et qu’il y a toujours bien des gens assez peu scrupuleux ou désespérés pour engager une créature des Enfers. À part ça je dois bien admettre que votre monde est pas moche et qu’on y fait parfois des rencontres intéressantes. Il y a aussi des artefacts pas mal ici et là si on cherche bien. Ca me dérangerait pas de faire mon trou ici.

Et voilà, on est arrivés au bout de mon histoire. T’as le regard un peu vitreux. Tu as décroché ? C’est dommage, il y a encore deux réponses que je t’avais promises. La première, c’est à propos de ma descente. Comme tu peux le constater, tu es à ça de rouler sous la table alors que l’alcool commence à peine à me faire effet. Ne t’inquiète donc pas pour moi. Et tu voulais aussi savoir pourquoi je te racontais tout ça ? Eh bien c’est lié à la réponse précédente : vu l’état dans lequel tu es actuellement, tu ne te souviendras de rien de tout ça demain matin. Satisfaire ta curiosité était la meilleure manière d’arrêter le flux de questions et c’était assez inoffensif vu que tu ne pourras rien faire de tout ce que je viens de te dire. Allez, ne fais pas cette tête-là : au moins tu as ta réponse à la question de savoir si je me fais rouler ou si je roule les autres. Et puis, tu t’en tires bien : tu vas passer une nuit horrible et la journée de demain ne sera pas géniale non plus, mais après ça, tu iras de nouveau parfaitement bien. Crois-moi, tous ceux qui viennent m’embêter n’ont pas cette chance-là. Profite bien de ce qu’il reste de ta chope, ciao !

 

 




Dernière édition par Mey le Sam 12 Oct 2019 - 17:39, édité 6 fois
Nanite Gourmande
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MessageSujet: Re: Ca y est, j'ai craqué...   Ca y est, j'ai craqué... EmptyDim 14 Avr 2019 - 22:11
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○ Prénom et Nom : Katja Faerber
○ Nom de code : Oxy (ou Oxy-Gene à l’écrit, mais à l’oral le jeu de mots passe moins bien)
○ Age : 26 ans
○ Race : Mutant
○ Alignement : Magneto, mais je me suis un peu distancée de la Confrérie. Certains de ses membres font preuve d’une violence et d’une intolérance digne des pires non-mutants. Ca ne m’empêche pas de partager leurs opinions sur certains points ni de garder le contact avec certains de mes frères et sœurs et de leur filer un coup de main de temps en temps. Je suis contre l’identification et la régulation des mutants, contre le racisme dont font preuve trop d’humains « normaux » et pour la possibilité pour les mutants de vivre sans se cacher. Bien que je ne partage pas leur sensation de supériorité par rapport aux autres humains, je ne peux pas nier que nous sommes le prochain chainon dans l’évolution de l’humanité.  Par contre, je ne vois pas l’intérêt de précipiter cette évolution en s’en prenant aux humains. La nature fait bien les choses, l’évolution est un processus qui prend du temps mais il finira par aboutir tôt ou tard. Ca ne fait pas de nous des personnes « supérieures » aux humains qui n’ont pas encore muté. Juste en avance sur notre temps.

○ Métier : Prof de chimie et de bio dans une high school new-yorkaise et doctorante à l’université de New York
○ Pouvoir :Physiquement, ma mutation a apporté une touche de couleur dans ma vie. Littéralement. Mes cheveux changent de couleur sans prévenir à intervalle irrégulier (je peux garder la même couleur pendant des semaines comme je peux avoir les couleurs qui se succèdent plus vite que dans un clip musical des années ’80, et toute la gamme intermédiaire). Parfois ils prennent une teinte naturelle (brun, roux, blond… classique, quoi), parfois ils prennent des couleurs originales, voire carrément psychédéliques. Et je ne vous parle même pas des fois où ils deviennent lumineux ou combinent plusieurs couleurs ! Des motifs sont aussi apparu sur mon cou, mes poignets et mes chevilles, où ils forment à chaque fois une bande continue de quelques centimètres de large. On pourrait croire à du henné, si ce n’était qu’eux aussi changent de couleur de manière aléatoire. Parfois c’est synchro avec mes cheveux, parfois pas du tout. À quoi ça sert ? À rien à part à faire joli, et je ne contrôle absolument rien.

Le côté plus utile de ma mutation, c’est l’apnée. Je peux retenir ma respiration sans éprouver le moindre problème d’étouffement. C’est pratique pour nager sous l’eau… ou passer à côté d’un groupe de fumeurs sans se choper de la nicotine dans les poumons. Un autre effet de ce don est que je peux faire de l’exercice physique intensif sans m’essouffler et j’ai donc une excellente endurance. Bon, par contre mon rythme cardiaque monte quand même et je brûle des calories, donc mon endurance n’est pas illimitée non plus. Petite précision supplémentaire : j’ai besoin d’air pour faire bouger mes cordes vocales, comme tout le monde. Donc si je bloque ma respiration, je peux parler jusqu’à épuiser l’air que j’avais dans mes poumons, puis c’est fini et je suis incapable de produire le moindre son tant que je n’aurai pas pris une nouvelle inspiration.
 


 

 

  - Grand ou petit ? Ou entre les deux ?  1m72 et plutôt athlétique (merci la gymnastique et la natation). Heureusement, je porte rarement des talons, et quand c’est le cas ils sont plutôt petits.

 
  - T’as des signes particuliers ?  Je vous décris de nouveau les conséquences physiques de ma mutation, ou ça ira ? Enfin, ça manque un peu d’intérêt, parce que depuis que je me suis éloignée de la Confrérie, j’ai recommencé à me teindre les cheveux et à dissimuler les marques sur mon corps. Les seules marques méritant encore le nom de « signe particulier » sont mes tâches de rousseur et quelques points de beauté ici et là.
 
  - Décris-nous un peu ton style vestimentaire :  Mes vêtements varient fort d’un contexte à l’autre.

Au boulot et à l’unif, je porte des vêtements sobres de type pantalon-chemise-pull col en V avec des chaussures passepartout. Je porte en général aussi un foulard ou une écharpe pour dissimuler la marque dans mon cou et j’évite de montrer mes poignets ou mes chevilles pour la même raison. Quand ce n’est pas possible de porter un foulard (par exemple parce que je vais travailler en labo), je porte un col roulé. Si ça fait trop chaud ? En été ça arrive, mais les salles sont climatisées et il y a des cols roulés légers.

Dans mon temps libre, j’aime les vêtements amples et colorés. Avant que je teigne mes cheveux, ça faisait parfois de moi un festival de couleurs à moi toute seule. Depuis que je les ai teints, porter des vêtements colorés me permet de compenser un peu : je me sens terne sinon. Quand je suis avec ma famille ou avec des amis qui savent que je suis une mutante, je ne m’embête pas à cacher mes marques. Par contre, en public ou avec des gens que je connais moins, je les cache avec un foulard ou un col roulé (selon la saison) pour le cou et de nombreux bracelets aux poignets et aux chevilles.
 
  - Y a-t-il un objet que tu portes toujours sur toi ?  Les classiques, j’imagine ? Mon téléphone, mon porte-monnaie, les clefs de mon appart’ et de mon scooter, en général aussi mon ordinateur portable et du papier et un stylo. Et mes affaires de cours en semaine.
 
   
 

- T’as Facebook ? Twitter ? Tumblr ? T’es geek ? Traitez-moi de parano si vous voulez, mais je n’aime pas les réseaux sociaux : ma vie privée, c’est privé, point barre. Et avec tous ceux qui voudraient identifier et réguler les mutants… Bref, je ne vous fais pas un dessin. Pour me contacter, c’est simple : j’ai une adresse mail et un numéro de téléphone. Ah, par contre j’ai un compte sur le réseau interne de l’école où je donne cours et un sur celui de l’université, ça compte ?

- Ta famille est cool et fonctionnelle ? Ma famille à proprement parler (les gens avec qui j’ai des liens biologiques) est sans histoires et plutôt sympa. Ils sont les premiers à m’avoir rassurée quand ma mutation s’est manifestée (ce que j’ai pu flipper à l’époque !) et pour eux il n’y a pas de différence fondamentale entre mutant et non-mutant. Je vois encore régulièrement ma famille proche (parents, sœur et frère) et je garde le contact avec le reste de la famille, même si eux sont majoritairement restés en Allemagne. Je vais aussi les voir de temps en temps.

Mon autre famille… c’est compliqué. J’ai des frères et sœurs mutants qui sont des gens cool avec les pieds sur terre et d’autres… moins. D’un côté c’est grâce à eux que j’ai arrêté de complexer sur mon apparence, que j’ai réalisé pour la première fois que je pouvais agir pour que nos droits soient respectés et que j’ai fait des rencontres fantastiques. Mais de l’autre… certains ne connaissent pas le sens du mot « modération ». Ils sont trop agressifs et déversent leur haine envers les non-mutants à tout bout de champ. Comment tu veux qu’on soit un jour pris au sérieux si notre seul argument c’est de taper dans le tas ? Et puis bon, qu’ils changent de disque, quoi. Entendre à longueur de journée « Les humains c’est nul », ça saoule. Surtout vu que la majorité de ma famille (mon autre famille) est simplement humaine.

- C'est quoi tes passe-temps, dans la vie ? Depuis que j’ai commencé ma thèse, j’ai l’impression qu’elle remplit chaque instant de mon temps libre. Pourtant, j’ai d’autres hobbies en temps normal. Je fais de la gymnastique depuis que je suis gosse et de la natation depuis mon adolescence. En été, j’ai d’ailleurs souvent fait maître-nageur sauveteur dans une des piscines de la ville ou à la côte.

- Une journée normale, pour toi, ça ressemble à quoi ? Une journée de semaine ou de week-end ? En semaine je donne quatre à huit heures de cours par jour (ça dépend du jour de la semaine) et je passe le reste à l’université à travailler sur ma thèse ou à donner/corriger des TPs. Le week-end je prépare mes cours, je corrige d’éventuels devoirs et interros, je travaille sur ma thèse (encore !) et je m’arrange pour voir ma famille et mes amis de temps en temps. J’essaie aussi de passer à la piscine et/ou à la salle de gym au moins une fois par semaine.

- Si tu pouvais passer dans le journal de 20h, qu'aurais-tu à dire ? Passer dans le journal de 20h ? Euh… On brûle quelques étapes, là, non ? Je viens à peine de commencer ma thèse, alors d’ici à ce que je fasse une découverte qui aie une chance de passer aux infos, j’ai le temps.

- Si tu pouvais devenir mutant (si t'es humain) ou humain (si t'es mutant), tu le ferais ? Pas fou ? Je suis très bien comme je suis, merci bien ! Ça a déjà mis assez de temps avant que je m’accepte, alors maintenant je n’ai aucune envie de recommencer le processus en sens inverse. Déjà rien que me teindre les cheveux m’a bien embêtée.
 


 

7 juillet 1995

Pour mon anniversaire, Opa m’a donné un beau stylo ! Il a dit qu’à 7 ans je suis assez grande pour écrire avec un stylo et pas avec un crayon. Mais ça bave un peu quand j’essaie d’écrire. Mama m’a dit de m’entrainer pour que ça bave plus. Alors je vais écrire chaque jour ce qu’il s’est passé avec le stylo.

Aujourd’hui, Opa et Oma sont venus pour mon anniversaire. Großmama va venir la semaine prochaine. Mama a fait un grand gâteau au chocolat et Elli et moi on a pu prendre deux bouts ! Niko il pouvait pas parce qu’il est trop petit. Elli a voulu prendre un troisième bout parce qu’elle est plus grande que moi, mais Papa a dit non. Elle a que trois ans de plus que moi, c’est pas beaucoup ! C’est pas comme Niko qui a quatre ans de moins que moi.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! Mais ça bave toujours.

17 mai 1997

On va déménager ! Le travail de Papa a dit qu’il doit aller à Berlin et Papa et Mama ont dit qu’on va tous y aller. Opa et Oma ont demandé à Papa et Mama de promettre qu’on reviendra pour Noël, même si Berlin c’est loin de Hanovre et Papa et Mama ont promis. Tant mieux : j’ai mes amis à Hanovre et je veux pas qu’ils m’oublient. Großmama était fâchée quand on lui a dit. Elle a dit que Berlin c’est là qu’il y a les Russes. Papa a dit qu’on allait à l’ouest, pas à l’est et que de toute façon le mur est tombé. Je sais pas de quel mur il parle, mais Elli dit que c’est celui qu’on voit à la télévision tous les ans et que c’est pour ça qu’il y a pas école le 3 octobre. Elli a l’air contente de déménager. Moi je veux voir Berlin, mais je veux pas quitter Hanovre. Mais c’est pas possible de faire les deux. Enfin, on déménage pendant les grandes vacances. Ça me laisse un peu de temps avec mes amis.

23 juillet 1997

On est arrivés à Berlin et la maison est super grande ! Et Großmama s’est trompée : les gens parlent allemand ici, pas russe. Je vais lui envoyer une lettre pour lui dire, comme ça elle sera plus fâchée sur Papa.

8 août 1998

Mes cheveux font des trucs bizarres. Normalement ils sont bruns, mais la semaine passée je me suis réveillée avec les cheveux blonds ! Et deux jours après ils étaient roux et puis pendant la journée ils sont devenus noirs ! Et après ça ils ont pas arrêté de changer, parfois plusieurs fois par jour ! Parfois c’est des couleurs normales, mais parfois c’est rouge, vert, bleu, jaune, mauve… C’est pas des cheveux, c’est un arc-en-ciel ! Puis parfois ça clignote et ça fait rire Niko qui essaie de suivre. Et hier soir ils se sont mis à faire de la lumière !

Papa et Mama disent que c’est pas grave, que c’est normal. Ils disent que chez certaines personnes le corps change sans prévenir et que même si ça surprend, il faut pas avoir peur. Elli et Niko trouvent ça chouette et ils essaient de deviner quelle couleur mes cheveux vont prendre après. Elli dit qu’elle est jalouse parce que Papa et Mama la laisseraient jamais se teindre les cheveux comme ça, mais que moi ils l’acceptent parce que mes cheveux se teignent tout seuls. Elle m’a laissé porter sa robe préférée parce qu’elle est de toutes les couleurs et du coup ça va bien avec mes cheveux, même s’ils changent tout d’un coup de couleur.

Tout le monde a l’air de trouver ça chouette mes cheveux, mais moi j’aime pas. L’année passée, les gens de ma classe étaient méchants avec Anna parce qu’elle avait un appareil dentaire et j’ai peur qu’ils soient méchants avec moi l’année prochaine. En plus je suis nouvelle, j’ai pas encore des amis comme à Hanovre.

30 août 1998

Mama a dit oui pour me teindre les cheveux ! Elle a dit qu’elle trouve ça dommage, mais qu’elle veut pas que j’aie peur à l’école. Elle dit que l’important c’est que moi je me sente bien, pas ce que les autres pensent. Maintenant j’ai les cheveux bruns comme avant. On a aussi été acheter des bracelets et des foulards pour cacher les marques sur mon corps.

28 mars 2002

On va encore déménager ! Et cette fois on ne reste même pas en Allemagne, non : Papa a été muté aux Etats-Unis, à New York ! Elli, Niko et moi on a hâte : on va voir New York en vrai, pas que dans les films ! Bon, c’est dommage parce qu’on va (de nouveau) devoir quitter nos amis, mais on pourra s’écrire. J’ai gardé le contact avec mes amis de Hanovre, même si on ne se voit que deux fois par an.

Par contre cette fois, il n’y a pas que Großmama qui était contre le déménagement : Opa et Oma s’y sont mis aussi ! Ils nous ont interdit de mettre les pieds dans un gratte-ciel. Je pense qu’ils ont peur qu’il y ait de nouveau des tours qui s’effondrent comme il y a quelques mois. À mon avis, ça mettra longtemps avant qu’ils se fassent à l’idée. Au moins, on leur a promis de rentrer à Noël, comme avant. Ça doit aider un peu quand même.

Bon, même si on est déjà tous en train de se préparer à déménager, ça va encore prendre plusieurs mois : on ne déménage pas avant cet été. Avant ça, il faut faire toutes les démarches administratives, trouver une maison, trouver une école pour Elli, Niko et moi, Mama doit trouver du travail à New York… Et puis on doit aussi finir l’année scolaire ici, parce que ça serait trop dur de commencer au milieu de l’année là-bas. Papa et Mama veulent aussi qu’on travaille notre anglais en regardant des films et en lisant des livres. Mon anglais est déjà bon, pourtant : j’ai toujours des bons points. Bon, moins qu’en chimie, mais pas mauvais quand même. Et Niko est encore meilleur que moi. Bon, Elli, par contre… Les langues et elle, ça fait deux.

17 juillet 2002

Ça y est : on est arrivés à New York ! La maison est moins grande qu’à Berlin, mais elle est dans un coin calme et on a même un jardin. J’ai vu le centre-ville quand on est arrivés, et franchement on a de la chance d’avoir un peu d’air. Mais sinon, c’est comment New York ? C’est. Trop. Bien. On a vraiment l’impression d’être dans un film : il y a même quelques décors qu’on a reconnus ! Normalement on ira voir Times Square d’ici quelques jours, quand on aura fini de déballer les cartons. Et il y a plein d’autres endroits à aller voir après : on a fait une liste ! Heureusement que les vacances durent encore un certain temps.

Oh, au fait, j’avais dit que mon anglais était déjà assez bon ? Ha. Ha. Heureusement que les parents nous ont poussés à nous entrainer avec des films et des livres, parce que même comme ça c’est pas toujours évident de comprendre les gens ici. Ils parlent vite, ils utilisent des mots que je ne connais pas, leur accent est différent de ce à quoi je suis habituée… Bref, c’est très différent de mes cours. Peut-être parce que mes profs venaient d’Angleterre. Après tout, déjà quand on a été en Autriche j’avais parfois du mal à comprendre certains mots, et il y a pas un océan qui nous sépare !

8 septembre 2002

Rentrée scolaire aux Etats-Unis : check ! Les gens de ma classe sont sympas et quand je ne comprends pas parce qu’ils parlent trop vite, ils répètent plus lentement. Ils se sont un peu moqués de mon accent, mais pas méchamment. Elli et Niko aussi ont l’air contents de leur rentrée. Ce qui est marrant, c’est qu’on doit tous préparer un exposé pour le cours d’anglais et c’est nos profs qui décidaient le thème. Et on s’est tous retrouvés à devoir présenter l’Allemagne. Quelle originalité ! Enfin, au moins on pourra travailler ensemble, ça nous fera moins de travail. Et puis ça comblera peut-être les lacunes de certains de notre classe, parce que j’ai comme l’impression qu’ils mélangent un peu tous les pays d’Europe. Bon, c’est vrai que je me moque, je me moque… mais retenir les pays d’Amérique du Nord c’est plus facile pour moi. Là où je vais moins rigoler, c’est quand je devrai apprendre les états des Etats-Unis. Dire que je trouvais que les seize Länder c’était beaucoup…

8 juin 2004

Je pensais que mes cheveux et mes marques étaient la seule chose bizarre chez moi, mais apparemment il y a plus : je suis immunisée contre la noyade. Comment je le sais ? Comme beaucoup de découvertes scientifiques : un incident imprévu qui fait découvrir de nouvelles données dont j’ai tiré les conclusions. J’ai été faire de la plongée avec des amis ce week-end et mes bouteilles ont brusquement arrêté de fonctionner. C’est moi qui nageais derrière et le temps que je réalise le problème, les deux autres s’étaient éloignés. Merci les eaux troubles : je ne les voyais plus. J’ai failli paniquer, parce qu’on était trop profond pour que je remonte rapidement à la surface. J’ai commencé à nager vers le haut quand même, mais quand je suis arrivée à la surface et que j’ai enlevé mon masque, j’ai remarqué que… je n’étais pas à bout de souffle. Je ne sais pas combien de temps j’ai retenu mon souffle, mais c’est bien plus longtemps que ce que je croyais possible.

Les deux autres ont fini par réaliser qu’il y avait un problème et quand ils m’ont retrouvée on a été changer mes bouteilles. Je préférais ne pas prendre de risques. Mais depuis j’ai essayé de retenir ma respiration, juste pour voir et… ça ne me fait rien. J’ai essayé une minute, deux, trois, cinq… Je ne suis même pas un peu essoufflée ! Le record mondial d’apnée est aux environs de vingt minutes… peut-être que je le briserai un jour ? Mais je préfère faire mes essais de manière progressive, on ne sait jamais.

24 août 2006

C’est officiel : je suis inscrite à la faculté de chimie de l’université de New York ! Les cours commencent dans quelques jours, mais avant ça il y a l’orientation, les événements pour faire connaissance avec le campus et les autres étudiants… Ce qui est marrant, c’est de voir ceux qui débarquent de l’autre bout des US (ou du monde !) et qui sont complètement perdus, autant que moi il y a quatre ans. Bon, je ne vais pas m’attarder : il y a une soirée organisée par ma faculté ce soir.

30 novembre 2006

J’ai eu la peur de ma vie aujourd’hui. Entre les cours et mes sorties étudiantes, ça fait un moment que je n’ai pas été chez le coiffeur pour refaire ma couleur. Du coup on commence à voir des repousses. Rien de dramatique… sauf qu’aujourd’hui mes cheveux ont commencé à se prendre pour des stroboscopes en plein pendant un cours et le gars derrière moi l’a vu. Je pense qu’il sait quel chemin je prends pour rentrer, parce qu’il m’attendait pile dans la rue la moins fréquentée. Je me suis pris quelques coups, puis il a essayé de m’étrangler tout en m’insultant tout le long. D’accord, il n’avait aucune chance de me faire suffoquer, n’empêche qu’il serrait ma gorge à m’en faire mal et pendant un moment j’ai même eu peur qu’il me brise le cou. C’est possible, ça ?

Puis il y a eu un sacré retournement de la situation. Il s’est pris un coup, il m’a lâchée et le temps que je reprenne mes esprits, il était inconscient par terre. Je ne sais pas s’il était mort ou vivant et… je pense que je ne veux pas savoir. C’est là que j’ai appris que je n’étais pas seule. Enfin, je sais depuis longtemps qu’il y a d’autres mutants, mais je n’en avais jamais rencontré. Il paraît qu’il y en a certains qui se regroupent pour se serrer les coudes, pour aider ceux qui débarquent à maîtriser leurs capacités et… pour ne pas être seul face à l’intolérance des non-mutants. On m’a donné une adresse où je pouvais les trouver. J’ai bien envie d’aller les voir. Même si j’aime ma famille, j’ai envie de rencontrer des gens qui ont traversé la même galère que moi.

12 janvier 2012

Waouw, ça fait un bail que je n’ai plus pris le temps d’écrire comme ça. Sans doute parce que ça fait un bail que je n’en ai plus eu besoin. Ecrire m’a toujours aidée à faire le tri dans mes idées quand j’ai du mal à y voir clair. Et là, c’est un sacré sac de nœuds. Il vaut mieux que je reprenne le fil depuis la dernière fois où j’ai écrit, je pense.

J’ai été voir ces mutants dont on m’avait parlé. J’ai attendu que mes examens soient finis, histoire de ne pas me laisser distraire, puis j’ai été toquer à l’adresse que j’avais reçue. Eh bien on ne s’est pas fichu de moi : c’est vraiment comme une famille. J’ai tout de suite été accueillie comme si ma place parmi eux était une évidence. Et pour eux, elle l’était. D’accord, au début sa surprend un peu de se faire appeler « sœur » (ça fait un peu religion ou secte comme terme), mais en fait c’est logique. Beaucoup n’ont tout simplement pas d’autre famille et l’amitié est comme un lien familial pour eux. Je pense que je n’ai jamais été aussi rapidement à l’aise parmi un groupe d’inconnus, et pourtant après deux déménagements je commence à avoir l’habitude d’être la petite nouvelle quelque part.

La première chose qui m’a fascinée chez ces mutants (mis à part leur accueil chaleureux), c’est qu’aucun d’entre eux ne se cache. Ils n’ont pas honte de leur apparence et ils n’ont pas peur du regard des gens « normaux ». Même ceux qui ont le corps entier d’une couleur farfelue, des excroissances inattendues ou un physique partiellement animal l’assument sans complexes. J’avais l’impression d’enfin être à ma place. J’ai encore hésité près de deux mois, puis j’ai sauté le pas : j’ai fait enlever la teinture de mes cheveux et j’ai arrêté de cacher mes marques. Les couleurs changeantes ont beaucoup amusé certains de mes frères et sœurs, comme elles avaient amusé Elli et Nikko quand j’étais petite. J’ai commencé à les aimer moi aussi, à attendre avec impatience le prochain changement par simple curiosité et à me réjouir quand mes cheveux prenaient des teintes hors du commun. J’ai recommencé à porter des vêtements avec des couleurs nombreuses et vives. Pour la première fois depuis que ma mutation s’est manifestée, j’étais vraiment bien dans ma peau.

En parallèle, je continuais mes études forcément, mais j’ai aussi commencé à m’intéresser de plus près à la racine du problème. Tout ce temps où j’avais peur de ce que penseraient les autres, peur de les entendre chuchoter dans mon dos, peur des représailles… Eh bien j’avais tort. Je n’avais pas à me cacher et à subir leurs préjugés stupides. Je n’étais pas une erreur de la nature, au contraire : j’étais l’incarnation de l’évolution. Et plus j’en apprenais, plus je voyais les injustices que subissaient de trop nombreux mutants. Il y a ceux qui veulent qu’on soit identifiés et régulés, voire pucés comme des bêtes sauvages, bien sûr. Mais il y a aussi tellement d’injustices moins visibles et pourtant aussi douloureuses. L’étudiant mutant recalé pour un cours ou une bourse alors qu’un non-mutant serait passé. Le mutant écarté pendant l’entretien d’embauche. Le mutant à qui l’accès à un restaurant, un club ou que sais-je est refusé. J’en passe, et des meilleures ! Et il y a la violence, aussi. Verbale, mais aussi physique, des attaques bêtes et méchantes comme celles que j’ai subies. Les autres m’ont appris à me battre pour que je puisse moi aussi venir en aide à mes frères et sœurs en détresse, d’ailleurs. Être gymnaste depuis mon enfance m’a bien servi pour cette partie-là. Petit à petit, j’ai commencé à m’engager de plus en plus pour rectifier les torts causés.

Et ma famille, mon autre famille, dans tout ça ? Je continuais à les voir, bien sûr. Pas aussi souvent que quand j’habitais à la maison, mais j’étais majeure (d’abord seulement en Europe, mais après aussi aux US). Ils s’attendaient à ce que je quitte le nid un jour où l’autre. Et ils étaient contents pour moi, contents que je sois enfin à l’aise avec ma mutation. Mama m’a dit un jour que rien que me voir aussi heureuse était la preuve que le déménagement à New York était une bonne décision. Ils savaient que j’avais rencontré d’autres mutants, mais je ne leur ai jamais parlé en détail de la Confrérie. Papa m’a demandé un jour si les gens que je connaissais étaient les X-Men, et j’ai dit que non, que c’était un autre groupe. Je n’ai pas parlé de Magnéto : je pense qu’ils se seraient inquiétés.

Mais ça a sacrément dérapé il y a quelques jours. J’ai aperçu de loin quelques-uns de mes frères et sœurs qui avaient l’air pris dans une mêlée et j’ai voulu aller les aider. Sauf qu’en fait de mêlée ils étaient à cinq contre un contre un non-mutant qui ne devait pas être plus qu’un adolescent. Comme des lâches. Il devait avoir à peine quelques années de moins que Niko, merde quoi. Sur le coup ils ne valaient pas mieux que les ordures contre qui nous nous rebellions. J’ai brisé le cercle et je les ai engueulés. Les esprits se sont encore plus échauffés, mais heureusement on n’en est pas venus aux mains. Ils ont fini par partir et me laisser avec leur victime. Je l’ai emmené aux urgences en scooter pour qu’il puisse se faire recoudre l’arcade sourcilière. Il a eu l’air de comprendre que je ne lui voulais pas de mal, mais je pense qu’il est traumatisé des mutants à vie. C’est pas comme ça qu’on va changer les mentalités.

J’ai été tellement heureuse d’être enfin acceptée comme j’étais que je suis restée volontairement aveugle sur certains points. La Confrérie lutte contre la haine et la violence des non-mutants envers nous, mais hait et agresse tout autant les non-mutants que l’inverse. Je suis prête à me battre pour que mes droits en tant qu’individu soient reconnus, mais je ne veux pas tomber dans un cercle vicieux de violence gratuite sans autre but que de se défouler. Trop de mes frères et sœurs sont incapables de nuancer, incapables de faire la différence entre nos véritables ennemis et le reste qui veut simplement vivre sa vie. Au moins, maintenant j’ai ouvert les yeux. Mais il faut que je décide ce que je vais faire maintenant… et ça, je n’en ai pas la moindre idée.

17 juin 2013

J’ai été acceptée comme doctorante en biochimie à l’université de New York. J’ai hâte de retrouver le campus au début du semestre prochain : il m’avait manqué. Mais ce n’est pas la seule nouveauté de la rentrée prochaine. J’ai été engagée par mon ancienne école pour donner cours de biologie et de chimie. Ça va me faire bizarre d’y remettre les pieds, mais j’ai un peu hâte aussi. Je suis curieuse de rencontrer mes élèves et j’espère leur transmettre ma passion pour ces matières. Heureusement mon anglais s’est nettement amélioré depuis mon arrivée à New York. Je ne me débarrasserai jamais totalement de mon accent, mais il est devenu franchement discret au fil des ans. Ça fait déjà un potentiel problème de compréhension en moins.

J’ai aussi recommencé à me teindre les cheveux. J’ai longuement hésité, mais je pense que c’est encore le meilleur moyen d’éviter les ennuis avec mes futurs élèves et leurs parents. Lâche ? Peut-être, mais pour le moment j’ai envie d’un peu de calme le temps de faire le point et de mener à bien mes autres projets. Mes cheveux changeants me manquent et mon reflet me paraît terne.

Pour ce qui est de mes frères et sœurs mutants, la situation en est au point mort depuis quelques mois. J’ai été mettre les choses à plat avec certains d’entre eux quelques jours après l’incident, puis j’ai pris mes distances. Il me fallait ça pour prendre un peu de recul. La plupart a respecté mes souhaits, les autres je les ai remballés. J’ai renoué quelques contacts une fois que j’ai réussi à avoir les idées plus claires, mais je passe moins de temps avec eux. Je participe encore de temps en temps à des actions contre ceux qui voudraient nous contrôler ou nous détruire, mais moins souvent. Je pense que certains m’en veulent, mais d’autres comprennent. Ou du moins, ils respectent ma décision. Après tout, nous nous battons pour conserver notre autonomie et notre indépendance, ils seraient mal venus de tenter de me les retirer.
 

 




Dernière édition par Mey le Jeu 8 Aoû 2019 - 23:46, édité 3 fois


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MessageSujet: Re: Ca y est, j'ai craqué...   Ca y est, j'ai craqué... EmptyDim 14 Avr 2019 - 22:21
Alyaa a dit :
Amagad ce perso luv fou scream

Hem. Pardon. Déjà bienvenue. Officiellement pleased as punch
Et donc… Ce perso fou J'adore. Elle est super touchante et l'histoire est super bien racontée ! Je l'ai dévoré et j'ai maintenant envie de tout savoir d'elle et de l'avenir qui les attend, elle et son fils 8D
Et y a bien sûr aucun soucis avec la fortune renouvelée des deux familles pleased as punch

Tout ça pour dire sans tergiverser ou maintenanir un suspens inutile que tu es validée *555




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MessageSujet: Re: Ca y est, j'ai craqué...   Ca y est, j'ai craqué... EmptyDim 14 Avr 2019 - 23:27
Siparti a dit :
Tout pareil de mon côté ! J'ai lu l'histoire en un seul trait (d'ailleurs pour ça que j'suis bien silencieuse sur le discord soudainement bwahaha). En fait ça me fait limite culpabiliser que j'ai un perso qui aurait crié pensé très fort "MORT AU DEMON" à la vue du bébé plumé stare T'as des supporters dans la tribune, Yeva !

Et sinon je sais que je m'emporte vu que tu viens d'arriver itou mais j'ai déjà hâte de voir ce que tu vas nous fabriquer comme autres persos si le temps te le permet kissy

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Mey a dit :
Merciii à vous deux, contente de voir que Yeva plaît et merci pour la validation éclair! :) Je m'y suis déjà attachée en tout cas. ^^ Et pour ce qui est de hurler "Mort au démon!", ben... ses propres grands-parents réagiraient comme ça, donc bon. xD




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MessageSujet: Re: Ca y est, j'ai craqué...   Ca y est, j'ai craqué... EmptySam 22 Juin 2019 - 23:37
Alyaa a dit :
Amagad XD Petit florilège non-exhaustif de ce qui m'a fait rire dans cette présentation XD
Citation :
(…) Hého, ça va ? T’as l’air un peu pâle. T’as avalé de travers ?
(…) n’importe quel troll débile (oui, c’est un pléonasme)
(…) Oui, une exploration armée, c’est quoi le problème ?
(…) Et avant que tu fasses une réflexion débile : oui, j’ai un cœur figure-toi.
(…) Et puis, tu t’en tires bien : tu vas passer une nuit horrible et la journée de demain ne sera pas géniale non plus (…)

J'adore cette nana, elle promet du lourd en RP ! Pis chuis curieuse d'un RP frère-sœur, maintenant XD
Brefeuh. J'ai rien à redire (évidemment, j'ai envie de dire) et donc : validéééééée ! fou




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MessageSujet: Re: Ca y est, j'ai craqué...   Ca y est, j'ai craqué... EmptySam 22 Juin 2019 - 23:43
Mey a dit :
Wouhou, ravie que Larae plaise! Elle me fait déjà bien rire à jouer, même uniquement pour une présentation. :D

Merciiii pour la validation-éclair malgré les pavés que j'ai pondus!




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MessageSujet: Re: Ca y est, j'ai craqué...   Ca y est, j'ai craqué... EmptySam 22 Juin 2019 - 23:49
Alyaa a dit :
Ahah, j'avoue ! J'ai eu peur de me faire doubler par Sip pendant que je lisais XD (elle lit aussi vite que Flash et moi comme un élève de CP en comparaison XD)

En tout cas, je veux bien croire que tu te marres à jouer Larae ! Rien que le monologue de la prés', ça vaut le détour XD
Mumuse-toi bien bwahaha


P.S.: ah par contre, je viens de voir que l'image de la fiche de perso du profil ne fonctionne pas. C'est que chez moi ou bien ? **
Comment ça, j'ai même pas vérifié avant ? Tchut ! Celui qui insiste là-dessus, je lui envoie Larae x)




Sauve le poussin : vote !
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MessageSujet: Re: Ca y est, j'ai craqué...   Ca y est, j'ai craqué... EmptySam 22 Juin 2019 - 23:59
Stanéria a dit :
Mode Stan : Yeaaaaaah !!! Elle est excellente Lara ! Mieux que je l'avais imaginée ! Je l'aime déjà !! fou

Mode Stej : "Oh bordel..." doh!


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Mey
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MessageSujet: Re: Ca y est, j'ai craqué...   Ca y est, j'ai craqué... EmptyDim 23 Juin 2019 - 0:05
Mey a dit :
Mode Mey : Pour l'image de perso, j'ai dû faire une faute dans le code la première fois, mais c'est normalement rectifié. :) Et je suis ravie que Larae te plaise, Stan, vu que ça aurait été un peu dommage sinon. x)

Mode Larae : Salut, Morpion, encore en train de faire l'école buissonnière?




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Siparti
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MessageSujet: Re: Ca y est, j'ai craqué...   Ca y est, j'ai craqué... EmptyDim 23 Juin 2019 - 11:26
Siparti a dit :
Citation :
Je dis bien « armure », hein, pas combinaison moulante ridicule comme certains s’amusent à porter. L’armure a quand même une certaine épaisseur, sinon elle protégerait pas grand-chose.

En gros elle sort pas de suite d'un MMO bwahaha

Citation :
(Oui parce que son truc c’est l’arc. Trop peur de se salir ou de se décoiffer en allant au contact, sans doute.)

Cet famille... wtf

Bon j'ai arrêté les quotes là parce qu'il y a beaucoup de passages qui m'ont fait marré et j'me suis vite réalisé que j'étais qu'au début de ton histoire (/spaceship). Mais c'était fun ! J'sais pas si j'étais cap de le lire encore hier soir à 1 AM donc heureusement que j'ai reporté au lendemain, mais je vois qu'Alyaa est passé aussi What a Face

Raaah, ça donne envie de créer des personnages toussa.


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MessageSujet: Re: Ca y est, j'ai craqué...   Ca y est, j'ai craqué... EmptyDim 23 Juin 2019 - 12:56
Mey a dit :
Elle sort des Enfers, MMO elle sait pas où c'est. :P /PAN/ Et oui, c'est une sacrée famille les Niraen, pas un pour racheter l'autre. x) Le leitmotiv, c'est plutôt "Famille, je vous hais."

Contente que tu aies apprécié le perso (ou en tout cas sa manière de parler), en tout cas! :D




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Siparti
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MessageSujet: Re: Ca y est, j'ai craqué...   Ca y est, j'ai craqué... EmptyVen 9 Aoû 2019 - 11:08
Siparti a dit :
J'étais déjà partie lire avant que t'aies confirmé pour gagner du temps (VU QUE JE SAVAIS QUE CA ALLAIT ÊTRE LONG). Et bien je peux te valider 20 minutes plus tard gaga Temps de lecture. J'ai pas de questions et pas de remarques, c'est aaaall gooood. Et ça me donne envie de faire plein de RP Flashback avec Dalton et Katja giligili


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MessageSujet: Re: Ca y est, j'ai craqué...   Ca y est, j'ai craqué... EmptyVen 9 Aoû 2019 - 11:14
Mey a dit :
Wouhou! Contente que Katja passe et navrée pour la longueur. ^^

Je suis partante pour des FB quand tu veux (même en anglais si tu veux vu qu'ils sont à NY quand même :P )




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MessageSujet: Re: Ca y est, j'ai craqué...   Ca y est, j'ai craqué... EmptyVen 9 Aoû 2019 - 11:16
Siparti a dit :
Mey, t'es parfaite  Caillou  J'ai hâte de développer tout ça, muhahaha.


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MessageSujet: Re: Ca y est, j'ai craqué...   Ca y est, j'ai craqué... EmptySam 12 Oct 2019 - 17:27
Siparti a dit :
Double poste, gniark gniark gniark.
Juste pour valider, évidemment. Vas-y, mon enfant. Deviens avocate renommée !


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MessageSujet: Re: Ca y est, j'ai craqué...   Ca y est, j'ai craqué... EmptySam 12 Oct 2019 - 17:28
Mey a dit :
Weeehee ! Merci beaucoup pour votre bénédiction m'dame !




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