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Personne n'est parfait....
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Djerin
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Masculin
Age : 20
Nombre de messages : 3780
Date d'inscription : 18/06/2014
Crédit avatar : Cayocwa

Vos Personnages
Personnages:
PersonnagesPerso 1Perso 2Perso 3Perso 4Perso 5Perso 6Perso 7Perso 8
Prénom & âgeNati, 19 ansDjana, 31 ansSiegfried, 27 ansDimitri, 26 ansDjerin, 25 ansKarasu, 33 ans
Nano. MondeBruxiaAlpha PerduX-menChimèreZombielandChimères
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MessageSujet: Personne n'est parfait....    Mer 18 Juin 2014 - 18:12
Djerin Rashkae a dit :
Rappel du premier message :


Prénom : Hugo
Age : 20 ans
Activités : Une seule ^^
Centres d'intérêts : (/!\ ceci est liste non-exhaustive dont l'ordre n'a aucun rapport avec la préférence /!\) Le RP, la voile, le médiéval, les jeux vidéos, la lecture, le cinéma, le rire, les fille/femmes (personne n'est parfait), la recherche du sens de l'avis (pour l'instant tout porte à penser que c'est vers la gauche), les amis (les vrais, les autres sont sans réelle importance si ce n'est leur capacité à rejoindre les premiers). Ya sûrement plein d'autres trucs, mais j'ai oublié....
Où j'ai trouvé le forum : Mon frangin qui m'a conseillé d'aller voir un truc dont le nom ne me disait rien. Je vais voir, et je prend une claque en pleine gueule (Façon de parler bien sur)
Un petit mot pour Nano. ? : HELL YEAH (oui, paske l'enfer s'est ramené depuis la dernière fois)
Activité à Prévoir : Heuuuuuu..... Une orgie de câlins tout doux?



○ Prénom et Nom : Nathanaëlle Japseck, mais on m'appelle Nati
○ Age : 19 ans
○ Race : Humain
• Campus : Nefertiri
• Spécialité : Électronique, mécanique et informatique.
 


 

 

  - Grand ou petit ? Ou entre les deux ?  Je me débrouille pas trop mal, je tourne à peine en dessous d'1m60... ET LE PREMIER QUI ME DIT QUE JE SUIS PETITE JE LUI DÉFONCE SES MOLAIRES AVEC MA CLEF ANGLAISE!!! Non? Personne? Tant mieux....
A part ça, je suis une blonde plutôt fine (Nathaniel dirait squelettiquement athlétique). J'aime mes cheveux longs, je trouve la sensation agréable, mais par contre c'est pas le pieds pour bosser aussi j'ai tendance à les attacher. Ça évite qu'ils se prennent partout...
 
  - T’as des signes particuliers ?  Pas vraiment non, mes yeux bruns tellement clairs qu'ils ont l'air jaunes orangés, mais bon, quand on se trouve dans un lieu où la moitié des gens (celle que je ne vois pas) sont tous bizarres et ultra originaux, je suis invisible.... Mon sale caractère peut-il être considéré comme un signe particulier?
 
  - Décris-nous un peu ton style vestimentaire :  J'aime les choses utilitaires et pratiques. Pour le haut, je prédomine sur des gilets cours sans manches, avec parfois une ou deux poches, quand je dois esquiver un truc qui explose, autant le faire avec souplesse. Faut juste pas espérer être protégée si sa touche. J'ai aussi toujours une paire de gants isolants et de canons d'avant-bras renforcés, avec des lanières pour porter les choses avec mes bras et pas mes poignets. Pour le bas c'est différent. Je porte des pantalons lourds sur lesquels je fixe toutes les pochettes d'outils en étages. Au final, un pantalon tout équipé pèse dans les cinq à sept kilos. Un peu plus s'y j'accroche ma sacoche d'ordi. Faudrait qu'un de ces quatre j'investisse dans des bretelles. Je protège le tout avec un genre de tablier épais, ça ressemble plus à une cape de fesse mais j'aime pas cette expression. Ya des trucs chers dans le lot, je voudrais pas qu'un éclat m’abîme un truc comme ma visseuse à percussion. (Bon, Nath arrête pas de me dire que je devrais penser plus à moi qu'à mon matos, mais moi je repousse et je me répare... Enfin, un peu)
 
  - Y a-t-il un objet que tu portes toujours sur toi ?  Ben mes outils, c'est mon taf de bricoler, j'aurais l'air fine si je me ramenait les mains dans les poches. Mon baladeur aussi, avec mon casque. Parce que rien ne vaut du métal symphonique à pleine basses lorsqu'on bosse sur une machine à laver récalcitrante.
 
   
 

- C’est quoi la matière qui t'intéresse le plus/le moins à l’école ? Ben tout m'emmerde en fait... Parce que moi l'école j'en suis partie à 16 ans. J'en avais plus rien à foutre depuis longtemps. Je savais ce que je voulais faire. Du bricolage, et retrouver Nathaniel. C'est tout. (Mais au collège j'aimais bien la techno et la physique)

- As-tu gardé des liens avec des gens extérieurs à Bruxia ? Genre ma famille? Je crois même pas qu'ils se soient aperçus de mon absence. Sauf si la machine à laver est tombée en panne. Mais peu probable, quand je répare un truc, il tombe plus jamais en panne... Enfin généralement.

- Que penses-tu de Favelras et de la légende selon laquelle Julio est de retour ? Toute ces histoires de magie, de démons et d'autres esprits... J'en ai un peu rien à carrer. Tant que j'aurais pas trouver le moyen de créer un truc pour voir les esprit comme les shamans du moins.  Après, on verra, la technologie c'est capable de tout, non? Pourquoi pas aspirer les esprits comme dans Ghost Busters?

- Les gens, s’ils doivent te décrire en trois mots, ils disent quoi d’habitude ? Bricoleuse, bagarreuse, un peu suicidaire. Ce dernier point c'est parce que je suis arrivée depuis à peine trois ans et que j'ai déjà fait sauter quatre fois mon laboratoire... Un détail. Même si depuis ils m'ont relogés dans un bâtiment séparé.

- Une journée normale, pour toi, ça ressemble à quoi ? Ben... Levée avec le soleil, enfin quand il arrive à percer mes paupières.... à travers mes volets... Bon d'accord, je fais souvent l'a grasse mat, voila vous êtes contents? Après je vais remplir tout les contrat que j'ai pour la journée, j'ai mon phone allumé H24 pour les urgences, mais sinon j'ai un agenda réglé par internet. J'ai rien à faire que rejoindre les emplacement de travail et de faire mon job avant d'encaisser la monnaie. C'est alimentaire, mais c'est toujours agréable de tomber sur une affaire un peu originale, genre un type qu'à un nourrisseur de piranha automatique qui déconne. Je vous parlerais pas des plus salaces, j'ai une clause de confidentialité dans mon contrat. En fin d'arpèm je vais faire mon sport quotidien, comme je bouffe n'importe comment et un peu en continue, je dois pas mal de dépenser. Je m’intéresse aux sports de combats et aux arts-martiaux antique, comme l'escrime médiévale européenne ou le tir à l'arc. Et le soir, je m'amuse avec mes potes, majoritairement des amis de Nathaniel. Des fois j'en ramène un chez nous, ou je me réveille chez l'un d'entre eux (Bon ça j'évite un peu quand même. Nath et moi on est ouvert d'esprit, et on est plus des amis avec affinités ultra-proches qu'autre chose, mais je sais pas trop comment pensent les gens dans le coin par rapport à la fidélité du mariage tout ça...). Un peu plus souvent je finis la nuit avec Nathaniel, quand j'ai réussi à le faire boire assez où qu'il est autant dans le bon mood que moi. Bref, c'est la belle vie.


- Si tu étais M. Cumulo, que changerais-tu dans l’école ? Je dirais... moins de cours pour les élèves, comme ça je les verrais plus souvent. Et j'améliorerais la connexion de l'école. Parce que à mille sur du 20Go/s... on se traîne.
 


 

 Je suis née dans la banlieue Parisienne, il y a 19 ans et des poussière de cela. Les premières cinq années de ma vie... Je m'en rappelle pas trop à vrai dire. Des images vagues et c'est tout. Le premier vrai souvenir que j'ai, c'est ma rencontre avec Nathaniel, lors de mon entrée au CP, j'ai découvert ce garçon bizarre, avec son tatouage sur le visage, qui parlait à personne et qui surtout avait le même prénom (ou presque) que moi. J'étais pas non-plus la plus populaire. Personne m'emmerdait parce que je tapais plus fort que la plupart des garçons, mais j'avais pas trop d'ami. Il y avais Fatima qui me parlais un peu et Sama qui se mettait à coté de moi dans le bus, mais c'est tout. Et puis il y avais ce petit garçon, que j'avais vu dans le bus le matin, parce qu'il le prenait au même arrêt que moi. Je l'avais jamais vu avant, et je le trouvait intéressant. Du coup, à la récré, je suis allée le voir.

Cinq minutes plus tard on était tout les deux devant la maîtresse à se faire gronder. Lui avec un magnifique œil au beurre noir et moi avec une magnifique punition alors que c'est lui qui m'avait demandé en premier si j’étais un monstre imaginaire ou pas. Bon, heureusement, il s'est excusé. Non mais ho. Du coup le soir en rentrant, j'ai accepté qu'il s’assoie à coté de moi dans le bus, je suis même allé, à sa demande, jusqu'à l'accompagner chez lui pour expliquer à sa maman qu'il ne s'était pas battu et que c'était moi qui avait abîmé son visage. Elle à pas trouvé ça drôle. Enfin, si, au début, jusqu'à ce que Nathaniel dise pourquoi je me suis énervée. Là elle est devenue toute rigide et m'a demandé de partir. Le lendemain, dans le bus, Nathaniel avait une joue un peu enflée du coté de son œil au beurre noir, du coup je l'ai encore laissé s'asseoir à coté de moi.

Cinq ans après, en CM2, il s'asseyait toujours à coté de moi dans le bus, on était inséparables. Bon, lui était toujours pas très bavard et moi j'étais toujours castagneuse, mais on était comme les deux doigts de la main. On allait partout ensemble. Sauf au toilettes bien sur. On passait parfois le week-end chez lui, chez moi jamais, on était déjà trop nombreux dans l'appartement, alors un de plus. Jamais mes parent ne l'auraient laissé rentrer. Donc le soir on courrait sur le toit de l'immeuble pour compter les étoiles visibles. Jamais beaucoup, même l'été. On se faisait des promesses, comme quoi on allait se marier plus tard, qu'on se quitterait jamais, qu'on serait dans la même classe au collège. Je lui ai même promis que quand je construirait une fusée, il serait mon pilote d'essai. Et puis le collège est arrivé....

.... Et Nathaniel à disparu. Je revenais de vacances à la mer avec ma famille, une petite semaine sans nouvelles, et quand je suis arrivé, j'ai couru chez lui. Le nom sur la porte avait disparu et personne ne répondit jamais à la sonnette. J'ai appris par les voisins qu'il avait déménagé en deux jours soudainement et qu'ils n'avaient pas laissé d'adresse. Je passais les deux jours suivant sur la terrasse de mon appartement, enfermée sous un tas de carton, à pleurer toutes les larmes de mon corps. Ce ne fut que le jour de la rentrée que je me traînais faiblement hors de mon tas pour aller en cours, à moitié endormie. La journée passa en un éclair d'une lenteur abominable. Je n'en avais aucun souvenir le soir venu. Pareil le jour suivant et celui d'après. Mon esprit ne se réveilla que lors du cours de techno. Madame Langeas, une vieille dame fort sympathique, avait réussi à éveiller mon esprit par sa vision si ouverte de la technologie. Elle disait, ''la technologie, c'est comme la magie, mais en mieux, parce que ça existe.''

À compter de ce jour, le jeudi était devenu un jour sacré, elle nous apprenait des choses vraiment passionnantes sur les machines, les résistances, les programmes informatiques. Je crois bien que j'étais la seul à tout comprendre. En tout cas j'étais la seule que cela passionnait. Je courrais après la prof dans les couloirs pour lui poser des questions ou lui demander des idées. Chez moi je me mettais à accumuler des documents techniques, quelques outils (dont une bonne moitié subtilisés à mon père, l'autre moitié étant payées avec le fruit de mes larcins dans son porte-feuille), et à bricoler. J'ai réparé ainsi une dizaine de fois la machine à laver (comme je vous disais, ça tiens pas toujours indéfiniment), les lecteurs DVD et cassettes et même l'ordinateur d'un de mes cousin. L'année suivante, en cinquième, j'ai commencé à avoir des cours de physique en plus de la techno. Ce qui m'offrait encore pleins d'informations intéressantes.

C'est en troisième, à l'age de quatorze ans, presque quinze, que j'ai reçu la première lettre. Au dos se trouvait le nom de Nathaniel. Surprise, j'ai failli la jeter, je lui en voulait encore de m'avoir lâchée sans donner de nouvelles. À cette époque j'étais déjà pas mal calée et les cours de techno et de physique ne m'apprenaient plus rien depuis pas mal de temps. Mes notes n'étaient pas au rendez-vous, mais je m'en fichais, j'étais peut-être nulle en classe, mais tout mon quartier m'appelait pour réparer le matos électronique. Je faisais même un peu de mécanique quand j'avais le temps. Bon forcément c'était pas aussi facile que tout ce qui touchait à un programme ou à des composants, mais je m'en sortait bien quand même. Bref, cette lettre, je l'ai mise sur mon bureau, et je l'ai oubliée jusqu'au passage du brevet. Alors que je séchait les cours pour bidouiller un ventilateur pour ma chambre, je suis tombée par hasard sur cette lettre et sur trois de ses sœurs qui étaient arrivées entre temps. Ayant perdu le tournevis dont j'avais besoin, j'ai décidé de les lires. Qu'est ce que je risquait ?

Dans ces lettres, j'appris que Nathaniel avait été ''récupéré'' à l'age de onze ans pour rejoindre un genre d'école de magie et qu'il n'avait pas le droit d'en parler. Il me dit que pendant toute ses années il avait cherché un moyen de me prévenir mais que seulement maintenant il pouvait invoquer des esprit capable de m’amener ses lettres discrètement. Il me disait qu'à chacune de ses lettre, l'esprit resterait quelques jours dans ma chambre (l'idée me fit frissonner) pour récupérer une lettre que je poserais sur mon bureau. Il m'expliquait sa vie de shaman (le nom des gens qui traitent avec les esprits) et me racontait tout plein de choses sur sa vie dans cette école. Je l'enviait, et en même temps j'étais très heureuse de mon état actuel. Il m'apprit que ses parents ne l'avaient pas suivit, allant même jusqu'à le renier et l'oublier, donc qu'il vivait seul ou presque (parce qu'avec la proximité de tout le monde on est jamais seul). Dans sa dernière lettre il me proposait même de venir vivre avec lui (même s'il savait pas encore trop comment), ce que je ne pouvais pas faire. Déjà à cause de mes parents et puis parce que je devais rester à l'école jusqu'à mes seize ans. Donc je lui répondais. Sur du papier comme lui, et je lui racontais ma vie depuis son départ. Je mit la lettre dans une enveloppe et lorsque sa cinquième lettre arriva, je complétais la mienne et posait l'enveloppe sur mon bureau.

Le lendemain matin, elle avait disparu et un ''Message reçu'' avait été tracé dans la poussière. Ce matin la, toute l'immeuble fut sans doute réveillé par mes cris de joie. J'allais passer le brevet avec un sourire tellement grand sur les lèvres que je réussit à le transmettre à toute ma salle d’examen. J'étais heureuse. Mais ça m'a pas empêché de foirer ledit brevet lamentablement. C'est pas pour autant que je me suis démontée, j'ai passé l'année suivante redoublée à bûcher à moitié sur les cours et à moit... nan je déconne j'ai passé mon temps à bricoler en séchant les cours, j'ai fais un système de vidéo surveillance à énergie solaire pour ma chambre et un système d'alarme qui se mettait à hurler si quelqu'un entrait. Quand j'ai raté mon brevet pour la seconde fois (c'était évident que ça arriverait, non?), j'étais un peu inquiète quand à mon avenir. J'avais atteins la barre des seize ans à partir desquels on peut s'émanciper, et j'avais bien envie de me tirer. Mais pour aller où ? J'avais aucun pied à terre, et malgré mes ''petits talents'' je n'avais pas vraiment la possibilité de travailler.

Comme d'hab', c'est Nath qu'a trouvé la solution. Lui c'est le malin, moi je suis la bricoleuse/bagarreuse, ça a toujours été comme ça. Vu que j'avais seize ans et lui aussi, selon la loi française, on pouvait se marier. Ça me permettrait de venir habiter avec lui. Bon, faudrait évidemment donner le change, mais connaissant la nature de mes sentiments pour lui, ça ne serait pas dur du tout. Je lui rappelais dans ma lettre que ça correspondait à ce qu'on s'était promis enfant. La seule difficulté... Ce serait convaincre mes parents d'accepter de m'émanciper. Je craignais qu'ils refusent. Mais lorsque je leurs expliquait que j'avais retrouvé Nath et que c'était pour pouvoir aller vivre avec lui, ils ont tout de suite accédés à ma requête. Sans doute étaient-ils heureux de se débarrasser d'une bouche à nourrir. Je n'ai malheureusement jamais reçu beaucoup d'affection de leur part, cependant, c'est avec leur bénédiction et leur sourires que je suis partie, mon sac à dos à l'épaule et un carton dans les mains, prendre un bus qui m'amènerais au point de rendez-vous pour aller vers l'école.

La cérémonie eut lieu à l'école. Je n'avais pas invité mes parents par soucis de tranquillité, et ceux de Nath l'avaient probablement effacé de leurs vies. En revanche quelques professeurs étaient présent, et Nath me révéla que des esprits aussi étaient dans la salle. J'étais un peu mal à l'aise de savoir que des gens invisibles et des inconnus m'entouraient, mais j'avais retrouvé mon frère d'âme et j'étais heureuse. J'ai saisis sa main et j'ai fixé son sourire pour marcher jusqu'à l'autel à ses cotés.

Depuis, je bosse à mi-temps en tant que réparatrice pour à peu près tout les appareils existants et évidemment, comme responsable réseau du bahut. Le reste du temps je bricole dans un atelier laboratoire (depuis la troisième explosion, hors du campus où se trouve notre maison à Nath et moi), travaillant à toute sorte de trucs bizarre comme des lunettes à voir les esprits, un magieomètre et un invocateur de poche pour esprits (trois échecs absolus pour le moment). Mais je perd pas espoir. Parce que la technologie c'est comme la magie, mais en mieux, parce qu'elle peut tout faire...
 

 
 


○ Prénom et Nom : Karasu Shuujin'
○ Age : 33 ans
○ Race : Zootrope
○ Forme animale : Corbeau de la famille des grands corbeaux. Il fait quatre-vingt centimètres du bout du bec à la queue et d'un mètre soixante-quinze d'envergure. Son plumage possède un défaut, des plumes blanches au niveau de la queue et des rémiges primaires.
○ Métier : Il est le premier officier du triumvirat (Trois zootropes loups, des anciens du PMC aux aussi) à la tête des Loups Révoltés. (Un groupe révolutionnaire qui frappe sur tout les plans possibles, allant de l'infiltration au massacres de miliciens en passant par le posage de bombes et la distribution de tracts. Ils sont aussi anciens que la ligue révolutionnaire, mais ont un service de pub moins efficace. Qui plus est nombres des actions des Loups sont attribuées à la Ligue à cause de la coïncidence d'initiales. Les Loups sont au final moins nombreux et proportionnellement moins puissants, mais le Corbeau forme des soldats d'élite au cœur de l'organisation qui sont à même de devenir les plus dangereux zootropes de la rébellion (Survivants du PMC non-compris) Ils ne sont malheureusement qu'une vingtaine pour le moment et sont chargés de la protection des leaders, laissant les actions importantes à des membres moins expérimenté et au Corbeau, le seul d'entre eux d’on personne n'a jamais entendu parler.) Il ne dirige aucun groupe satellite ou aucune escouade interne. Il ne donne pas directement d'ordres. Sa fonction est d'être prêt à tout moment pour n'importe quoi, de provoquer le chaos dès que possible, de faire du recrutement (avec parfois trop de zèle). Il n'obéit qu'au triumvirat mais personne chez les Loups n'oserait lui désobéir malgré son absence de statut réel.





- Grand ou petit ? Ou entre les deux ? Très grand (plus de 2m10), pâle comme la mort et très musclé de façon maigre. Des cheveux noirs avec des rainures blanches et des iris bleu-gris, avec des pupilles d'oiseau. Certains disent que je leur fait penser à un squelette immense.

- T’as des signes particuliers ? La peau extrêmement pâle. Pas grand chose d'autre parce que les cicatrices ne se voient presque pas sur la peau blanche et que j'essaie de me faire le plus discret possible.

- Décris-nous un peu ton style vestimentaire : Un pantalon de cuir moulant bardé de fixations diverses pour y accrocher n'importe quoi, et un manteau souple de la même matière. C'est très peu, mais cela me permet de les transporter roulés quand je me transforme.

- Y a-t-il un objet que tu portes toujours sur toi ? Non... Disons pour faire simple que je m'adapte toujours à toute les situations comme elles viennent sans m'attacher aux choses. J'ai déjà vu un gars mourir écrasé pour avoir voulu récupérer un chapeau sous une porte qui descendait... Ça a tendance à refroidir l'attachement.
 

- Tu pries tous les soirs ? L’Ombre me porte et me protège, mais sa seule prière se coule dans le sang des forts. Qu'il se répande ou non.
L’Ombre:
 

- T’aimes les animaux ? 8D Mouais... Je préfère les amis.

- Ton pire souvenir, c’est… ? Mon enfance. Toute mon enfance.

- A quoi ressemble ton chez toi ? Lequel? J'ai pas de point fixe mais des dizaines de planques dans toute la ville. Après j'avoue avoir un pied à terre très bien caché, mais je ne vous dirait rien de plus que ça à son sujet : Il est situé très en hauteur, je le partage avec les loups, nous sommes quatre à y avoir accès, aucune exception possible, c'est le seul endroit au monde ou on peut trouver la liste complète de TOUT les membres des Loups Révoltés sans exception avec leurs noms, particularités/spécialité et leurs statuts et c'est là qu'est caché le Hibou, un ami très proche.

- Une journée normale, pour toi, ça ressemble à quoi ? Je me balade presque continuellement, formant un gars dans les ghettos, puis allant massacrer une caserne de miliciens dans le quartier artisan avant d'aller engager un petit nouveau dans les vieilles ruelles entre les usines. Je bouge, j'agis et je disparais. Je ne suis presque jamais fixe, sauf les jours d’entraînement intensif ou de méditation.

- Ok, si tu pouvais devenir Tsar demain, qu’est-ce que tu ferais ? Je fonderais une république populaire et communiste. Un état commandé par un triumvirat choisit par une hérédité particulière régie sur la capacité a gouverner et non pas sur le sang. Ensuite je disparaîtrait pour retourner à celle qui ma créé et me garde... L’Ombre.
Spoiler:
 




L'homme ramasse un dossier à moitié brûlé qui repose par terre. Autour de lui le bureau en ruine d'un scientifique semble avoir récemment fait les frais d'un incendie. Sur la couverture du dossier on peut voir le titre ''Projet Mutations Contrôlables Ψ 1867-1879''. L'homme époussette le cuir avec un sourire triste. PMC. Tout le malheur d'une vie résumé en un simple acronyme. Il sait qu'il ne veut pas se rappeler, mais il sait aussi qu'il doit. Il ouvre le dossier. Certaines pages manquent, la plupart en fait. D'autres sont incomplètes ou illisibles. Il n’empêche que les éléments principaux sont toujours présents. Il commence à relire l'histoire de son enfance.


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Préface :

Je suis le docteur Faszbinder . Sur ordre du Duc Irikov, j'ai pour mission de gérer et diriger le PMC. Pour des raisons pratiques, seules les principales informations seront précisées dans le dossier que vous  êtes en train de lire.


Présentation du PMC :

Le PMC, est un projet créé par le Duc Irikov, un passionné de biologie et très intéressé par le concept des zootropes. Il s'agissait de choisir un groupe de jeune enfants, et d'en faire des zootropes chasseurs de zootropes. Sur le principe très simple, le projet s'est vite révélé complexe à mettre en œuvre. Le duc à du faire construire un complexe hors de prix sous son manoir ce qui lui a vidé ses caisses, ne lui laissant plus les moyens de s'acheter les enfants. Il a donc fallu travailler dur pour trouver les quatorze enfants nécessaires au projet. D'ailleurs, il fut tellement compliqué d'en trouver autant, que le Duc a fournit ses deux enfants (des jumeaux) pour combler le manque.


Début du programme (1867-1873) :

La première chose à faire, a été d'éduquer les enfants. Encore trop frêles pour apprendre à se battre, nous avons commencé par leur forger des esprit et des corps dignes de ce nom. Il a fallut leur faire apprendre comment tuer, comment utiliser la totalité des armes existantes, comment devenir plus fort. Nous les avons fait courir, sauter, marcher. Chaque chose qu'on leur apprenait était vérifiée régulièrement, et chaque erreur, chaque faiblesse, était sanctionnée, par le fouet ou le feu. Le sujet XIV, le plus faible du groupe, fut d’ailleurs celui qui reçut le plus de sanctions. Au bout de six ans de ce programme, les enfants étaient tous forts, aussi bien physiquement que mentalement. Des soldats de douze ans, taillés solidement, suffisamment éduqués pour être des assassins doués et pour la plupart brisés sur le plan psychologique. Sujets persistants à résister à l’autorité : I ; VI ; IX et XIV. Sujets ayant développés la zootropie : I ; II ; IV ; VII ; IX et XII. Le sujet XIII est décédé.


Entraînement martial (1873-1877) :

Lorsque leurs esprit eurent étés prêts, nous les avons formé au combat. Chaque enfant était confié à un instructeur chargé de lui apprendre les bases du combat, une spécialité et surtout de lui apprendre à découvrir et maîtriser sa zootropie. Les sujets II, III, IV et V devaient travailler sur le développement de la puissance brute, deux d'entre eux ayant développés une affinité avec respectivement l'ours et le tigre. Les sujets I, VI, IX et XI ont été déterminés pour développer le travail d'équipe à cause de leurs affinités personnelles. Les sujets VII, VIII, X et XII on étés choisis pour l'approche discrète et la finesse. Quand au sujet XIV il a demandé à recevoir un traitement plus dur pour rendre son père fier et devenir plus fort que les autres. Le Duc pense pouvoir en faire un chef. Je pense qu'il est inapte mais j'ai répondu à ses exigences. J'ai fait mander un maître du Japon, un certain Senseï Ikomi. Il a accepté de travailler pour nous, uniquement lorsqu'il a eut vu le sujet. Je pense que c'est une source d'ennuis potentiels. L’entraînement s'est révélé efficace pour la majorité des sujets. Les sujets III et VI n'ont pas su se montrer à la hauteur et ont succombé à leurs enseignements. Le sujet X est parvenu, personne ne sait comment, à s'enfuir du programme et à disparaître dans la nature. Les sujets I, IX et XI ont développé à merveille leur capacités au travail d'équipe mais continuent de résister passivement à l'autorité. Le XIV reste à mes yeux le plus gros problème. Il devient chaque jour plus fort, à une vitesse exponentiellement supérieure à celle des autres. Le Duc le voit comme le futur chef de cette équipe car il est adapté au combat en solitaire comme à celui en équipe et qu'il est apte à réduire en bouillie chacun de ses homologues. Le danger réside dans ce que son professeur lui a apprit. Cet homme lui a inculqué des valeurs différentes de celles que nous lui avons demandé d'enfoncer dans le crane du sujet, ce qui le rend difficile à faire obéir sans utiliser la menace. Il n'en reste pas moins le plus efficace de tous ce qui rend impossible son exécution ou l’accidentalisation de sa mort. J'ai personnellement fait exécuter son maître sous ses yeux et l'ai mit sous les ordres d'un de mes hommes pour les dernières semaines de l’entraînement.


Fin du programme et résultats (1877-1879) :

Chaque sujet à eut une épreuve à passer pour être considéré comme aboutit. Excepté le sujet V, tous l'ont réussi. Les sujets I, IX et XI ont du simplement massacrer les animaux de compagnie dont ils avaient la charge, tandis ce que les sujets II, IV,VII, VIII et XII devaient assassiner des cibles humaines proches. Seul le sujet XIV a eut un traitement particulier, il a reçut l'ordre d’étrangler un nouveau né sous les yeux de sa mère. (Note annexe : lorsque le sujet XIV est revenu de cette mission, il a déclarer connaître enfin le vrai sens du mot ''haine'') Durant les deux années qui ont suivit, les sujets se sont formés sur le terrains, infiltrant les petits réseaux zootropes pour les détruire de l’intérieur une fois le moment venu. Nous avons décidés de ne pas prévenir les autorités officielles pour garder le secret le plus longtemps possible. Sur notre ordre, l'équipe des sujets I, IX et XI, sous les ordres du sujet XIV ont mené une grande campagne, visant à rassembler un maximum de résistants et autres zoomorphes séditieux ou non dans le but de marquer le coup d'une offensive décisive. C'est, jusqu'à présent un succès. Durant le programme, les sujet II et VII sont décédés dans leur taches respectives. Les circonstances de leurs mort me laissent à penser qu'il s'agit de l’œuvre du sujet XIV mais le Duc refuse d'entendre mes arguments fautes de preuves. Les sujets restants, IV, VIII et XII, sont en action de façon autonome, leur loyauté sans faille faisant force de loi. L'équipe des sujets I, IX et XI et le sujet XIV à leur tête sont restent sous une surveillance relative jusqu'à l'établissement certain de leur loyauté.


Annexe : Liste des sujets

I : ♀ Tania (Irikov) (Zootropie révélée : Loup)(En fuite)
II : ♂ Ivan (Zootropie révélée : Ours)(Décédé)
III : ♂ Vladimir (Zootropie non révélée)(Décédé)
IV : ♀ Anastasia (Zootropie révélée : Sanglier)(Actif)
V : ♂ Piotr (Zootropie révélée : Renne)(Décédé)
VI : ♂ Franz (Zootropie non révélée)(Décédé)
VII : ♂ Dima (Zootropie révélée : Serpent)(Décédé)
VIII : ♂ Anastasia (Zootropie révélée : Léopard)(Actif)
IX : ♂ Yuri (Zootropie révélée : Loup)(En fuite)
X : ♂ Sergueï (Zootropie révélée : Hibou)(En fuite)
XI : ♂ Artiom (Zootropie révélée : Loup)(En fuite)
XII : ♀ Tatiana  (Zootropie révélée : Martre)(Actif)
XIII : ♀ Sarah (Zootropie non révélée)(Décédé)
XIV : ♂ Vassili (Irikov) (Zootropie révélée : Corbeau)(Supposé décédé)


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L'homme secoue la tête, agacé par les idioties écrites dans le dossier, et la platitude des faits. Si seulement le dossier avait relaté une partie de la cruauté de l'homme qui avait organisé ce projet ou décrit les sévices subies par les enfants, peut-être qu'il aurait été utile. Lorsqu'il jeta le dossier dans l'ancien foyer d'une cheminée, il en glissa une feuille volante. La saisissant au vol, l'homme sourit lorsqu'il la survola. Enfin une part de vérité dans toute cette histoire, dotée d'une pointe de peur suffisamment palpable pour être plaisante. Griffonnée à la va vite sur un bout de papier, la note se finissait en traces sanglantes.



Ils sont devenus fous. Les Loups, comme ils se font maintenant appeler sont dans le manoir et tuent tout le monde. Le bureau du Duc a explosé il y a cinq minute. Dedans se trouvaient le Duc et son fils, qui se fait désormais appeler le Corbeau, ou Karasu Shuujin' selon le surnom que lui donnait son ancien maître. Je suppose qu'ils sont morts tout les deux. Ils ont trahis, et maintenant, ils se vengent. Les Loups son dange...



Les Loups avaient du pénétrer dans le bureau avant qu'il n'ait finit. Karasu sourit à nouveau, amusé par la situation qui avait du suivre. Il hocha la tête, ils avaient bien fait leur travail, à lui de faire le sien aucun document concernant la rébellion ne devait rester lisible. Il alluma la cheminé pour brûler le dossier et la feuille volante. Dans tout le reste du manoir, il n'y avait plus rien. Il regarda la lune par la fenêtre. Quelques secondes plus tard, seule restait au sol qu'une plume aux reflets de nuit.


La suite des personnages dans le message d'en dessous ↓↓↓


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Dernière édition par Djerin Rashkae le Mar 11 Avr 2017 - 0:02, édité 38 fois

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MessageSujet: Re: Personne n'est parfait....    Dim 24 Mai 2015 - 22:00
Djerin Rashkae a dit :
Maintenant faut que je me rappelle ce que je voulais répondre à notre RP ^^


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MessageSujet: Re: Personne n'est parfait....    Dim 24 Mai 2015 - 22:16
Alyaa a dit :
XD


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MessageSujet: Re: Personne n'est parfait....    Mar 5 Jan 2016 - 14:14
Djerin Rashkae a dit :
Voila un message vers l'histoire de Djerin. Je savais pas ou la mettre d'autre.

Histoire de Djerin:
 


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MessageSujet: Re: Personne n'est parfait....    Mar 5 Jan 2016 - 22:49
Alyaa a dit :
Premier et deuxième message édité ! o/

Par contre, j'ai quasiment rien lu pour le moment à cause d'un détail qui me chiffonne dès le début :/
Clairement, ton perso n'est pas humain. On le comprend assez vite dans la présentation physique. Du coup, je suis allée à la pêche et j'ai trouvé la précision au début de l'histoire : c'est un Devan'eyr. Même créée à partir d'humains, c'est une espèce à part entière dans la mesure où ses particularités sont spécifiques. Pour ce que j'en ai vu : la taille, la musculature, les dents acérées, la peau cendrée, les trous dans le dos, la communication mentale... Il y en a peut-être d'autres.

Ça ne veut pas dire que c'est pas cool, hein, mais malgré ce que tu dis au début de l'histoire, il n'est pas humain. Or, au début de la liste des espèces intelligentes répertoriées pour AP, il y a ceci :
Citation :
Tu peux aussi proposer une nouvelle espèce en envoyant, à Nano. par MP, le formulaire ci-dessous dûment rempli.
Sans l'aval de Nano. pour l'espèce, impossible de valider cette fiche ><
Donc faut faire cette demande avant tout. Hop ! au boulot ! 9f+


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MessageSujet: Re: Personne n'est parfait....    Mer 6 Jan 2016 - 0:21
Djerin Rashkae a dit :
*Garde à vous* SIR YES SIR!!!!

Edit: Fait


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MessageSujet: Re: Personne n'est parfait....    Sam 6 Fév 2016 - 19:41
Alyaa a dit :
Bien bien bien. Alors d'entrée, je vais t'avouer que je n'ai pas tout lu. Mais j'ai parcouru un peu la fiche pour me faire une idée générale et... Ben ça va demander un peu de temps.
Je n'ai rien contre le personnage en lui-même qui est très intéressant et plutôt bien construit. Le problème, c'est que ton p'tit bonhomme n'entre pas dans les cases. Ce n'est pas un shaman, ce n'est pas un Esprit, c'est un Esprit dans le corps d'un shaman. D'ailleurs, dans l'histoire, Fol dit qu'elle a permis à Toby de voir les Esprits. Si c'est le cas, ça veut dire que Toby n'était pas shaman et qu'on a alors un Esprit dans le corps d'un humain. C'est encore moins dans les cases (et ça remet en cause le tatouage). Quoiqu'il en soit, ça mérite réflexion.

On va en discuter entre nous et on te tiens au jus. Mais sache que si Toby/Fol est accepté, il faudra changer des choses qui ne sont pas logiques en l'état. Par exemple, Fol doit avoir un sacré paquets de personnes qui croient en elle (la vengeance, ça existe depuis toujours et ça a la vie dure) donc c'est nécessairement un Esprit très puissant. Si tel est le cas, non seulement deux personnes seules ne suffisent pas pour l'invoquer (donc même sans la présence de Toby, ça aurait foiré), mais en plus, elle est du même coup très surveillée par l'Administration. De ce fait, je doute que personne n'ait relevé son absence du monde des Esprit depuis 8 ans. C'est un exemple parmi deux-trois trucs, du même acabit, qui ne tiennent pas la route tels quels.
Pour le moment, ne touche à rien, il faut déjà qu'on voit si on peut accepter un Esprit piégé dans le corps d'un humain/shaman (?).

A tout vite ! nano*-965


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MessageSujet: Re: Personne n'est parfait....    Sam 6 Fév 2016 - 19:51
Vrankiel a dit :
L'idée de l'Esprit piégé dans un corps humain  m'était aussi venue à l'esprit mais j'ai préféré me concentrer sur ma Anthem quoique mon idée était un symbiote, puisque le personnage était aveugle alors l'esprit lui a rendu la vue sauf que pour maintenir aussi longtemps le don de la vue, fallait fusionner ^^


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MessageSujet: Re: Personne n'est parfait....    Sam 6 Fév 2016 - 20:13
Alyaa a dit :
Ouais ben c'est le genre de trucs qui devrait se retrouver dans la partie "Questions", genre « Est-ce que je peux faire un Esprit coincé dans un shaman/humain ? » XD
Mais bon, on va voir.
gugussdealyaa


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MessageSujet: Re: Personne n'est parfait....    Sam 6 Fév 2016 - 23:07
Djerin Rashkae a dit :
J'ai tout mon temps, surtout si ça augmente ces chances d'être accepté.

Simple aparté par rapport à:
@Alyaa a écrit:
Si tel est le cas, non seulement deux personnes seules ne suffisent pas pour l'invoquer (donc même sans la présence de Toby, ça aurait foiré), mais en plus, elle est du même coup très surveillée par l'Administration. De ce fait, je doute que personne n'ait relevé son absence du monde des Esprit depuis 8 ans.

Pour l'invocation, j'ai précisé dans l'histoire que le père est puissant mais pensait invoquer un esprit faible (une langue qui fourche ça arrive même aux meilleurs).
Et dans l'histoire aussi, l'administration est au courant vu qu'il s'agit de ceux qui ont récupéré Toby/Fol après l'accident.

@Alyaa a écrit:
Fol dit qu'elle a permis à Toby de voir les Esprits
A ce sujet, j'avais un doute de savoir si le don se révélait à la naissance ou plus tard. Mais d'origine c'est un futur shaman, d’où le tatouage.


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MessageSujet: Re: Personne n'est parfait....    Dim 7 Fév 2016 - 0:53
Alyaa a dit :
Arf, comme j'ai dit, j'avais pas tout lu en détail xD Mea culpa pour les erreurs d'interprétation.

Ceci dit – et j'espère que ça ne te découragera pas pour autant de faire un perso dans Bruxia *^* –, on ne va pas accepter cette exception. Il y a trop de choses à adapter, modifier pour que ça marche et à la base, c'est quand même le personnage qui est sensé s'adapter au NM, pas l'inverse. Donc voilà, pas de possession. Désolée **

*donne des cookies d'encouragement* *596


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MessageSujet: Re: Personne n'est parfait....    Dim 7 Fév 2016 - 0:58
Djerin Rashkae a dit :
*ù63  Bon, ben... On va recommencer autre chose


Edit: Parce que s'il y a bien une chose qu'on ne pourra jamais me refuser, c'est le droit d'être obstiné Cool Vous allez voir, je vais vous faire un pitit gars au pitit cookies vous allez pas en croire vos oreilles


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MessageSujet: Re: Personne n'est parfait....    Dim 14 Fév 2016 - 12:04
Alyaa a dit :
C'est clair que c'est une qualité indéniable chez toi et ça fait plaisir Cool
J'ai hâte de découvrir le futur petit gars au pitit cookies qu'on va pas en croire nos oreilles XD


Edit : mon cookiiiiiie D8 /SBAF/

Alors... Tain j'aime trop ce nouveau personnage, il est génial ! Et puis super attachant, avec ça XD
Bon, mais on a quand même un soucis. /pleure
C'est bien que t'aies pensé à dire que Nathaniel avait dû faire une demande et que la direction avait réfléchi avant de dire ok-c'est-bon. Mais en vrai, c'est pas possible. Dans la mesure où Nathanaëlle a une famille, le directeur n'a aucune raison de l'accepter dans l'école. Et même si elle était orpheline et tout, il y a des structures pour sa prise en charge et là encore, le directeur n'aurait aucune raison de l'accepter dans l'école juste parce qu'elle est amie avec un des élèves. Dans ce cas, quelle raison aurait-il de n'accepter que des Shamans et leurs familles ? °°
Bref, c'est super cool le coup des lettres, mais c'est pas logique que Nati se retrouve à Bruxia. Ça c'est un "détail" qui va être chiant à changer vu les circonstances, mais je peux vraiment pas faire de dérogation, c'est trop gros.

Dans le cas où tu trouves une solution (et je crois dur comme fer que tu vas y arriver avec ta persévérance légendaire XD), je reviens aussi sur ces quelques détails :
- son boulot : si Nati se retrouve à l'école, son salaire est versé par l'école. Tout simplement. Ce qui ne l'empêche pas de faire des extra au black ou de recevoir des pourboires pour les services rendus (genre l'aquarium à piranhas et tout).
- la connexion : je me doute que ça doit être une façon de parler, les 20K, parce qu'une école magique comme celle-là a sans doute une bonne connexion, en fait XD Même si certains ordi rament peut-être, indeed :p
- L'enlèvement de Nathaniel : alors depuis la loi shamanique qui dit que les Shamans ont le droit de garder un contact avec leur famille humaine, les enfants ne sont plus "enlevés" à proprement parlé. Les familles sont prévenues, on leur explique les trucs. Après, c'est pas impossible que des parents sous le choc renient leur enfant – how cruel is that! – (surtout qu'ils ont quand même pas trop le choix que de les laisser partir à 11 ans), mais ce n'est plus un enlèvement. Voilà, juste pour le détail ^^

Sur ce, il me reste à te souhaiter bon courage et à attendre patiemment l'edit /951


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MessageSujet: Re: Personne n'est parfait....    Lun 15 Fév 2016 - 5:49
Djerin Rashkae a dit :
J'ai pensé à deux trois pitis trucs pour son arrivée, je dois encore les fignoler, mais je pense que j'ai du bon. Et ça réglerait le problème du boulot.

La connexion c'était juste une blague ^^ Je me doute qu'une connexion magique c'est pas limité

Concernant l'enlèvement, justement, ses parents ont étés prévenus... Et l'ont carrément balancé sans états d’âme, raison pour laquelle ils ne l'ont pas accompagné à Bruxia.

J'édite au plus vite (genre ce soir)

Edit: Le mieux pour Bruxia c'est d'y venir par sois même (à pied et à la machette) ou de s'y faire amener?

Edit2: En fait c'est fait, si la correction ne convient pas (les 5 derniers paragraphes) la question tiens toujours ^^


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MessageSujet: Re: Personne n'est parfait....    Mar 16 Fév 2016 - 12:58
Alyaa a dit :
Pour l'enlèvement, ce qui ne va pas, c'est le mot en lui-même. Faut le remplacer par un autre, s'il te please **

Par contre, son accession, ça va toujours pas, crois bien que j'en suis désolée. Parce qu'en l'état, ça sous-entend que parmi les Shamans (ceux de l'école + les autres), y en a pas un seul qui pourrait remplir cette fonction. Personnellement, ça me paraît un peu bizarre qu'ils fassent appel à une humaine pour le job...

Et à pied, impossible de pénétrer le périmètre de l'école. En plus d'être invisible, il doit y avoir un genre de système magique qui détourne la route des voyageurs humains (sans que ça les affecte ou qu'ils se posent des questions, évidemment).
Donc accès à la machette, no way dude Cool


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MessageSujet: Re: Personne n'est parfait....    Jeu 3 Mar 2016 - 23:02
Djerin Rashkae a dit :
Je sais que j'ai mis un temps fou mais je cherche désespérément une solution viable autre que la roue de secours classique (le frangin qui est aussi un shaman)

Question: S'ils se marient, elle a le droit de venir à l'école? (Arguant qu'il ne s'agisse officiellement pas d'un mariage uniquement dans ce but, mais officieusement si)


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MessageSujet: Re: Personne n'est parfait....    Jeu 3 Mar 2016 - 23:52
Alyaa a dit :
Oui ! Bien sûr que les époux sont les bienvenus 8D
Ainsi que les enfants quand il y en a, huhuhu /PIF/ x)

Bon. Si c'était un mariage blanc tout ce qu'il y a de plus blanc, ça marcherait pas parce que Cumulo le saurait (c'est DIEU °° /SBAF/). Mais il y a moyen si le mariage est officiellement convaincant. Ça veut dire convaincre au moins une partie de la famille (des deux côtés), suffisamment pour que Cumulo ait des doutes. S'il a des doutes, il acceptera Nati à l'école tout en gardant un œil sur le petit couple.
Alors il va pas les espionner en permanence, hein, mais il restera attentif.

Ça veut dire aussi prendre un risque pour l'avenir. Cumulo, c'est pas le genre de bonhomme que tu roules dans la farine sans conséquence xD Donc une fois dans l'école, outre le logement commun (oui parce que du coup, ils auront droit à un logement "familiale", hein XD Exit les dortoirs !), il faudra aussi qu'ils aient l'air d'un couple. Interdiction de fricoter ailleurs ! J'espère que Nathaniel n'avait pas des vues sur quelqu'un à l'école XD

Voilà voilà. Et t'as droit à des cookies pour ton acharnement b-*9


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MessageSujet: Re: Personne n'est parfait....    Mar 8 Mar 2016 - 22:38
Djerin Rashkae a dit :
*Approche doucement avec un panier de cookies pour faire pardonner s'il y a des erreurs* C'est bon comme ça chef?


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MessageSujet: Re: Personne n'est parfait....    Mar 8 Mar 2016 - 23:30
Alyaa a dit :
Wouhouhou ! \o/ 357/

Alors j'ai tout relu (sauf la description physique, mais je suppose que rien n'a changé là-bas dedans XD) et heu... Au début j'ai tiqué sur le côté "couple libre", mais après tout, hein, pourquoi pas XD Cumulo émet pas de jugement de valeur, je pense, et tant qu'ils donnent le change sur le reste (s'ils ont l'air de s'aimer tout çaaaa), ben je vois pas ce que j'aurais à y redire XD

Et puis je reviens sur le labo délocalisé des campus (très sage de la part des responsables !) et j'ajouterais (pour info entre nous, quoi) qu'étant donné la nature de l'école et tout, ils lui ont carrément donné un espace à l'intérieur de la pyramide avec sans doute divers dispositifs magiques pour éviter les gros accidents 8D

DONC ! mon ami, je suis ravie de pouvoir t'annoncer la bonne nouvelle : NATI EST VALIDÉE !!  *3635
(ouais, je crie, parce que ça fait plaisir 8D)

Bienvenue à Bruxia, petit humaine, et amuse-toi bien !! \o/

*543


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Dernière édition par Alyaa le Mar 8 Mar 2016 - 23:33, édité 1 fois


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MessageSujet: Re: Personne n'est parfait....    Mar 8 Mar 2016 - 23:33
Djerin Rashkae a dit :
*Saute partout* Yap yap yap yap yap yap yap yap yap yap yap yap yap yap yap yap yap yap yap yap yap yap yap yap yap yap yap yap yap yap yap yap yap yap yap yap yap yap yap yap!!!!

Miki *Cours chercher des partenaires RP*


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MessageSujet: Re: Personne n'est parfait....    Mer 6 Juil 2016 - 1:56
Alyaa a dit :
Hoooouu, Chimères !! /669

Citation :
et généralement un fusil dans les fontes de son cheval.
Juste, vu que c'est du Steampunk, les véhicules ne manquent pas et la Milice à cheval, c'est bizarre. M'est avis qu'ils ont plutôt des trucs à deux roues (à la mode Steampunk évidemment) ou même sur coussin d'air, pour ce que j'en sais /SBAF/ XD
Citation :
trophée du premier Zootrope qu'il a torturé à mort, Nikolaï Sergueïovitch Poulikov, son frère.
Déjà ça met dans l'ambiance XD *thumbs up*
*lit plus loin* Han, mais c'est un grand malade, en fait XD
...
*bien plus tard* Ok, histoire lue ! Gosh, tu nous fais toujours des romans, mais c'était cool XD Je comprends pourquoi il a viré dingue et brrrr qu'il est flippant !
Il n'y a qu'un détail sur lequel j'ai tiqué. Tu dis à un moment (après la mort de Nikolaï) que le domaine périclitait. Mais à la fin, tu parles d'héritage et d'or donc je m'interroge °^°

A part ça, je n'ai qu'une chose à dire : tremblez, zootropes ! Car Dima sera bientôt dans la place !
(J'attends juste ta réponse pour la validation :p)


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MessageSujet: Re: Personne n'est parfait....    Mer 6 Juil 2016 - 9:24
Djerin Rashkae a dit :
Ouais, c'est vrai qu'il ont probablement des véhicules motorisés, mais le cheval c'est plus "noble" et plus digne qu'un machin qui pétarade et qui fait du bruit avec son moteur ou des Phsssssit de vapeurs ^^ (Même si ça fait caca partout)

Pour répondre à ta question même si le domaine et sa gestions périclitent, les rentrée d'argent reste importantes et la richesses dans les coffres est intacte. Pour te donner une image, même si le domaine rapportait avant 100 000 roubles par jour (chiffre bidon) et que la gestion de papa tristounet fait baisser les bénéfices de 50%, ça reste la sacré somme de 50 000 roubles

Et puis dans ce genre d'institution pré-moderne, le grand patron gère la zone proche, mais tout ce qui est un peu éloigné est géré par des directeurs ou des contremaitres qui ne sont pas affectés par la dépression pour la qualité de leur travail.


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MessageSujet: Re: Personne n'est parfait....    Ven 8 Juil 2016 - 10:02
Alyaa a dit :
Ahah XD Soit ! J'imagine qu'un type comme lui, doué dans ce qu'il fait et tout, on répond à ses caprices x)

Ok, je me doutais, mais je préférais être sûre :p

C'est tout bon, ton Milicien est validééé ! *456
Have fun! *file planquer son Patya*


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Djerin
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MessageSujet: Re: Personne n'est parfait....    Ven 8 Juil 2016 - 10:25
Djerin Rashkae a dit :
Yay! *Propose une petite séance de jeu à ce pauvre Patya* Miki miki! *Va trouver des victimes partenaires de RP*


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MessageSujet: Re: Personne n'est parfait....    Mar 25 Juil 2017 - 0:06
Djerin Rashkae a dit :
Voici enfin cette fiche que j'ai tant travaillée et qui m'a fait suer sang et eau pour en venir à bout. *Roulements de tambour* Mesdames et messieurs.... DJERIN RASHKAE (le 10 ou 11eme du nom, ptet plus)








○ Prénom et Nom : Djerin Rashkae
○ Age : 39 ans
○ Race : Valeth
○ Planète : Pho'sil
○ Métier : Capitaine corsaire pour le compte des Rebelle
○ Credit avatar : St-Théo (DA) (revisité) et jocarra (DA)
○ Credits annexes : St-Théo, ElephantWendigo, Ayyasap, Astrokevin, Alex_Ichim, Ionen, Loone Wolf (tous DA)
 


 

 

 - Grand ou petit ? Ou entre les deux ?  
Même pour un Valeth je suis grand. Je fais deux mètres quarante de haut, presque un mètre de largeur d'épaule, et il s'agit de muscle pur, avec la fine pellicule de graisse qui s'ajoute à la fourrure pour résister au froid de Pho'sil. En parlant de fourrure, la mienne est grise, tirant sur le marron au niveau de mes oreilles.


 - T’as des signes particuliers ?  
Tu veux dire outre ma taille ? Pas vraiment, j'ai les canines proéminentes, mais même si c'est pas présent chez tout les Valeth, c'est une particularité assez commune. C'est pas toujours très pratique pour parler par contre. Après je parle de mon apparence déshabillé, parce qu'en armure, lorsqu'on m'a rencontré une fois, on m'oublie rarement. Premièrement parce que si on me rencontre en armure, on rencontre aussi les autres Valkyries, et si on est en service la mort qui va avec.

 
 - Décris-nous un peu ton style vestimentaire :  
Comme toutes mes Valkyries, mon armure est une version personnalisée de la Mjollnir Mk20. Caractéristique de base du modèle, elle est équipée pour une survivabilité et une mobilité maximale, possédant une capacité d'opération EVA (dans le vide spatial) de deux heures et un mode de survie d'une autonomie de treize, un bouclier personnel, et un système de filtration thermique et gazeux pour être utilisable sur (Buu exceptée) toutes les planètes habitées d'Oxtros. A vrai dire, le seul endroit connu ou cette armure n'est pas opérationnelle, c'est dans l'eau. Elle est tellement lourde qu'elle file directement au fond. Elle y est autonome, mais difficile de la faire remonter à la nage. En revanche, ne vous fiez pas à sa taille et à son poids pour calculer sa mobilité. Les Mjollnir réagissent aux impulsions nerveuses des pilotes comme leurs propres muscles, mais la Mk20 est la première à offrir une compatibilité parfaite avec les endoglandes artificielles des Valkyries. Greffées au niveau du bulbe rachidiens, et couplé à une chirurgie chimique du système nerveux, elles augmentent la vitesse de réaction proportionnellement au taux d'adrénaline. Plus tu es excité, plus tu es vif et dangereux. A son plein potentiel, elle permet une vitesse de réaction de 300% de la vitesse normale d'un système nerveux. Cette glande rend légèrement instable émotionnellement parlant, pour ne pas dire particulièrement instable. Ne titillez pas une Valkyrie, c'est dangereux, du genre mortellement. Pour le reste, on sait tous qu'il y a des répercutions dégueulasses à long terme. Mais on s'en fout, aucun de nous ne vivra assez longtemps pour le voir.

En plus de ces caractéristiques standard et de l'augmentation de performances physique normale pour une armure de combat j'ai apporté, comme chacun d'entre nous, mes détails personnels. Premièrement, j'ai fais installer sur mon casque publique, mon fameux crane facial, ma marque de fabrique lorsque j'étais dans les gangs, d'ailleurs, Sasha l'a mis aussi sur son casque publique. Ho, je suis en train de vous perdre, pas vrai ? C'est quoi cette histoire de publique ? Je vous explique rapidement. Lorsqu'on se bat en non officiel pour le compte des rebelles, nos armures ne sont pas décorées, un champ distrupteur masque tout, peintues, gravures, et autres éléments décoratifs comme les os de Lydia. Les soldats de la CC et de l'AAG ne voient jamais comme on est beaux avant de mourir, ce serait dommage qu'une caméra retransmette nos apparences malgré le brouilleur. BREF ! On parlait d'apparence... Bah, après mon casque, le reste est relativement sobre, des petites peintures typique des Valkyries. Ailes, autres cranes... On en a tous plus ou moins partout. Et pour ceux qui veulent savoir pourquoi mon bras droit est peint en vert... C'est parce que c'est sur le vert que le sang rouge des humains ressort le mieux.

Au delà de l'apparence d'une armure, tout les membres des Valkyries se doivent de posséder un arsenal correct. Chez nous, cela signifie généralement assez d'arme pour vider un vaisseau de guerre de tout équipage et avoir encore faim ensuite. Je ne fais pas exception à la règle, je crois même être le pire du groupe : Mon arme de prédilection est un fusil à plasma ionisé lourd à double mécanisme, capable d’accueillir des munitions matérielles, équipé d'un fusil coaxial à chevrotine magnétique, et agrémenté d'une baïonnette à énergie de cinquante centimètres. Pour les situations plus tendues, j'ai toujours sur moi un lance grenade M240, 40 millimètres avec une panoplie de munitions allant de l'incendiaire à la munition hécatombe, aussi appelée ''pouf le nuage rouge''. Lorsque j'ai affaire à des trucs plus collants, j'ai mon épée à énergie contre mon épaule, Durandal, et un couteau de combat plus classique accrochée à ma poitrine. En cas de nécessité, j'ai un bon vieux Sidearn .50 mécanique sur la hanche gauche, mais j'avoue que j'en ai rarement l'utilité. Vous aurez sans doute remarqué que je privilégie les munitions matérielles. C'est normal, c'est parce qu'elles traversent 70% des boucliers individuels standards, souvent prévus pour arrêter uniquement les munitions à énergies aujourd'hui bien plus répandues dans la galaxie. Cependant, lorsque je me trouve face à quelque chose de vraiment solide, j'utilise le canon de poing YAWP (il paraît que c'est un acronyme en Zangolais). C'est une arme lourde de catégorie sept, officiellement illégale, qui utilise une source d'énergie externe à l'armure (une batterie de 12MAh par tir, rechargeable dans le creux du poignet). Un tir nécessite quelques secondes de chargement et plusieurs dizaines de minutes de refroidissement des condensateurs. En revanche, le rayon de déstructuration moléculaire vaut largement ces petits défauts.
 
 - Y a-t-il un objet que tu portes toujours sur toi ?  
Oui et non... Quand je sors de mon vaisseau, il est très rare que je ne portasse pas mon armure et l'arsenal qui l'accompagne. Sinon, non, je ne m'attache pas vraiment à quoi que ce soit. J'essaye de toujours avoir une oreillette pour être connecté à Natasha, l'IA embarquée du Leviathan, mais c'est pas une oreillette en particulier.

 
 
 

- Où te planques-tu ? (vaisseau, station orbitale, planète, etc.)
Haha ! Là viens le sujet intéressant. J'ai le commandement d'un vaisseau d'abordage lourd nommé le Leviathan et de ses deux escorteurs, respectivement  Kraken 1 et Kraken 2. C'est un peu notre maison, notre arme principale et notre gagne pain. Généralement le Léviathan est stocké dans une zone ''morte'' dans un vaisseau de grande dimensions qui a prêté serment aux Rebelles, le plus souvent des cargos. Notre vaisseau est stocké dans ce hangar invisible et nous on se fait passer pour des mercenaires à bord, ou alors on reste à bord, dans la cachette. Parfois on se balade de façon autonome, mais c'est le plus souvent durant nos permissions, nos déplacements devant rester totalement intraçables lorsqu'une mission nous est allouée. Le Léviathan à une forme de U dont la barre horizontale est très épaisse. Au bout des deux pointes se trouvent les générateurs de champ d'éperonnage, et les caissons d'assaut. Juste en arrière dans les branches, les hangars des escorteurs, qu'on stocke là en dehors des combats, ils sont pas prévus pour les longs trajets. Sur la zone arrière, le cockpit, nos quartiers, l'atelier, les moteurs et le caisson de stockage de la Meute. Au total c'est 20m (23 avec les éperons) de titane, de céramique et de dangerosité comprimée qui ne demande qu'a se relâcher suite à un impact destructeur et invasif comme une seringue d'un poison violent sous pression qu'on projette à pleine vélocité.

Venons en à mon équipage, qui est aussi un peu ma famille d'adoption. Au total nous sommes dix, plus quarante-deux animaux de compagnie affectueux et une petite futée à l'humour incisif. D'abord il y mes Valkyries, les quatre doigts dont je suis le pouce. L'index d'abord, Lydia, seule femelle du groupe, la plus rapide, numéro deux en coefficient de dangerosité, numéro un en terrain ouvert, c'est ma petite sœur, mais surtout celle de Sasha. Lui c'est le majeur, le plus grand des quatre, le plus fort, celui qui réagit le premier à l'insulte et sur qui on peut toujours compter lorsqu'on a besoin de soutien. Ensuite viens l'annulaire, Dav'in, le générateur de liens, le seul d'entre nous capable de maîtriser totalement ses émotions malgré l'endoglande nerveuse (me demandez pas pourquoi, j'en sais rien), calme, pragmatique, froid (c'est un poisson après tout...), et toujours mortellement efficace. En dernier, et pourtant pas en moindre, Mendalor, humain de son état, le dernier venu dans la troupe, il est l'auriculaire, on le croit dispensable jusqu'à ce qu'on ai besoin de le glisser dans un espace étroit, d'effectuer un travail précis. Malgré sa nervosité il assure l'équilibre de toute la main lors des travaux de force. Ils forment le poing vengeur de ma troupe.

Les cinq autres, ce sont les deux pilotes des escorteurs, malheureusement eux ils changent souvent, les bons pilotes c'est pas non plus ultra souvent qu'on en croise et leur taf est presque plus dangereux que le notre, pour des avantages moindres en matière de coefficient de survie. J'espère qu'un jour on saura en trouver deux qui tiendrons la barre. Les deux suivants sont Tony et Kia, respectivement époux et pilotes du Léviathan. Une paire de roucouleurs qui assure depuis les débuts des Valkyries, quand nous n'étions encore que trois. On parlait de la rareté des bons pilotes ? Eux ils en sont, ils font voler ce tas de ferraille avec une précision impressionnante avec le soutien de Natasha. Et pour finir viens Jenha, zangolienne, perpétuellement engoncée dans une tenue de protection à cause de brûlures graves. Elle assiste Kia et les pilotes pour l'entretien des vaisseaux, et lorsque c'est nécessaire c'est elle qui sert de médecin de bord, mais la fonction principale de Jenha est et restera toujours Maîtresse de la Meute. La meute c'est quarante-deux droïdes modèles CCE-X (Canidé Cybernetique d'Extermination (le X est pour eXperimental) 1m20 au garrot). Dans le vaisseau à part Geri et Freki ce sont juste des boites de conserves inertes dans leur stockage, mais lors des assauts, ce sont ces machines à tuer qui passent devant et qui font le ménages de manière magistrale. Rapides, relativement résistants et équipés de griffes et de crocs en céramique filetée et d'un canon à plasma dorsal. Cent kilos de métal et de muscles artificiels, mue par une envie irrépressible de tuer tout ce qui n'est pas une Valkyrie, hurlant à la Chasse jusqu'à ce que la curée prenne fin. J'adore ces joujous.

- Tu joues au poker (si si) avec un poulpe violet, un Xzblorg, un tapis qui parle et un droïde à tête de canard. Qui est-ce que tu surveilles ?
J'ai un œil sur le poulpe et le tapis, le droïde est en joue du pistolet que Sylvia fait semblant d'essuyer, et j'ai déjà cassé des os à ce Xzblorg quand je l'ai pris à tricher l'an dernier. Il sait qu'il faut pas tenter de jouer au plus fin avec moi parce que c'est cinq regards qui sont braqués sur la table pour s'assurer que personne veut m'entourlouper.


- Dans les cantinas, qu'est-ce qu'on dit de toi ?
Ça dépend de quel ''moi'' on parle. Si on parle de moi en tant que Valkyrie, généralement ce sont les éloges des capitaines marchands que j'ai eu a protéger, les malédictions de ceux de mes ennemis qui sont encore en vie et le regard envieux des petits mercenaires qui ne valent rien et qui espèrent juste se payer un de mes flingues un jour. Ouais, ils sont pas financés par la Rébellion eux. Par contre si on parle de moi en tant que membre des ''Sombres pirates'' (j'y suis pour rien si les médias nous ont donnés un surnom à la con) c'est généralement de la peur de les rencontrer si on est pas trop courageux, ou l'envie d'être celui qui prendra leur têtes et raflera la prime quand on est con ou suicidaire.


- Les lois, la politique, la Confédération du Commerce, l'écologie... t'en penses quoi de tout ça ?
J'en ai littéralement rien à foutre. CC, écologie, politique... Des concepts qui n'ont aucun intérêt pour moi. Je me contente de choses concrètes : Peut-on capturer ce vaisseau ? Oui, probablement. Que va-t-on manger ce soir ? Pourquoi pas le capitaine du susnommé vaisseau... Pour finir... Les lois j'ai passé ma vie à les bafouer. Le monde est pourri, j'y peux rien. Le secret c'est de s'amuser jusqu'à ce que cette pourriture vous rattrape et à ce moment finir de la façon la plus flamboyante qui puisse te venir à l'esprit. Entre nous hein, la seule raison pour laquelle je bosse avec les rebelles, c'est parce qu'ils financent notre matos, qu'on a régulièrement de l'action, et qu'en bonus il y a de mignonnes petites poulettes qui y bossent aussi.


- Une journée normale, pour toi, ça ressemble à quoi ?
Exercices matinaux en équipe, suivit de près par une séance d'entretien du matériel. Si on veut qu'elle fonctionne bien, une armure doit être reluisante, graissée et vérifiée régulièrement et c'est pareil pour les armes. Ensuite ça dépend. Si je suis en service c'est une opération d'abordage et de massacre de toute forme de vie dans un vaisseau de l'AAG ou de la CC (je préfère les premiers, au moins il y a généralement un peu de résistance, les autres c'est juste de l'abattage. Si je suis en repos, je me balade un peu dans le vaisseau qui nous sert de couverture sur le moment, si jamais c'est nécessaire je participe à sa défense. Ou alors je profite de la vie là ou nous somme posés.


- Si tu trouves la planète Alpha, qu'est-ce que tu fais ?
Je crois que c'est un truc qui intéresse les rebelles. Je suppose que je leur fournirais les infos pour y aller après y avoir fait quelques parties de chasse sur la faune locale. Mais bon ça risque pas vraiment d'arriver. L'exploration c'est pas mon truc. Ça manque d'action.

 


 

Je suis né dans les bas fond de Pho'sil. Mon père était un lutteur professionnel et ma mère une infirmière dans les arènes illégales. Je suis un enfant de criminels. Je n'y peux rien. Comme dit le proverbe, on je choisit pas ses parents. Mais je crois que si j'avais pu choisir les miens, j'aurais quand même choisis ceux-là. Malgré son caractère violent et son goût certain pour le sang, mon père était un homme de valeur, au grand cœur. Il était très apprécié  dans mon quartier, où il n'hésitait jamais à donner un coup de main au premier voisin en manque de quoi que ce soit. Nous n'étions pas très riche, le travail de mon père rapportant plus aux parieurs qu'à lui-même. C'était pourtant un bon lutteur dans sa petite catégorie, un très bon même puisqu'il n'avait perdu que quatre combats dans sa vie. Ses quatre premiers. On lui avait plusieurs fois proposé de monter dans les catégories supérieures, les plus dangereuses, celle où les lutteurs peuvent mourir, ou voire même celle ou les perdant doivent forcément mourir. Il avait toujours refusé, il aimait trop ma mère pour prendre ce risque. Il aurait sans doute pu gagner, mais il ne voulait pas qu'elle s'inquiète plus qu'elle ne le faisait déjà. Ils s'étaient rencontrés après sa deuxième défaite, c'était ma mère qui s'était chargée de le recoudre alors qu'il perdait du sang de partout. Il était immédiatement tombé sous le charme de ses yeux gris et du touffu de sa queue. Elle avait mis un peu plus de temps à le trouver charmant, parce qu'il fallait nettoyer sa fourrure. Mais elle avait déjà été charmée par l'humour auto-dérisant de mon géniteur et par sa capacité à faire des collines avec des montagnes. C'est à sa quatrième défaite qu'il lui a demandé sa main. Elle a hésité avant de lui lancer un défi. Remporter deux victoires de suite et elle dirait oui, mais une seule défaite et ce serait non pour toujours. Rien d'étonnant à ce qu'il n'ai plus jamais perdu le moindre combat. Ce n'est pas pour autant qu'il n’eut pas à se faire recoudre assez régulièrement. Ce sont peut-être des combats réguliers, les crocs et les griffes n'y sont pas exclus, et je peux vous dire que ça charcle sévèrement.

C'est justement parce que ça charclait déjà assez que mon père ne voulait pas monter, mais il le fit pourtant. J'avais alors sept ans. Ma mère venait d'attraper une rougeole des marais, une maladie normalement absente de Pho'sil, mais un des combattant qu'elle avait soigné revenait d'un travail sur Keeshak et lui avait transmit sans qu'elle le sache. Le temps d'être diagnostiquée, elle était déjà très faible et risquait sa vie à toute heure. Sauf que je vous l'ai déjà dis, nous étions très pauvres aussi mon père n'eut pas d'autre choix que de monter de catégorie. Les combats étaient certes plus dangereux, mais ils rapportaient beaucoup plus d'argent, logique au des cotes des paris. Je ne pouvais pas parier sur lui, mais des amis de mon père le firent. Il commença par gagner, plusieurs fois. Les premiers soins sur ma mère purent commencer, l'espoir revenait, au prix du sang que mon père faisait couler. Il ne l'avait pas révélé à ma mère, et pour rien au monde je n'aurais trahis ce secret, trop impressionné par les prouesses de mon père. Le problème c'est que ces combats sont régis par la pègre, et que si la pègre veut s'arranger un combat ils n'hésitent pas. Avec ma mère dans un hôpital, mon père devait se fier aux soigneurs des arènes ou il se battait. J'ai appris plus tard, de la bouche de Lorenzini qu'ils avaient soudoyé celle chargée de lui pour verser un poison dans ses plaies avant de les recoudre. Cela ne le tua pas, mais il perdit l’énergie dont il avait besoin pour se battre et son adversaire ne fit de lui qu'une bouchée. Métaphoriquement bien sur, puisque c'est en plusieurs qu'il le dévora sur le ring sous les tonnerres d'applaudissements. Lorsque Freddy, le meilleur ami de mon père et aussi son entraîneur vint annoncer la nouvelle à ma mère, elle ne s'en remit pas. Elle qui s’apprêtait à sortir de l’hôpital, presque guérie, ne passa pas la nuit. C'est Freddy qui me prit chez lui, mais ce ne fut jamais le cocon que mes parents avaient construits. Non, celui-ci avait été brûlé par leurs mort.

Je fréquentais déjà un peu les enfants de Freddy, Lydia et Sasha, des jumeaux. Avec Kendrick nous formions une petite bande, et maintenant que je n'avais plus de maison à proprement parler, je passais tout mon temps avec eux. L'école n'en parlons pas, disons que je n'y ai jamais eu ma place malgré des notes correctes. Je ne pouvais pas supporter de rester assis sur un banc à écouter des informations qui voulaient faire de moi un ouvrier ou un manœuvre assez éduqué pour comprendre des ordres, mais pas trop histoire qu'il réfléchisse pas à ses conditions de travail. C'est Kendrick qui s'occupait de nous apprendre la vie, d'un an plus vieux que moi et de deux par rapport aux jumeaux, son père était administrateur d'une banque de donnée, et le temps qu'il ne passait pas avec nous, il le passait à surfer sur les ressources que son géniteur organisait avec soin tout les jours. C'était un petit génie qui passait son temps à réfléchir et qui malgré la différence d'age faisait une tête de moins que moi. Moi je préférais cogner. Utilisant le nom de mon père pour impressionner les gamins plus jeunes que nous, et utilisant mes poings pour calmer les ardeurs de ceux qui connaissaient aussi sa fin ou que cela n'impressionnait pas du tout. Je ne savais pas me battre comme lui, mais j'avais hérité de son naturel musclé, et épaulé de mes amis personne n'osait trop nous chercher de noises dans les bandes de jeunes des bas-fonds. Sauf qu'on a commencés à faire trop de bruit.

Alors qu'on avait aux alentours de 13 ans, qu'on commençait à se prendre pour des Caïds, on a tenté de braquer une épicerie. Ça s'est plutôt bien passé, personne ne nous a reconnu, on a pu récupérer assez de crédit pour pouvoir se payer ce qu'on voulait pendant quelques jours. Sauf qu'en faisant ça on était entré sur le territoire de personnes qui n'aiment pas la concurrence, le gang des masques rouges. Ils nous ont attrapés alors qu'on semait la police. Ils étaient sept, armés de barres de fer et de couteaux assez  grands pour taillader son Valeth sans problèmes. Le chef avait même un pistolet laser glissé dans sa ceinture, même s'il lui manquait sa cellule énergétique, à l'époque nous étions tous impressionnés... Et eux très mécontents. On connaissait la loi de la rue, on savait qu'on allait morfler, sauf que Lydia malgré son jeune age était très mignonne et que Kendrick aurait jamais pu encaisser les coups. Alors je leur ai hurlé de filer et j'ai chargé sur le chef. Quand on ne s'y attend pas, un crane de Valeth dans l'estomac, ça fait mal. Ils ont failli attraper Lydia, mais Sasha avait compris et protégeait sa sœur comme un ours enragé. Moi je me suis pris plusieurs coups de barre de fer sur le dos, la douleur me faisant tomber dans les pommes.

Quand le me suis réveillé, leur chef me regardait avec un air en colère. Pour éviter de trop prendre de coup, j'ai joué l'imbécile et je suis resté immobile. Il rageait plus qu'une bande de gamin ai pu leur échapper plutôt que des quelques trois cents crédits avec lesquels les autres étaient partis. Je me suis fait ravaler les cotes et les jambes à coups de barres et de pieds. Puis le chef s'est approché de moi avec un couteau laser. J'étais terrifié, persuadé qu'il allait me tuer. Mais non, il s'est contenté de me brûler les poils du visage dans une forme de crane assez vulgaire tandis que la chaleur me faisait hurler, ma peau cloquant. Il finit par me clouer au sol d'une beigne avant de partir avec sa bande. Quelques minutes après leur départ, Kendrick et les jumeaux revenaient, m'aidant à marcher jusqu'à la maison d'une ancienne collègue de ma mère qui nous rafistolait gentiment lorsqu'on se blessait. Il lui fallut quelques seconde pour me reconnaître avec mon nouveau masque facial. Elle s'occupa de mes ecchymoses et de mes cotes cassées en priorité, s'assurant qu'il n'y avait pas de saignement interne. Lorsqu'elle en vint au visage, elle commença par raser les poils autour de la brûlure, m'expliquant que cela n'était pas assez profond pour que mes poils ne repoussent jamais, mais qu'il faudrait quand même attendre quelques années avant de ressembler à un Valeth normal.

Le lendemain, cachés dans le vieux réservoir qui nous servait de planque, on a fait le serment de ne plus jamais avoir à nous laisser faire. Sauf qu'on savait très bien que pour ça, il fallait qu'on devienne fort. A treize ans, même sur Phos'il, on est pas encore forts, mais on connaissait quelqu'un qui l'était. Dans le quartier il y avait un humain que personne n'emmerdait, et ce malgré son statut d'étranger, il s'appelait Talrash. Beaucoup de rumeur courraient sur lui, comme quoi c'était un vétéran de l'AAC, qu'il avait travaillé pour la mafia, qu'il était un ancien pirate voire qu'il avait mené un régiment de rebelles à l'assaut du centre de commandement de l'AAC. Bien sur ça nous faisait tous rigoler, on se disait qu'on peut pas vivre autant de chose dans une seule vie, mais il n’empêche que c'était un humain très fort, qu'on avait déjà vu envoyer au tapis des Valeth bien plus grands que lui. Lorsqu'on est allés le voir pour lui demander de nous apprendre à nous battre, j'étais resté derrière, j'avais honte de mon visage. Il a commencé par rire au nez de Kendrick qui s'essayait à la supplique. Ça m'a énervé et je l'ai écarté d'un coup d'épaule pour planter mon regard dans celui de l'homme, lui crachant au visage que j'avais pas besoin de ses moqueries pour être en colère. Quand il a dit qu'il entraînait personne, et surtout pas les chiots rasés. Là j'ai pété les plombs et je lui ai sauté dessus. J'ai fait un vol plané. Genre j'ai pas compris je me suis retrouvé couché trois mètres plus loin. Bon a ce moment j’étais bien trop en rogne pour y penser, je me suis relevé et je suis reparti à la charge, indifférent à la douleur de mes cotes brisées, finissant de nouveau sur le sol. Ce manège dura plusieurs minutes, je finissait à chaque fois plus vite au sol que la précédente, mais me relever me demandait toujours plus de temps et d'efforts. Il finit par me soulever du sol pour me regarder en face. Je me rappellerais toujours de ses mots. ''Toi tu as du feu dans le cœur. Il te consumera, mais rendra ta vie flamboyante. Entrez.'' Il acceptait.

La première chose qu'il nous fit faire, c'était courir. On se pensait sportif parce qu'on était capables de courir sur deux cents mètres dans trop s’essouffler. On était loin du compte comme le sont souvent les enfants. Vous avez déjà du courir trois heures sans discontinuer tout les matins pendant plusieurs années? Non? Essayez, et là vous aurez une petite idée de ce qu'est l'endurance. Comme on était oisifs, qu'on allait pas à l'école et ainsi de suite, on avait toute nos journées de libre. Et visiblement il en allait de même pour lui. Après la course (et quand je parle de course, je vous précise que la météo importait peu, il fallait courir. Gare à celui qui ne tenait pas le rythme hein, il fermait la marche avec une matraque électrique et n'hésitait pas à roussir les traînards.) il nous faisait travailler nos muscles. Grimper sur des façades d'immeubles désaffectés, soulever des roches et des meubles jusqu'à sentir nos bras nous tirer douloureusement, plus bien sur les exercices classiques des sportifs, pompes, abdos, dorsaux etc... L'après midi était différente, après nous avoir envoyé cherché de quoi nous nourrir, en était très précis sur ce qu'il fallait et ne fallait pas prendre, il nous faisait reposer pendant deux heures, à nous entraîner dans une zone vide à travailler nos sens. En tant que Valeth, nous avions les sens plus aiguisés qu'un humain moyen, pourtant il nous bluffait toujours lorsqu'il était capable de se déplacer entre nous quatre assis en tailleurs et les yeux fermés... SANS FAIRE UN SEUL BRUIT! Même aujourd'hui j'en suis toujours sur le cul. Il nous demandait de reconnaître un bruit ou d'en trouver un particulier dans le brouhaha ambiant d'un parc ou d'une rue. Il nous faisait aussi pratiquer notre regard, en nous faisant compter sans y toucher des grains de riz sur une natte ou des galets le long d'une rivière gelée. Une fois cet exercice d'attention et de perception terminé, il accédait enfin à ce que nous recherchions, le combat. Il nous amenait dans son appartement, un endroit silencieux, et spacieux. Nous n'avons jamais su pourquoi il était ici, ni comment il était devenu si aisé, mais toujours est-il qu'il était riche et qu'il entretenait un endroit impressionnant sans travailler. Dans son salon, il nous apprit en premier lieu à nous battre à mains nues, sans utiliser nos griffes et nos crocs, comme un humain. Quand nous lui demandions pourquoi il nous répondait que griffes et crocs sont rarement accessibles dans une combinaison spatiale. A croire qu'il savait qu'on ne resterait pas des gamins des rues... Ou alors il nous apprenait ce que lui il avait appris, et cherchait des excuses.

Après deux ans de ce traitement, nous étions impatients qu'il nous permette de toucher aux armes qui trônaient sur les murs de ses pièces. Il avait dit qu'il nous laisserait en utiliser certaines durant l’entraînement. Après le combat à mains nues il nous introduisit à celui avec un poignard, et toutes les armes qu'un environnement extérieur peut fournir rapidement, comme une barre de fer, une poubelle arrachée, une chaise, ou même un panneau holographique. C'était plus compliqué, moins naturel pour nous qui avions grandis en regardant des lutteurs sans armes. La difficulté augmentait doublement puisque les exercices de perception s'étaient doublés d'exercices d'agilité, comme si les séances d'escalades ne suffisaient pas. Kendrick avait beaucoup plus de mal que les jumeaux et moi, pour qui le combat était une seconde nature. Lydia prenait toujours le dessus au corps à corps, mais je la prenait toujours à partir du moment où on en venait à lutter grâce à ma force supérieure à la sienne. Sasha lui était celui qui s'adaptait le mieux à l'armement qui lui tombait sous la main, son arme de prédilection étant une chaise de bar, qui lui offrait une allonge mortelle... Au fil de ces années d’entraînement, Talsrash nous introduisit à diverses armes différentes, toujours des armes de proximité, jamais d'armes à feu ou à énergie. Je crois que c'est une forme de combat qui lui déplaisait. Il nous apprit à nous servir d'armes comme des katars lasers, des armes à énergie ou des gants de force, Sasha se prit d'affection pour un Kukri tandis que sa frangine trouvait son bonheur dans les katars perpendiculaires. Kendrick n'était jamais aussi à l'aise qu'avec des armes de jet tandis que moi j'étais tombé en amour d'une épée à énergie que Talrash gardait dans un écrin et que je n'avais jamais pu toucher.

Le jour de mes dix-sept ans, il nous a dis qu'il allait partir. Apparemment quelque chose de grave était arrivé, nous ne sûmes jamais. Il nous confia a chacun l'arme qui nous avait marqué. Il m'offrit l'épée en me faisant promettre de ne jamais la perdre, et de la détruire plutôt que de la laisser au mains de quelqu'un. Il l'avait nommée avec ironie Durandal. Il nous laissa et partit. Trois jours plus tard, son immeuble explosait, emportant dans les flammes une soixantaine de famille. L'AAG mit ça sur le dos des rebelle de façon si maladroite que s'en était presque un aveux. Nous étions quatre, nous savions nous battre mais pas grand chose d'autre. Après quelque conciliabule, nous nous sommes mis d'accord pour consommer ce que Talrash nous avait toujours interdit. La vengeance. Il ne nous fallu pas longtemps pour retrouver les masques rouge. Ils s'étaient un peu étoffés depuis quatre ans, regroupant maintenant une vingtaine de membres, vivants du racket et du braquage. Moi  mon pelage avait repoussé sur une peau encore parfois tiraillée par quelques douleurs. Nous leur sommes tombés dessus alors qu'ils rentraient de l'attaque d'un petit appartement. Ils étaient dans une ruelle. Kendrick faisait le guet tandis que les jumeaux attaquaient le dos du gang. Moi je les chargeait de front, Durandal au clair. J'ai commencé par éjecter leur chef contre un mur d'un coup d'épaule. J'avais finit par atteindre ma taille adulte et j'étais désormais bien plus fort que lui. Nous avons passé le reste de la troupe au fil de nos lames, ce fut bref et sanglant. Une lame énergétique ça traverse une barre de fer comme du beurre, sauf qu'ils le savaient pas. Lorsque le chef s'est réveillé, c'est moi qui le regardait de façon goguenarde. Il lui a fallu plusieurs secondes pour me reconnaître. Il m'a fallu plusieurs minutes pour lui dépecer le visage en forme de crane. Certains disent que la vengeance a un goût amer. Pour eux possible, moi j'avais l'impression de savourer un steak délicieux.

Le steak à eut un goût amer lorsque Kendrick est revenu avec une bande de gars le pointant de leurs fusils laser. La police ? Non, pire, la mafia. Cette même mafia qui contrôlait les arènes ou mon père s'était battu et ou il était mort. Ils n'avaient pas trop apprécié qu'on tue leurs exécuteurs des basses œuvres. Le deal était simple. Ils allaient repartir avec Kendrick, visiblement inutile, et les jumeaux et moi devions attendre des ordres. On recevrait régulièrement des nouvelle de Ken, mais si jamais on oubliait d'obéir... Ils oubliaient de le laisser en vie. N'ayant pas le choix, nous avons obéis. Quelques jours plus tard un homme entrait dans notre planque. Bien habillé, souriant. Lorenzini qu'il s'appelait. C'était de lui que nous recevrions nos ordres et notre paye (oui parce que malgré la menace, ils nous payaient quand même. Tradition je suppose, ou alors ils espéraient qu'on ai plus besoin de la menace pour obéir.). La première chose que nous avons du faire, c'était attaquer un gang désobéissant. Jusque là rien de trop dur pour nous. Nous l'avions déjà fait, c'était simple à refaire. Un peu comme une marque de fabrique et sur ordre de Lorenzini, j'ai pris le pli de toujours dépecer le visage du chef de mes victimes dans une forme de crane. Les masques rouges... Ironique comme ce nom nous collait désormais à la fourrure alors que nous les avions massacrés. Nous étions jeunes, nous étions surs d'être immortels, nous avons fait contre mauvaise fortune bon cœur et on s'est améliorés. Une petite portion de l'argent que nous recevions servait à nous acheter du matériel, des armes à feu et à énergie notamment, histoire de ne pas toujours aller au corps à corps, et la majeure partie de ce qui restait allait sur un compte sécurisé, économisant pour payer la libération de Kendrick.

En trois ans sous les ordres de la pègre on avait économisés une sacrée somme, mais on avait aussi sacrément morflés. Pas tant sur le plan physique que sur le plan moral. Massacrer des familles qui refusent de payer, mettre à sac des magasins, jeter par des fenêtre des partenaires moins obéissants que nous... Ça vous secoue un trio de rêveurs comme nous. Alors qu'on s'imaginait vainement pouvoir acheter la libération de notre ami, c'est à Lorenzini  que nous avons du cette offre. Il travaillait pour un membre de la famille qui voulait prendre le pouvoir. Sauf que pour cela il devait se débarrasser du patron en place. Le marché était simple. On entrait dans leur quartier général, on faisait le ménage et on trouvait sur le spatioport on trouvait un vaisseau avec une belle somme et Kendrick intact et vivant, en ayant comme devoir de ne plus jamais mettre un pied en ville. Ça nous convenait très bien et pour eux c'était pas si cher. Il ne nous fallut que vingt minutes pour arriver devant la porte de l’hôtel que la pègre utilisait comme QG. Lame au clair pour ne pas déclencher d'alarme, nous massacrâmes tout ces Valeth et étrangers qui quelques heures plus tôt nous traitaient comme des larbins. Quand nous défonçâmes la porte du bureau du Parrain, celui-ci sursauta, terrifié à la vue du carnage de ses gardes dans le couloir derrière. Au début il appela à l'aide. Inutile, l’hôtel était vide, le peu de personnes que nous n'avions pas tué avaient fuit. Lydia boitait à cause d'une mauvaise réception et Sasha s'était pris une balle dans l'épaule qui lui vaudrait un bras en écharpe quelques temps. Moi j'étais enragé c'est Lydia qui m'a dis de retirer mon fusil à pompe de la bouche de ma victime. Il voulait nous acheter. Pourquoi ne pas écouter son prix qu'elle disait. Il a ouvert son coffre fort géant. Beaucoup de crédits, plus qu'on peut en imaginer à voir en une fois. Des armes qui se prenaient pour des œuvres d'art. Rien de bien intéressant. Sauf six objets qui nous figeaient. Six armures Mjollnir flambantes neuves. C'est un modèle récent, le joyau de la technologie zangolaise. Ces armures valent presque aussi cher qu'un foutu cuirassé de l'AAG. J'ai remercié le Parrain pour son cadeau et j'ai pressé la détente en souriant. Tant pis pour le masque rouge.

Trois heures plus tard nous étions assez riches puisqu'on avait pris une bonne poignée des crédits du coffre, en possession de six des armures parmi les plus chère du marché... Et poursuivis par cinq tueurs de la Mafia. Soit ils avaient pas appréciés qu'on se tire avec les armures soit Lorenzini avait changé d'avis. Probablement les armures... Bref, il fallait qu'on se planque. Et la meilleure planque qu'on puisse trouver quand on est dans notre situation, croyez le ou non, c'est l'armée. La Mafia n'a jamais eu de pouvoir dans l'AAG, et c'est pas faute d'avoir essayé. On a planqué les armures et une bonne partie de l'argent, crashant le vaisseau que Lorenzini nous avait offert au milieu de la toundra. Après ça on est partis s’enrôler. Bien entendu avec notre état civil viens notre casier. Et on avait une sacrée liste de morts au cul. Mais l'AAG avait quand même l'usage des criminels. Précisément dans les ''commandos de la mort'', un genre de régiment carcéral qui regroupait presque uniquement des criminels condamnés à mort. S'ils survivaient pendant trois ans (ce qui arrivait rarement puisque le rôle de ces ''commandos'' était d'effectuer les missions les plus risquées, généralement suicidaires avec un taux de mortalité moyen supérieur à 75%) ils se voyaient offrir deux options. La première, s'engager de façon classique pour une durée supérieure à dix ans. La seconde retourner en prison, avec une peine réduite. Vous savez combien de gars survivent tout les ans ? Entre deux et trois centaines, sur plusieurs milliers de criminels. Vous savez combien choisissent de signer à nouveau ? Presque tous. On finit par prendre goût à la mort, à la sentir vous frôler et à la sentir vous traverser lorsque vous tuez. C'est comme ça qu'on est devenus des Astros Commandos.

La première chose qu'on ai fait lorsqu'on a eu une permission, ce fut de retourner voir notre butin. En trois ans, il n'avait pas bougé, juste pris la poussière. En régiment carcéral on ne nous aurait jamais permis de posséder pareils bijoux. Elles auraient étés confisqués et on ne les aurait jamais revus. Mais désormais nous pouvions les mettre, les utiliser. Bon il faudrait effectuer des ajustements, mais ce serait moins cher qu'acheter l'engin sur mesure. Ce qu'on avait pas pris en compte, c'était la décharge neurale de l'engin. Les Mjollnir sont prévues pour fonctionner en parfaite coordination avec les pensée de leurs pilotes. Problème cela demande une interface neurale et un système nerveux compatible. On a du contacter un chirurgien véreux, pour que l'information de notre chirurgie ne remonte pas jusqu'à la pègre. L'installation d'une interface neurale est quelque chose de bénin de nos jours, mais le type nous a proposé un truc alléchant. Une simple glande supplémentaire qui augmenterais nos réflexes. Il voyait que nous étions des soldats, il savait que nous serions intéressés et pas assez cultivés pour voir le hic. Parce que hic il y avait. L'intensification des réflexe était réelle, surtout en cas de poussée d'adrénaline, mais elle provoquait en retour une puissante instabilité émotionnelle. Les premiers jours, j'ai été pris de crises de rages incontrôlables. Moi qui avait toujours été colérique, j'étais devenu fou de rage. Doublé à ça la période d'adaptation à ces nouvelles armures. Quand notre permission prit fin, nous contrôlions les armures... mais pas nos émotions. J'avais retrouvé Sasha en pleine crise de larme incontrôlable et Lydia effondrée de rire devant un peluche rebondissante. Kendrick s'en sortait plutôt bien, parce qu'il avait appris à contrôler ses propres émotions pendant ses trois ans prisonnier de la pègre, mais nous autres beaucoup moins.

Si nous n'avions pas été les victimes de ces événements, je peux vous assurer qu'aujourd'hui j'en rirait. Si nos armures ont fait fortes impressions lorsque nous sommes retournés, ce qui a vraiment surpris le régiment, c'était nos régulières explosions de colères, crises de larmes ou de rire. Chacune de nos réactions étaient exacerbées, et difficilement contrôlables. J'ai failli frapper notre officier supérieur suite à une altercation. Cela nous a attiré quelques problèmes, je ne le cache pas. On a tous finis une ou deux fois au mitard à cause de ça, mais notre efficacité sur le terrain compensait ces quelques problèmes relationnels. On servait de bouclier aux autres, nos armure étant imperméables à pas mal de choses. On a fait parler de nous. Un peu trop j'en ai peur. Un membre influent de la CC nous a fait une 'proposition, devenir son escouade de protection rapprochée. On y a cru au début, un trouillard qui veut des gardes du corps comme nous. Un boulot facile, bien payé... On a sauté sur l'occasion. On a vite déchanté, une fois qu'il nous a tenu les couilles dans un étau (oublie l'armée, c'est ça ou la taule), on a découvert que ce qu'il appelait ''protection rapprochée'' c'était faire le boulot qu'on faisait encore pour la Mafia quelques cinq ans plus tôt. Des meurtres, des massacres non signés, ou alors par des faux groupes terroristes voire la rébellion. Bref, on s'était de nouveau transformés en bouchers... Et c'était pas pour nous plaire. Attention hein, j'aime tuer, j'aime me battre. Mais massacrer une famille avec leurs trois enfants... C'est pas trop mon délire non. Mais celui dont c'était le moins le délire, c'était Kendrick. Comme je vous ai dis, c'était celui qui contrôlait le mieux ses émotions. C'était une connerie bien sur, il savait les masquer, pas les contrôler. C'est pour ça qu'il a été le plus touché par ce qu'on faisait. Nous on piquait des crises de rages, on défonçait des appartements ou des cibles d’entraînement, on évacuait en se disant que ça durerait pas et qu'on trouverais une sortie. Lui non. Il intériorisait tout et ça s'est mit à le ronger. Au début c'était discret, puis on l'a vu sombrer à vitesse grand V. Le temps qu'on essaye de le rattraper c'était trop tard. Un coup de feu. Un seul aura suffit. Dans la salle de bain, son sang maculait le mur, son cerveau aussi. On avait rien vu venir.

Le lendemain, la tour de verre qui contenait l'appartement de notre désormais ex-patron explosait mystérieusement, avec lui mourut notamment sa garde rapprochée, tout ses secrétaires, et à peu près toutes les personnes vivantes étant au courant de notre travail pour ce salopard. Nous on avait filé avec son vaisseau, un petit yacht de luxe. Mais nous avions juste oublié un détail... L'engin était tracé. Et les gars de l'AAG qu'on a envoyé suivre le signal avaient l'ordre de tirer à vue sur ceux qu'ils estimaient avec justesse comme les responsables de l'attentat. Une bonne nouvelle que l'engin aie été assez rapide pour qu'on le planque dans un champ d’astéroïdes. Aucun de nous trois n'étant de bon pilote, il a bien fallu qu'on s’embusque. Bouclés dans nos armures, on a quitté le navire et on est partis s’agripper sur les rochers alentours. La corvette qui nous poursuivait est entrée dans le champ derrière nous, boucliers à plein régime. Voyant que le yacht était inactif, leur capitaine à ordonné d'envoyer une navette à bord pour voir s'il était récupérable. L'envie d'une récompense ou l'espoir de nous prendre vivants, je n'ai jamais su. Toujours est-il que nous avons profité qu'ils baissaient les boucliers pour la navette, nous avons sautés à l’intérieur. Vous n'imaginez pas combien un technicien peut avoir l'air surpris lorsque trois valeths armurés et armés entrent dans son hangar. Et combien il peut mourir stupidement lorsqu'une décharge de chevrotine le cueille au niveau du plexus durant sa perplexité silencieuse. La corvette avait envoyé la majeure partie de son équipage de combattant pour aborder le Yacht. Lequel était piégé bien entendu, même si des soldats entraînés ne devraient pas tomber dans un piège aussi grossier. Profitant du fait que ces soldats étaient partis, nous avons fait le ménage.

Tout le monde étant concentré sur l'opération d'abordage, personne ne surveillait les caméras internes. Aujourd'hui on sait qu'on a eu de la chance, à l'époque c'était pas le cas, on croyait à notre talent. Toujours est-il qu'on a avancé dans le vaisseau pendant une vingtaine de minutes, tuant tout ceux qui croisaient notre route vers la passerelle. Arrivé à quelque dix mètre de notre cible, un gars est sortit de la passerelle et nous voyant couverts de sang s'est mit à hurler. Genou à terre, la balle qui s'enfonce dans sa bouche lui fait décrire un arc de cercle avant qu'il ne touche le sol. L'équipage sonne l'alarme alors que nous investissons la pièce centrale du vaisseau sous le feu des armes de poing des officiers. Un tir de blaster type 22 standard d'officier face à un bouclier personnel lourd, ça n'est pas très efficace. Une balle de calibre .55 face à un uniforme standard d'officier de l'AAG, c'est particulièrement ravageur. Il aura fallu environ trente secondes pour que tout les être vivant présents autour de nous abandonnent cet état pour quelque chose de moins mobile. À partir de là, prendre le contrôle du vaisseau ne prit que quelques minutes. L'escouade d'abordage demandait des nouvelles par la radio, ayant déjà fait demi-tour. Je chargeait Sasha de garder la porte, des curieux ramenant parfois leur nez pour prendre une volée de balles. Lydia cherchait le système de survie, histoire de purger le vaisseau de son atmosphère, pendant que j'armais un couple de torpilles pour exploser la navette de nos anciens collègues. Nous n'avions rien de personnels contre eux, mais notre survie nous était et nous serais toujours prioritaire. Trop souvent nous avions du tirer face à des cris qui supplient, cela ne nous atteignait plus et la gerbe de feu et d’énergie de la navette ne tira chez moi qu'un seul rire sec tandis que l'oxygène qui nous entourait s'échappait en sifflant vers l'espace. Nous étions maîtres du navire.

Nous avons récupérés le corps de Kendrick que nous avions apprêté dans son armure, l'ayant faite reluire le plus possible. Il était en grande pompe, son casque polarisé pour masquer son horrible blessure. Nous l'avons allongé dans une des capsules de sauvetage et avons largué l'engin dans Astariul, nous assurant ainsi que personne ne toucherais ni à son corps, si à son armure. Il nous éclairerais de sa puissance pour les siècles à venir, jusqu'à nous choisissions de le rejoindre. Profitant que la Corvette n'avait pas encore été reconnue comme volée, nous somme allés nous écraser sur Pho'sil après avoir pillé ce qui pourrait nous intéresser, profitant d'une autre des capsules pour passer sous la grille de détection des forces de l'AAG locales. Évitant le quartier de la capitale qui nous avait vu grandir, nous avons rejoint l'astroport central. Malgré les dernières années passées à travailler et donc à recevoir une solde plus que correcte, nous ne pouvions pas pour autant nous permettre de vivre sur nos lauriers, surtout avec le niveau de vie que nous apprécions avoir sous la main. Le confort est quelque chose de difficile à abandonner facilement. Au vu de nos compétences et puisque l'armée nous était désormais interdite (je vous rappelle que nous étions officiellement morts), nous avons opté pour le mercenariat, le métier de garde du corps ne nous intéressant pas le moins du monde, trop de temps à dormir et trop peu d'exercice. Nous nous sommes engagés sur un courrier rapide qui cherchait une escorte qui ne prenne pas trop de place. Profitant de l'autonomie relative qu'offrent nos armures, nous leur avons fait économiser trois couchettes et obtenu un premier travail.

Le Quicksilver était un transporteur de matériaux rares et de documents officiels. Rapide, peu blindé, équipé uniquement de deux canons laser en tourelle. Une cible de choix. On s'est fait cueillir par une EMP alors qu'on sortait de distorsion à la limite du système d'Umbar. Une mante pirate, un modèle d'extraction d’astéroïde typiquement Sarien transformé en vaisseau d'abordage de gros calibre. Ils nous ont plaqué contre la porte et ont commencé à s'ouvrir un accès dans le flanc du Quicksilver. Les pirates, une bande de nemiens et d'humains à grandes gueules, ne s'attendaient pas du tout à notre genre de riposte. Là ou la majorité des gardes dans ce genre de vaisseau se seraient retranchés, nous nous somme postés autour du trou pour prendre leur engin d'assaut. Sasha avait son canon à main pointé sur le cercle de métal incandescent et Lydia était prête à sauter à l’intérieur juste après la première salve, je passerais en second et Sasha bloquerait l'accès derrière nous de son corps, abattant tout ce qui tenterais d'entrer. Au début ils sont restés bêtes, nos balles les cueillant là où ils pensaient être à l'abri, mais ils se sont vite repris et ont commencés à riposter de façon violente. On a résisté pied à pied, de coursives en coursive, leur courant après, soudant les portes derrière nous pour ne pas se faire flanquer. Je couvrais Lydia qui les chargeait pour les hacher menu. Nous avons fini par prendre le contrôle du bâtiment, réunissant les blessés dans une de leur cellules, libérant leur victimes pour qu'elles pilotent l'engin jusqu'à Buu, nous servant dans les caisses pour partager avec l'équipage du Quicksilver, plus la couverture des frais de réparation et  laisser la prime à ce nouvel équipage qui visiblement s’entretuerai pour ne pas partager. Tant mieux, une bande de chacals de moins. Nous avons repris notre route et arrivé sur une station d'orbite de Keeshak, nous avons récupérés notre prime et avons quitté le vaisseau.

La première de nos activités avec cette prime a été de fêter ce premier contrat réussi dans un bar local, le genre ou des femelle holographique de toutes les races se trémoussent sur les tables dans les poses les plus lascive aux yeux de leur congénères de chair et de sang (on parlera pas des détails spécifiques à chacun). Nous prime quatre verres, rendant ainsi un dernier hommage au frère que nous avions échoués à protéger, nous de devrions plus jamais parler de lui après ce jour. C'est justement dans ce bar que nous avons étés abordés par un humain. Il disais vouloir nous offrir un contrat, mais il était très nerveux et passait son temps à regarder à droite et à gauche. Nous n'étions pas très motivés pour abandonner nos verres, un peu sceptiques sur la véracité de son contrat. Apparemment il avait entendu parler de notre exploit lors de l'attaque de pirates et envisageait de nous faire réitérer ce genre de chose. Ce type était visiblement nerveux et manquait de confiance en lui, mais son affaire semblait réelle et à vu de nez intéressante. C'est quand une troupe d'agents de sécurité de l'AAG à débarqué que j'ai commencé à comprendre qu'il y avait anguille sous roche. Ils ont encerclé le gars en le braquant, nous ordonnant de reculer alors que le reste du bar s'évacuait. Il aboyaient des ordres, hurlant que le type était un dangereux terroriste et me rappelant une période de ma vie que je n'avais pas apprécié. J'ai chopé leur chef par le col et je l'ai soulevé à hauteur de mes yeux avant de lui grogner que j'ai horreur qu'on me coupe lorsque je fais affaire. Je l'ai envoyé faire la boule dans ses quilles de potes et les jumeau ont couchés les autres en leur lançant la table. A peines revenus dans la vie active qu'on était de nouveau des criminels... On est sortit en escortant celui qui était visiblement un rebelle maladroit. Il s’appelait Kerr Igan et s'il était visiblement maladroit, ce type avait quelques moyens, puisqu'il nous a conduit au docks pour que nous puissions fuir dans son vaisseau, un Frelon Vault-tech V-9 flambant neuf. Expert en achat-vente, ce type bossait pour la rébellion en fournissant des fonds indirects, sans jamais rien posséder à son nom, rendant son traçage difficile. Un génie derrière un écran et un clavier, incapable de faire quelque chose de valable dans le monde réel. Ce type avait besoin d'une équipe pour récupérer un de ses collègues en cours de transfert. Et nous on devais faire partie de cette équipe.

L'idée même d'abandonner le projet après nous être autant engagés pour lui ne nous a même pas effleurés. Simplement attaquer un transport de prisonniers et un vaisseau pirate de bas étage... ce sont deux choses différentes. Premièrement, cela demande plus de trois gars, même aussi bien équipés et efficaces que nous, du coup, Kerr nous a amené dans son ''repaire'' un genre de station privée en orbite d'une des lunes de Manooïne et nous a présenté à Jenha et sa Meute. A l'époque elle ne comprenait que vingt droïdes, mais nous avait sacrément impressionnée, les bestioles étant impressionnantes dans leurs capacités à esquiver les tirs tout en progressant vers le tireur. Une faible puissance de feu, mais pour un équipage sans protection, une menace pure. Le gros intérêt était surtout d'attirer les tirs sur autre chose que nous, qu'on se le dise, la Meute était un groupe de leurres, mais des leurres avec des dents bien balaises. Mais c'est le vaisseau d'abordage qui a fini de nous convaincre. Pas très impressionnant au premier abord, surtout par le fait qu'il ne portait aucune arme, mais vu de l’intérieur, une bête de nerfs prête à relâcher la Meute et nous, avec des moteurs et un blindage de folie, des éperons à émission de champs que j'aurais cru impossible de fabriquer aussi puissants et des corbeaux si bien réfléchis que le vaisseau est presque aussi facile à évacuer qu'a insérer. A l'époque Dav'in était déjà pressentit pour rejoindre ce que Kerr appelait ''ses Anges de la Mort'' (c'est moi qui ai rebaptisé le groupe ça lorsqu'il m'a filé les reines du projet). Il ne pouvait pas tellement travailler avec nous dans le groupe, après quelques simulations en équipe nous sommes parvenus tout les quatre à la même conclusion, il était très efficace, sans aucun doute plus que nous quelques années plus tôt, mais il était terriblement lent. Après un long conciliabule et de profondes conversations à quatre (à savoir deux jour complets passés à boire et à rire au milieu du désert de Manooïne sous une toile tendue) nous sommes tombés d'accord pour lui offrir une de nos armures excédentaires, que nous gardions précieusement dans nos bagages depuis toutes ces années, les vendre étant impossible sans être certains de se faire arnaquer. Jenha s'est occupée de l'adapter à sa morphologie, s'occupant au passage de réparer les nôtres qui avaient malgré tout bien morflées au fils de leurs usages, et Kerr a fournit les fonds pour la chirurgie de l'endoglande et de l'interface neurale, c'était la quatrième Valkyrie. Il ne remplaça jamais celui qui nous manquait, mais s'adapta assez rapidement à notre groupe, jusqu'à devenir un ami, avec son calme permanent et son humour acide entre nos trois grandes gueules braillardes.

L'opération fut un succès. Le petit transporteur pénitencier fut rondement nettoyé, seuls trois membres de la meute en revinrent fonctionnels (ces trois là d'ailleurs ne sont plus jamais allés en mission, je crois que Jenha est une sentimentale) mais ils remplirent parfaitement leur office puisqu'ils déconcentrèrent assez l'équipage pour que nous puissions les massacrer sans subir de dégâts importants. Alors que le vaisseau vide s'éloignait dans l'espace, je l'observait et je sentait pointer en moi du regret. J'avais apprécié cette opération, et je crois que les autres aussi. Bon, on avait pas encore eut le temps de faire trop connaissance avec les pilotes des vaisseau, mais ça ne saurait tarder lorsqu'on fêterait le succès de l'opération, et l'idée de nous séparer me déplaisait profondément. Alors que nous buvions avec les rebelles nouvellement libres, j'étais très renfermé, je réfléchissait à l'avenir de notre groupe. C'est un Kerr ivre mort qui m'a donné la solution en déclarant que son équipe de pirates était la meilleure de la galaxie. Nous n'étions pas tous spécialement en passion des idéaux rebelles, mais l'idée de travailler pour eux était loin de nous déplaire, eux au moins ne nous demanderaient pas de faire de la purification ethnique ou de pratiquer la menace sur des pauvres familles terrifiées. L'idée s'est coulée de source d'elle même, l'équipe s'est jetée sur l'idée, quitte à être mouillé pour les rebelles, autant s'amuser au passage. Nous sommes devenu des corsaires pour les rebelles, rodant l'équipe au fur et à mesure, l'enrichissant (de Mendalor) au passage, renouvelant malheureusement régulièrement nos pilotes d'escortes et augmentant la taille de la meute au fil de nos prises. Kerr est devenu notre commanditaire auprès de la rébellion, nous donnant nos cibles, et j'ai pris le commandement du Leviathan. Une légende était à naître.

 


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Petite Langoustine au Caramel
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MessageSujet: Re: Personne n'est parfait....    Mar 25 Juil 2017 - 21:40
Alyaa a dit :
Alors mon p'tit Djérou... Comment te dire ça... XD

Perso, j'ai un problème avec la fiche dès le début et vu sa longueur, je vais pas aller plus loin pour le moment ^^" L'armure, elle est clairement trop badass, y a pas à tortiller là-dessus. Comme on avait dit à Nico, on comprend bien que de telles armures existent dans AP, mais un PJ avec un truc pareil, ça fait godmod et c'est pas marrant en RP.
En plus de l'armure, j'ai parcouru vite fait l'interview et même sans lire, je vois déjà que t'as 20 pnj qui gravitent autour. Et tout ce monde, c'est pas pour les petites annonces, soyons réalistes.

Là, ce que moi je vois, c'est que tu vas rencontrer les mêmes problèmes qu'avec Karasu. Rien que pour ça, on pourra pas valider. D'ailleurs, tu as eu des mises en garde là-dessus. Si tu respectes pas ces mises en garde, ben ça donne pas envie de lire.

J'espère que comme à ton habitude, tu ne prendras pas mal ces remarques et que tu apporteras les changements nécessaires. Je sais que tu es persévérant et ça fait plaisir de voir à quel point tu es toujours motivé. Mais faut aussi penser au travail que tu nous donnes et là, clairement, j'ai pas la foi d'en lire plus XD


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MessageSujet: Re: Personne n'est parfait....    Mer 26 Juil 2017 - 1:40
Djerin Rashkae a dit :
Alors, j'en ai discuté avec certains humains sur la cb. J'ai compris que j'avais oublié un élément important. Le contrepied des infos qui viennent de mon perso (un peu comme souvent avec Sieg). L'armure n'est pas si OP qu'il essaye de le prétendre, mais je comprend que ça puisse le paraitre. J'ai essayé de corriger ça, et d'autres trucs en ajoutant des petits spoilers d'autres personnages au passage. (Qui soit dit en passant ne sont que 9, et dont 4 des petites annonces en puissance (Mendalor, Kia, Tony et Kerr Igan), je trouve que tu exagère un peu XD )

J'ai suivis les mises en gardes me semble-t-il... J'ai pas créé de ''groupe'' et mon personnage (même si c'est mal écrit apparemment, on verra si c'est mieux comme ça) est bien moins OP. C'est un bon soldat, quand il travaille avec son équipe, ils sont efficaces, mais leur performance en tant que force d'assaut réside dans la diversion de la Meute, seuls ils auraient beaucoup plus de mal.

J'ai essayé d'apporter les modifications, mais je suis pas sur d'avoir tout compris, tu me dis au besoin ^^"

(Évidemment que je le prend pas mal XD C'est toujours frustrant bien sur, mais ça sert à rien de le prendre mal, un petit tour dans les champs entre les sangliers et on se calme pour reprendre le tout à tête reposée ^^ au fait, le raccourcis de l'histoire n'est pas par rapport à ton manque de foi, mais par rapport à un reproches d'autres personnes sur une histoire trop longue à leurs yeux)







○ Prénom et Nom : Djerin Rashkae
○ Age : 39 ans
○ Race : Valeth
○ Planète : Pho'sil
○ Métier : Capitaine corsaire pour le compte des Rebelle
○ Credit avatar : St-Théo (DA) (revisité) et jocarra (DA)
○ Credits annexes : St-Théo, ElephantWendigo, Ayyasap, Astrokevin, Alex_Ichim, Ionen, Loone Wolf (tous DA)





- Grand ou petit ? Ou entre les deux ?
Même pour un Valeth je suis grand. Je fais deux mètres quarante de haut, presque un mètre de largeur d'épaule, et il s'agit de muscle pur, avec la fine pellicule de graisse qui s'ajoute à la fourrure pour résister au froid de Pho'sil. En parlant de fourrure, la mienne est grise, tirant sur le marron au niveau de mes oreilles.

Spoiler:
 


- T’as des signes particuliers ?
Tu veux dire outre ma taille ? Pas vraiment, j'ai les canines proéminentes, mais même si c'est pas présent chez tout les Valeth, c'est une particularité assez commune. C'est pas toujours très pratique pour parler par contre. Après je parle de mon apparence déshabillé, parce qu'en armure, lorsqu'on m'a rencontré une fois, on m'oublie rarement. Premièrement parce que si on me rencontre en armure, on rencontre aussi les autres Valkyries, et si on est en service la mort qui va avec.

Spoiler:
 


- Décris-nous un peu ton style vestimentaire :
Comme toutes mes Valkyries, mon armure est une version personnalisée de la Mjollnir Mk20. Caractéristique de base du modèle, elle est équipée pour une survivabilité et une mobilité maximale, possédant une capacité d'opération EVA (dans le vide spatial) de deux heures et un mode de survie d'une autonomie de treize, un bouclier personnel, et un système de filtration thermique et gazeux pour être utilisable sur (Buu exceptée) toutes les planètes habitées d'Oxtros. A vrai dire, le seul endroit connu ou cette armure n'est pas opérationnelle, c'est dans l'eau. Elle est tellement lourde qu'elle file directement au fond. Elle y est autonome, mais difficile de la faire remonter à la nage. En revanche, ne vous fiez pas à sa taille et à son poids pour calculer sa mobilité. Les Mjollnir réagissent aux impulsions nerveuses des pilotes comme leurs propres muscles, mais la Mk20 est la première à offrir une compatibilité parfaite avec les endoglandes artificielles des Valkyries. Greffées au niveau du bulbe rachidiens, et couplé à une chirurgie chimique du système nerveux, elles augmentent la vitesse de réaction proportionnellement au taux d'adrénaline. Plus tu es excité, plus tu es vif et dangereux. A son plein potentiel, elle permet une vitesse de réaction de 300% de la vitesse normale d'un système nerveux. Cette glande rend légèrement instable émotionnellement parlant, pour ne pas dire particulièrement instable. Ne titillez pas une Valkyrie, c'est dangereux, du genre mortellement. Pour le reste, on sait tous qu'il y a des répercutions dégueulasses à long terme. Mais on s'en fout, aucun de nous ne vivra assez longtemps pour le voir.

Spoiler:
 

Arsenal (bonus):
 

- Y a-t-il un objet que tu portes toujours sur toi ?
Oui et non... Quand je sors de mon vaisseau, il est très rare que je ne portasse pas mon armure et l'arsenal qui l'accompagne. Sinon, non, je ne m'attache pas vraiment à quoi que ce soit. J'essaye de toujours avoir une oreillette pour être connecté à Natasha, l'IA embarquée du Leviathan, mais c'est pas une oreillette en particulier.



- Où te planques-tu ? (vaisseau, station orbitale, planète, etc.)
Haha ! Là viens le sujet intéressant. J'ai le commandement d'un vaisseau d'abordage lourd nommé le Leviathan et de ses deux escorteurs, respectivement Kraken 1 et Kraken 2. C'est un peu notre maison, notre arme principale et notre gagne pain. Généralement le Léviathan est stocké dans une zone ''morte'' dans un vaisseau de grande dimensions qui a prêté serment aux Rebelles, le plus souvent des cargos. Notre vaisseau est stocké dans ce hangar invisible et nous on se fait passer pour des mercenaires à bord, ou alors on reste à bord, dans la cachette. Parfois on se balade de façon autonome, mais c'est le plus souvent durant nos permissions, nos déplacements devant rester totalement intraçables lorsqu'une mission nous est allouée. Le Léviathan à une forme de U dont la barre horizontale est très épaisse. Au bout des deux pointes se trouvent les générateurs de champ d'éperonnage, et les caissons d'assaut. Juste en arrière dans les branches, les hangars des escorteurs, qu'on stocke là en dehors des combats, ils sont pas prévus pour les longs trajets. Sur la zone arrière, le cockpit, nos quartiers, l'atelier, les moteurs et le caisson de stockage de la Meute. Au total c'est 20m (23 avec les éperons) de titane, de céramique et de dangerosité comprimée qui ne demande qu'a se relâcher suite à un impact destructeur et invasif comme une seringue d'un poison violent sous pression qu'on projette à pleine vélocité.

Equipage (bonus):
 

- Tu joues au poker (si si) avec un poulpe violet, un Xzblorg, un tapis qui parle et un droïde à tête de canard. Qui est-ce que tu surveilles ?
J'ai un œil sur le poulpe et le tapis, le droïde est en joue du pistolet que Sylvia fait semblant d'essuyer, et j'ai déjà cassé des os à ce Xzblorg quand je l'ai pris à tricher l'an dernier. Il sait qu'il faut pas tenter de jouer au plus fin avec moi parce que c'est cinq regards qui sont braqués sur la table pour s'assurer que personne veut m'entourlouper.


- Dans les cantinas, qu'est-ce qu'on dit de toi ?
Généralement ce sont les éloges des capitaines marchands que j'ai eu a protéger même si ce sont souvent des couvertures, les malédictions de ceux de mes ennemis qui sont encore en vie et le regard envieux des petits mercenaires qui ne valent rien et qui espèrent juste se payer un de mes flingues un jour.

Spoiler:
 


- Les lois, la politique, la Confédération du Commerce, l'écologie... t'en penses quoi de tout ça ?
J'en ai littéralement rien à foutre. CC, écologie, politique... Des concepts qui n'ont aucun intérêt pour moi. Je me contente de choses concrètes : Peut-on capturer ce vaisseau ? Oui, probablement. Que va-t-on manger ce soir ? Pourquoi pas le capitaine du susnommé vaisseau... Et pour finir... Les lois j'ai passé ma vie à les bafouer. Le monde est pourri, j'y peux rien. Le secret c'est de s'amuser jusqu'à ce que cette pourriture vous rattrape et à ce moment finir de la façon la plus flamboyante qui puisse te venir à l'esprit. Entre nous hein, la seule raison pour laquelle je bosse avec les rebelles, c'est parce qu'ils financent notre matos, qu'on a régulièrement de l'action, et qu'en bonus il y a de mignonnes petites poulettes qui y bossent aussi.


- Une journée normale, pour toi, ça ressemble à quoi ?
Exercices matinaux en équipe, suivit de près par une séance d'entretien du matériel. Si on veut qu'elle fonctionne bien, une armure doit être reluisante, graissée et vérifiée régulièrement et c'est pareil pour les armes. Ensuite ça dépend. Si je suis en service c'est une opération d'abordage et de massacre de toute forme de vie dans un vaisseau de l'AAG ou de la CC (je préfère les premiers, au moins il y a généralement un peu de résistance, les autres c'est juste de l'abattage. Si je suis en repos, je me balade un peu dans le vaisseau qui nous sert de couverture sur le moment, si jamais c'est nécessaire je participe à sa défense. Ou alors je profite de la vie là ou nous somme posés.


- Si tu trouves la planète Alpha, qu'est-ce que tu fais ?
Je crois avoir compris que c'est un truc qui intéresse les rebelles. Je suppose que je leur fournirais les infos pour y aller après y avoir fait quelques parties de chasse sur la faune locale. Mais bon ça risque pas vraiment d'arriver. L'exploration c'est pas mon truc. Ça manque d'action de type sanglant.






Résumé pour ceux qui n'aiment pas les romans:
 

Je suis né dans les bas fond de Pho'sil. Mon père était un lutteur professionnel et ma mère une infirmière dans les arènes illégales. Je suis un enfant de criminels. Je n'y peux rien. Comme dit le proverbe, on je choisit pas ses parents. Mais je crois que si j'avais pu choisir les miens, j'aurais quand même choisis ceux-là. Malgré son caractère violent et son goût certain pour le sang, mon père était un homme de valeur, au grand cœur. Il était très apprécié dans mon quartier, où il n'hésitait jamais à donner un coup de main au premier voisin en manque de quoi que ce soit. Nous n'étions pas très riche, le travail de mon père rapportant plus aux parieurs qu'à lui-même. C'était pourtant un bon lutteur dans sa petite catégorie, un très bon même puisqu'il n'avait perdu que quatre combats dans sa vie. Ses quatre premiers. On lui avait plusieurs fois proposé de monter dans les catégories supérieures, les plus dangereuses, celle où les lutteurs peuvent mourir, ou voire même celle ou les perdant doivent forcément mourir. Il avait toujours refusé, il aimait trop ma mère pour prendre ce risque. Il aurait sans doute pu gagner, mais il ne voulait pas qu'elle s'inquiète plus qu'elle ne le faisait déjà. Ils s'étaient rencontrés après sa deuxième défaite, c'était ma mère qui s'était chargée de le recoudre alors qu'il perdait du sang de partout. Il était immédiatement tombé sous le charme de ses yeux gris et du touffu de sa queue. Elle avait mis un peu plus de temps à le trouver charmant, parce qu'il fallait nettoyer sa fourrure. Mais elle avait déjà été charmée par l'humour auto-dérisant de mon géniteur et par sa capacité à faire des collines avec des montagnes. C'est à sa quatrième défaite qu'il lui a demandé sa main. Elle a hésité avant de lui lancer un défi. Remporter deux victoires de suite et elle dirait oui, mais une seule défaite et ce serait non pour toujours. Rien d'étonnant à ce qu'il n'ai plus jamais perdu le moindre combat. Ce n'est pas pour autant qu'il n’eut pas à se faire recoudre assez régulièrement. Ce sont peut-être des combats réguliers, les crocs et les griffes n'y sont pas exclus, et je peux vous dire que ça charcle sévèrement.

C'est justement parce que ça charclait déjà assez que mon père ne voulait pas monter, mais il le fit pourtant. J'avais alors sept ans. Ma mère venait d'attraper une rougeole des marais, une maladie normalement absente de Pho'sil, mais un des combattant qu'elle avait soigné revenait d'un travail sur Keeshak et lui avait transmit sans qu'elle le sache. Le temps d'être diagnostiquée, elle était déjà très faible et risquait sa vie à toute heure. Sauf que je vous l'ai déjà dis, nous étions très pauvres aussi mon père n'eut pas d'autre choix que de monter de catégorie. Les combats étaient certes plus dangereux, mais ils rapportaient beaucoup plus d'argent, logique au des cotes des paris. Je ne pouvais pas parier sur lui, mais des amis de mon père le firent. Il commença par gagner, plusieurs fois. Les premiers soins sur ma mère purent commencer, l'espoir revenait, au prix du sang que mon père faisait couler. Il ne l'avait pas révélé à ma mère, et pour rien au monde je n'aurais trahis ce secret, trop impressionné par les prouesses de mon père. Le problème c'est que ces combats sont régis par la pègre, et que si la pègre veut s'arranger un combat ils n'hésitent pas. Avec ma mère dans un hôpital, mon père devait se fier aux soigneurs des arènes ou il se battait. J'ai appris plus tard, de la bouche de Lorenzini qu'ils avaient soudoyé celle chargée de lui pour verser un poison dans ses plaies avant de les recoudre. Cela ne le tua pas, mais il perdit l’énergie dont il avait besoin pour se battre et son adversaire ne fit de lui qu'une bouchée. Métaphoriquement bien sur, puisque c'est en plusieurs qu'il le dévora sur le ring sous les tonnerres d'applaudissements. Lorsque Freddy, le meilleur ami de mon père et aussi son entraîneur vint annoncer la nouvelle à ma mère, elle ne s'en remit pas. Elle qui s’apprêtait à sortir de l’hôpital, presque guérie, ne passa pas la nuit. C'est Freddy qui me prit chez lui, mais ce ne fut jamais le cocon que mes parents avaient construits. Non, celui-ci avait été brûlé par leurs mort.

Je fréquentais déjà un peu les enfants de Freddy, Lydia et Sasha, des jumeaux. Avec Kendrick nous formions une petite bande, et maintenant que je n'avais plus de maison à proprement parler, je passais tout mon temps avec eux. L'école n'en parlons pas, disons que je n'y ai jamais eu ma place malgré des notes correctes. Je ne pouvais pas supporter de rester assis sur un banc à écouter des informations qui voulaient faire de moi un ouvrier ou un manœuvre assez éduqué pour comprendre des ordres, mais pas trop histoire qu'il réfléchisse pas à ses conditions de travail. C'est Kendrick qui s'occupait de nous apprendre la vie, d'un an plus vieux que moi et de deux par rapport aux jumeaux, son père était administrateur d'une banque de donnée, et le temps qu'il ne passait pas avec nous, il le passait à surfer sur les ressources que son géniteur organisait avec soin tout les jours. C'était un petit génie qui passait son temps à réfléchir et qui malgré la différence d'age faisait une tête de moins que moi. Moi je préférais cogner. Utilisant le nom de mon père pour impressionner les gamins plus jeunes que nous, et utilisant mes poings pour calmer les ardeurs de ceux qui connaissaient aussi sa fin ou que cela n'impressionnait pas du tout. Je ne savais pas me battre comme lui, mais j'avais hérité de son naturel musclé, et épaulé de mes amis personne n'osait trop nous chercher de noises dans les bandes de jeunes des bas-fonds. Sauf qu'on a commencés à faire trop de bruit.

Alors qu'on avait aux alentours de 13 ans, qu'on commençait à se prendre pour des Caïds, on a tenté de braquer une épicerie. Ça s'est plutôt bien passé, personne ne nous a reconnu, on a pu récupérer assez de crédit pour pouvoir se payer ce qu'on voulait pendant quelques jours. Sauf qu'en faisant ça on était entré sur le territoire de personnes qui n'aiment pas la concurrence, le gang des masques rouges. Ils nous ont attrapés alors qu'on semait la police. Ils étaient sept, armés de barres de fer et de couteaux assez grands pour taillader son Valeth sans problèmes. Le chef avait même un pistolet laser glissé dans sa ceinture, même s'il lui manquait sa cellule énergétique, à l'époque nous étions tous impressionnés... Et eux très mécontents. On connaissait la loi de la rue, on savait qu'on allait morfler, sauf que Lydia malgré son jeune age était très mignonne et que Kendrick aurait jamais pu encaisser les coups. Alors je leur ai hurlé de filer et j'ai chargé sur le chef. Quand on ne s'y attend pas, un crane de Valeth dans l'estomac, ça fait mal. Ils ont failli attraper Lydia, mais Sasha avait compris et protégeait sa sœur comme un ours enragé. Moi je me suis pris plusieurs coups de barre de fer sur le dos, la douleur me faisant tomber dans les pommes.

Quand le me suis réveillé, leur chef me regardait avec un air en colère. Pour éviter de trop prendre de coup, j'ai joué l'imbécile et je suis resté immobile. Il rageait plus qu'une bande de gamin ai pu leur échapper plutôt que des quelques trois cents crédits avec lesquels les autres étaient partis. Je me suis fait ravaler les cotes et les jambes à coups de barres et de pieds. Puis le chef s'est approché de moi avec un couteau laser. J'étais terrifié, persuadé qu'il allait me tuer. Mais non, il s'est contenté de me brûler les poils du visage dans une forme de crane assez vulgaire tandis que la chaleur me faisait hurler, ma peau cloquant. Il finit par me clouer au sol d'une beigne avant de partir avec sa bande. Quelques minutes après leur départ, Kendrick et les jumeaux revenaient, m'aidant à marcher jusqu'à la maison d'une ancienne collègue de ma mère qui nous rafistolait gentiment lorsqu'on se blessait. Il lui fallut quelques seconde pour me reconnaître avec mon nouveau masque facial. Elle s'occupa de mes ecchymoses et de mes cotes cassées en priorité, s'assurant qu'il n'y avait pas de saignement interne. Lorsqu'elle en vint au visage, elle commença par raser les poils autour de la brûlure, m'expliquant que cela n'était pas assez profond pour que mes poils ne repoussent jamais, mais qu'il faudrait quand même attendre quelques années avant de ressembler à un Valeth normal.

Le lendemain, cachés dans le vieux réservoir qui nous servait de planque, on a fait le serment de ne plus jamais avoir à nous laisser faire. Sauf qu'on savait très bien que pour ça, il fallait qu'on devienne fort. A treize ans, même sur Phos'il, on est pas encore forts, mais on connaissait quelqu'un qui l'était. Dans le quartier il y avait un humain que personne n'emmerdait, et ce malgré son statut d'étranger, il s'appelait Talrash. Beaucoup de rumeur courraient sur lui, comme quoi c'était un vétéran de l'AAC, qu'il avait travaillé pour la mafia, qu'il était un ancien pirate voire qu'il avait mené un régiment de rebelles à l'assaut du centre de commandement de l'AAC. Bien sur ça nous faisait tous rigoler, on se disait qu'on peut pas vivre autant de chose dans une seule vie, mais il n’empêche que c'était un humain très fort, qu'on avait déjà vu envoyer au tapis des Valeth bien plus grands que lui. Lorsqu'on est allés le voir pour lui demander de nous apprendre à nous battre, j'étais resté derrière, j'avais honte de mon visage. Il a commencé par rire au nez de Kendrick qui s'essayait à la supplique. Ça m'a énervé et je l'ai écarté d'un coup d'épaule pour planter mon regard dans celui de l'homme, lui crachant au visage que j'avais pas besoin de ses moqueries pour être en colère. Quand il a dit qu'il entraînait personne, et surtout pas les chiots rasés. Là j'ai pété les plombs et je lui ai sauté dessus. J'ai fait un vol plané. Genre j'ai pas compris je me suis retrouvé couché trois mètres plus loin. Bon a ce moment j’étais bien trop en rogne pour y penser, je me suis relevé et je suis reparti à la charge, indifférent à la douleur de mes cotes brisées, finissant de nouveau sur le sol. Ce manège dura plusieurs minutes, je finissait à chaque fois plus vite au sol que la précédente, mais me relever me demandait toujours plus de temps et d'efforts. Il finit par me soulever du sol pour me regarder en face. Je me rappellerais toujours de ses mots. ''Toi tu as du feu dans le cœur. Il te consumera, mais rendra ta vie flamboyante. Entrez.'' Il acceptait.

La première chose qu'il nous fit faire, c'était courir. On se pensait sportif parce qu'on était capables de courir sur deux cents mètres dans trop s’essouffler. On était loin du compte comme le sont souvent les enfants. Vous avez déjà du courir trois heures sans discontinuer tout les matins pendant plusieurs années? Non? Essayez, et là vous aurez une petite idée de ce qu'est l'endurance. Comme on était oisifs, qu'on allait pas à l'école et ainsi de suite, on avait toute nos journées de libre. Et visiblement il en allait de même pour lui. Après la course (et quand je parle de course, je vous précise que la météo importait peu, il fallait courir. Gare à celui qui ne tenait pas le rythme hein, il fermait la marche avec une matraque électrique et n'hésitait pas à roussir les traînards.) il nous faisait travailler nos muscles. Grimper sur des façades d'immeubles désaffectés, soulever des roches et des meubles jusqu'à sentir nos bras nous tirer douloureusement, plus bien sur les exercices classiques des sportifs, pompes, abdos, dorsaux etc... L'après midi était différente, après nous avoir envoyé cherché de quoi nous nourrir, en était très précis sur ce qu'il fallait et ne fallait pas prendre, il nous faisait reposer pendant deux heures, à nous entraîner dans une zone vide à travailler nos sens. En tant que Valeth, nous avions les sens plus aiguisés qu'un humain moyen, pourtant il nous bluffait toujours lorsqu'il était capable de se déplacer entre nous quatre assis en tailleurs et les yeux fermés... SANS FAIRE UN SEUL BRUIT! Même aujourd'hui j'en suis toujours sur le cul. Il nous demandait de reconnaître un bruit ou d'en trouver un particulier dans le brouhaha ambiant d'un parc ou d'une rue. Il nous faisait aussi pratiquer notre regard, en nous faisant compter sans y toucher des grains de riz sur une natte ou des galets le long d'une rivière gelée. Une fois cet exercice d'attention et de perception terminé, il accédait enfin à ce que nous recherchions, le combat. Il nous amenait dans son appartement, un endroit silencieux, et spacieux. Nous n'avons jamais su pourquoi il était ici, ni comment il était devenu si aisé, mais toujours est-il qu'il était riche et qu'il entretenait un endroit impressionnant sans travailler. Dans son salon, il nous apprit en premier lieu à nous battre à mains nues, sans utiliser nos griffes et nos crocs, comme un humain. Quand nous lui demandions pourquoi il nous répondait que griffes et crocs sont rarement accessibles dans une combinaison spatiale. A croire qu'il savait qu'on ne resterait pas des gamins des rues... Ou alors il nous apprenait ce que lui il avait appris, et cherchait des excuses.

Après deux ans de ce traitement, nous étions impatients qu'il nous permette de toucher aux armes qui trônaient sur les murs de ses pièces. Il avait dit qu'il nous laisserait en utiliser certaines durant l’entraînement. Après le combat à mains nues il nous introduisit à celui avec un poignard, et toutes les armes qu'un environnement extérieur peut fournir rapidement, comme une barre de fer, une poubelle arrachée, une chaise, ou même un panneau holographique. C'était plus compliqué, moins naturel pour nous qui avions grandis en regardant des lutteurs sans armes. La difficulté augmentait doublement puisque les exercices de perception s'étaient doublés d'exercices d'agilité, comme si les séances d'escalades ne suffisaient pas. Kendrick avait beaucoup plus de mal que les jumeaux et moi, pour qui le combat était une seconde nature. Lydia prenait toujours le dessus au corps à corps, mais je la prenait toujours à partir du moment où on en venait à lutter grâce à ma force supérieure à la sienne. Sasha lui était celui qui s'adaptait le mieux à l'armement qui lui tombait sous la main, son arme de prédilection étant une chaise de bar, qui lui offrait une allonge mortelle... Au fil de ces années d’entraînement, Talsrash nous introduisit à diverses armes différentes, toujours des armes de proximité, jamais d'armes à feu ou à énergie. Je crois que c'est une forme de combat qui lui déplaisait. Il nous apprit à nous servir d'armes comme des katars lasers, des armes à énergie ou des gants de force, Sasha se prit d'affection pour un Kukri tandis que sa frangine trouvait son bonheur dans les katars perpendiculaires. Kendrick n'était jamais aussi à l'aise qu'avec des armes de jet tandis que moi j'étais tombé en amour d'une épée à énergie que Talrash gardait dans un écrin et que je n'avais jamais pu toucher.

Le jour de mes dix-sept ans, il nous a dis qu'il allait partir. Apparemment quelque chose de grave était arrivé, nous ne sûmes jamais. Il nous confia a chacun l'arme qui nous avait marqué. Il m'offrit l'épée en me faisant promettre de ne jamais la perdre, et de la détruire plutôt que de la laisser au mains de quelqu'un. Il l'avait nommée avec ironie Durandal. Il nous laissa et partit. Trois jours plus tard, son immeuble explosait, emportant dans les flammes une soixantaine de famille. L'AAG mit ça sur le dos des rebelle de façon si maladroite que s'en était presque un aveux. Nous étions quatre, nous savions nous battre mais pas grand chose d'autre. Après quelque conciliabule, nous nous sommes mis d'accord pour consommer ce que Talrash nous avait toujours interdit. La vengeance. Il ne nous fallu pas longtemps pour retrouver les masques rouge. Ils s'étaient un peu étoffés depuis quatre ans, regroupant maintenant une vingtaine de membres, vivants du racket et du braquage. Moi mon pelage avait repoussé sur une peau encore parfois tiraillée par quelques douleurs. Nous leur sommes tombés dessus alors qu'ils rentraient de l'attaque d'un petit appartement. Ils étaient dans une ruelle. Kendrick faisait le guet tandis que les jumeaux attaquaient le dos du gang. Moi je les chargeait de front, Durandal au clair. J'ai commencé par éjecter leur chef contre un mur d'un coup d'épaule. J'avais finit par atteindre ma taille adulte et j'étais désormais bien plus fort que lui. Nous avons passé le reste de la troupe au fil de nos lames, ce fut bref et sanglant. Une lame énergétique ça traverse une barre de fer comme du beurre, sauf qu'ils le savaient pas. Lorsque le chef s'est réveillé, c'est moi qui le regardait de façon goguenarde. Il lui a fallu plusieurs secondes pour me reconnaître. Il m'a fallu plusieurs minutes pour lui dépecer le visage en forme de crane. Certains disent que la vengeance a un goût amer. Pour eux possible, moi j'avais l'impression de savourer un steak délicieux.

Le steak à eut un goût amer lorsque Kendrick est revenu avec une bande de gars le pointant de leurs fusils laser. La police ? Non, pire, la mafia. Cette même mafia qui contrôlait les arènes ou mon père s'était battu et ou il était mort. Ils n'avaient pas trop apprécié qu'on tue leurs exécuteurs des basses œuvres. Le deal était simple. Ils allaient repartir avec Kendrick, visiblement inutile, et les jumeaux et moi devions attendre des ordres. On recevrait régulièrement des nouvelle de Ken, mais si jamais on oubliait d'obéir... Ils oubliaient de le laisser en vie. N'ayant pas le choix, nous avons obéis. Quelques jours plus tard un homme entrait dans notre planque. Bien habillé, souriant. Lorenzini qu'il s'appelait. C'était de lui que nous recevrions nos ordres et notre paye (oui parce que malgré la menace, ils nous payaient quand même. Tradition je suppose, ou alors ils espéraient qu'on ai plus besoin de la menace pour obéir.). La première chose que nous avons du faire, c'était attaquer un gang désobéissant. Jusque là rien de trop dur pour nous. Nous l'avions déjà fait, c'était simple à refaire. Un peu comme une marque de fabrique et sur ordre de Lorenzini, j'ai pris le pli de toujours dépecer le visage du chef de mes victimes dans une forme de crane. Les masques rouges... Ironique comme ce nom nous collait désormais à la fourrure alors que nous les avions massacrés. Nous étions jeunes, nous étions surs d'être immortels, nous avons fait contre mauvaise fortune bon cœur et on s'est améliorés. Une petite portion de l'argent que nous recevions servait à nous acheter du matériel, des armes à feu et à énergie notamment, histoire de ne pas toujours aller au corps à corps, et la majeure partie de ce qui restait allait sur un compte sécurisé, économisant pour payer la libération de Kendrick.

En trois ans sous les ordres de la pègre on avait économisés une sacrée somme, mais on avait aussi sacrément morflés. Pas tant sur le plan physique que sur le plan moral. Massacrer des familles qui refusent de payer, mettre à sac des magasins, jeter par des fenêtre des partenaires moins obéissants que nous... Ça vous secoue un trio de rêveurs comme nous. Alors qu'on s'imaginait vainement pouvoir acheter la libération de notre ami, c'est à Lorenzini que nous avons du cette offre. Il travaillait pour un membre de la famille qui voulait prendre le pouvoir. Sauf que pour cela il devait se débarrasser du patron en place. Le marché était simple. On entrait dans leur quartier général, on faisait le ménage et on trouvait sur le spatioport on trouvait un vaisseau avec une belle somme et Kendrick intact et vivant, en ayant comme devoir de ne plus jamais mettre un pied en ville. Ça nous convenait très bien et pour eux c'était pas si cher. Il ne nous fallut que vingt minutes pour arriver devant la porte de l’hôtel que la pègre utilisait comme QG. Lame au clair pour ne pas déclencher d'alarme, nous massacrâmes tout ces Valeth et étrangers qui quelques heures plus tôt nous traitaient comme des larbins. Quand nous défonçâmes la porte du bureau du Parrain, celui-ci sursauta, terrifié à la vue du carnage de ses gardes dans le couloir derrière. Au début il appela à l'aide. Inutile, l’hôtel était vide, le peu de personnes que nous n'avions pas tué avaient fuit. Lydia boitait à cause d'une mauvaise réception et Sasha s'était pris une balle dans l'épaule qui lui vaudrait un bras en écharpe quelques temps. Moi j'étais enragé c'est Lydia qui m'a dis de retirer mon fusil à pompe de la bouche de ma victime. Il voulait nous acheter. Pourquoi ne pas écouter son prix qu'elle disait. Il a ouvert son coffre fort géant. Beaucoup de crédits, plus qu'on peut en imaginer à voir en une fois. Des armes qui se prenaient pour des œuvres d'art. Rien de bien intéressant. Sauf six objets qui nous figeaient. Six armures Mjollnir flambantes neuves. C'est un modèle récent, le joyau de la technologie zangolaise. Ces armures valent presque aussi cher qu'un foutu cuirassé de l'AAG. J'ai remercié le Parrain pour son cadeau et j'ai pressé la détente en souriant. Tant pis pour le masque rouge.

Trois heures plus tard nous étions assez riches puisqu'on avait pris une bonne poignée des crédits du coffre, en possession de six des armures parmi les plus chère du marché... Et poursuivis par cinq tueurs de la Mafia. Soit ils avaient pas appréciés qu'on se tire avec les armures soit Lorenzini avait changé d'avis. Probablement les armures... Bref, il fallait qu'on se planque. Et la meilleure planque qu'on puisse trouver quand on est dans notre situation, croyez le ou non, c'est l'armée. La Mafia n'a jamais eu de pouvoir dans l'AAG, et c'est pas faute d'avoir essayé. On a planqué les armures et une bonne partie de l'argent, crashant le vaisseau que Lorenzini nous avait offert au milieu de la toundra. Après ça on est partis s’enrôler. Bien entendu avec notre état civil viens notre casier. Et on avait une sacrée liste de morts au cul. Mais l'AAG avait quand même l'usage des criminels. Précisément dans les ''commandos de la mort'', un genre de régiment carcéral qui regroupait presque uniquement des criminels condamnés à mort. S'ils survivaient pendant trois ans (ce qui arrivait rarement puisque le rôle de ces ''commandos'' était d'effectuer les missions les plus risquées, généralement suicidaires avec un taux de mortalité moyen supérieur à 75%) ils se voyaient offrir deux options. La première, s'engager de façon classique pour une durée supérieure à dix ans. La seconde retourner en prison, avec une peine réduite. Vous savez combien de gars survivent tout les ans ? Entre deux et trois centaines, sur plusieurs milliers de criminels. Vous savez combien choisissent de signer à nouveau ? Presque tous. On finit par prendre goût à la mort, à la sentir vous frôler et à la sentir vous traverser lorsque vous tuez. C'est comme ça qu'on est devenus des Astros Commandos.

La première chose qu'on ai fait lorsqu'on a eu une permission, ce fut de retourner voir notre butin. En trois ans, il n'avait pas bougé, juste pris la poussière. En régiment carcéral on ne nous aurait jamais permis de posséder pareils bijoux. Elles auraient étés confisqués et on ne les aurait jamais revus. Mais désormais nous pouvions les mettre, les utiliser. Bon il faudrait effectuer des ajustements, mais ce serait moins cher qu'acheter l'engin sur mesure. Ce qu'on avait pas pris en compte, c'était la décharge neurale de l'engin. Les Mjollnir sont prévues pour fonctionner en parfaite coordination avec les pensée de leurs pilotes. Problème cela demande une interface neurale et un système nerveux compatible. On a du contacter un chirurgien véreux, pour que l'information de notre chirurgie ne remonte pas jusqu'à la pègre. L'installation d'une interface neurale est quelque chose de bénin de nos jours, mais le type nous a proposé un truc alléchant. Une simple glande supplémentaire qui augmenterais nos réflexes. Il voyait que nous étions des soldats, il savait que nous serions intéressés et pas assez cultivés pour voir le hic. Parce que hic il y avait. L'intensification des réflexe était réelle, surtout en cas de poussée d'adrénaline, mais elle provoquait en retour une puissante instabilité émotionnelle. Les premiers jours, j'ai été pris de crises de rages incontrôlables. Moi qui avait toujours été colérique, j'étais devenu fou de rage. Doublé à ça la période d'adaptation à ces nouvelles armures. Quand notre permission prit fin, nous contrôlions les armures... mais pas nos émotions. J'avais retrouvé Sasha en pleine crise de larme incontrôlable et Lydia effondrée de rire devant un peluche rebondissante. Kendrick s'en sortait plutôt bien, parce qu'il avait appris à contrôler ses propres émotions pendant ses trois ans prisonnier de la pègre, mais nous autres beaucoup moins.

Si nous n'avions pas été les victimes de ces événements, je peux vous assurer qu'aujourd'hui j'en rirait. Si nos armures ont fait fortes impressions lorsque nous sommes retournés, ce qui a vraiment surpris le régiment, c'était nos régulières explosions de colères, crises de larmes ou de rire. Chacune de nos réactions étaient exacerbées, et difficilement contrôlables. J'ai failli frapper notre officier supérieur suite à une altercation. Cela nous a attiré quelques problèmes, je ne le cache pas. On a tous finis une ou deux fois au mitard à cause de ça, mais notre efficacité sur le terrain compensait ces quelques problèmes relationnels. On servait de bouclier aux autres, nos armure étant imperméables à pas mal de choses. On a fait parler de nous. Un peu trop j'en ai peur. Un membre influent de la CC nous a fait une 'proposition, devenir son escouade de protection rapprochée. On y a cru au début, un trouillard qui veut des gardes du corps comme nous. Un boulot facile, bien payé... On a sauté sur l'occasion. On a vite déchanté, une fois qu'il nous a tenu les couilles dans un étau (oublie l'armée, c'est ça ou la taule), on a découvert que ce qu'il appelait ''protection rapprochée'' c'était faire le boulot qu'on faisait encore pour la Mafia quelques cinq ans plus tôt. Des meurtres, des massacres non signés, ou alors par des faux groupes terroristes voire la rébellion. Bref, on s'était de nouveau transformés en bouchers... Et c'était pas pour nous plaire. Attention hein, j'aime tuer, j'aime me battre. Mais massacrer une famille avec leurs trois enfants... C'est pas trop mon délire non. Mais celui dont c'était le moins le délire, c'était Kendrick. Comme je vous ai dis, c'était celui qui contrôlait le mieux ses émotions. C'était une connerie bien sur, il savait les masquer, pas les contrôler. C'est pour ça qu'il a été le plus touché par ce qu'on faisait. Nous on piquait des crises de rages, on défonçait des appartements ou des cibles d’entraînement, on évacuait en se disant que ça durerait pas et qu'on trouverais une sortie. Lui non. Il intériorisait tout et ça s'est mit à le ronger. Au début c'était discret, puis on l'a vu sombrer à vitesse grand V. Le temps qu'on essaye de le rattraper c'était trop tard. Un coup de feu. Un seul aura suffit. Dans la salle de bain, son sang maculait le mur, son cerveau aussi. On avait rien vu venir.

Le lendemain, la tour de verre qui contenait l'appartement de notre désormais ex-patron explosait mystérieusement, avec lui mourut notamment sa garde rapprochée, tout ses secrétaires, et à peu près toutes les personnes vivantes étant au courant de notre travail pour ce salopard. Nous on avait filé avec son vaisseau, un petit yacht de luxe. Mais nous avions juste oublié un détail... L'engin était tracé. Et les gars de l'AAG qu'on a envoyé suivre le signal avaient l'ordre de tirer à vue sur ceux qu'ils estimaient avec justesse comme les responsables de l'attentat. Une bonne nouvelle que l'engin aie été assez rapide pour qu'on le planque dans un champ d’astéroïdes. Aucun de nous trois n'étant de bon pilote, il a bien fallu qu'on s’embusque. Bouclés dans nos armures, on a quitté le navire et on est partis s’agripper sur les rochers alentours. La corvette qui nous poursuivait est entrée dans le champ derrière nous, boucliers à plein régime. Voyant que le yacht était inactif, leur capitaine à ordonné d'envoyer une navette à bord pour voir s'il était récupérable. L'envie d'une récompense ou l'espoir de nous prendre vivants, je n'ai jamais su. Toujours est-il que nous avons profité qu'ils baissaient les boucliers pour la navette, nous avons sautés à l’intérieur. Vous n'imaginez pas combien un technicien peut avoir l'air surpris lorsque trois valeths armurés et armés entrent dans son hangar. Et combien il peut mourir stupidement lorsqu'une décharge de chevrotine le cueille au niveau du plexus durant sa perplexité silencieuse. La corvette avait envoyé la majeure partie de son équipage de combattant pour aborder le Yacht. Lequel était piégé bien entendu, même si des soldats entraînés ne devraient pas tomber dans un piège aussi grossier. Profitant du fait que ces soldats étaient partis, nous avons fait le ménage.

Tout le monde étant concentré sur l'opération d'abordage, personne ne surveillait les caméras internes. Aujourd'hui on sait qu'on a eu de la chance, à l'époque c'était pas le cas, on croyait à notre talent. Toujours est-il qu'on a avancé dans le vaisseau pendant une vingtaine de minutes, tuant tout ceux qui croisaient notre route vers la passerelle. Arrivé à quelque dix mètre de notre cible, un gars est sortit de la passerelle et nous voyant couverts de sang s'est mit à hurler. Genou à terre, la balle qui s'enfonce dans sa bouche lui fait décrire un arc de cercle avant qu'il ne touche le sol. L'équipage sonne l'alarme alors que nous investissons la pièce centrale du vaisseau sous le feu des armes de poing des officiers. Un tir de blaster type 22 standard d'officier face à un bouclier personnel lourd, ça n'est pas très efficace. Une balle de calibre .55 face à un uniforme standard d'officier de l'AAG, c'est particulièrement ravageur. Il aura fallu environ trente secondes pour que tout les être vivant présents autour de nous abandonnent cet état pour quelque chose de moins mobile. À partir de là, prendre le contrôle du vaisseau ne prit que quelques minutes. L'escouade d'abordage demandait des nouvelles par la radio, ayant déjà fait demi-tour. Je chargeait Sasha de garder la porte, des curieux ramenant parfois leur nez pour prendre une volée de balles. Lydia cherchait le système de survie, histoire de purger le vaisseau de son atmosphère, pendant que j'armais un couple de torpilles pour exploser la navette de nos anciens collègues. Nous n'avions rien de personnels contre eux, mais notre survie nous était et nous serais toujours prioritaire. Trop souvent nous avions du tirer face à des cris qui supplient, cela ne nous atteignait plus et la gerbe de feu et d’énergie de la navette ne tira chez moi qu'un seul rire sec tandis que l'oxygène qui nous entourait s'échappait en sifflant vers l'espace. Nous étions maîtres du navire.

Nous avons récupérés le corps de Kendrick que nous avions apprêté dans son armure, l'ayant faite reluire le plus possible. Il était en grande pompe, son casque polarisé pour masquer son horrible blessure. Nous l'avons allongé dans une des capsules de sauvetage et avons largué l'engin dans Astariul, nous assurant ainsi que personne ne toucherais ni à son corps, si à son armure. Il nous éclairerais de sa puissance pour les siècles à venir, jusqu'à nous choisissions de le rejoindre. Profitant que la Corvette n'avait pas encore été reconnue comme volée, nous somme allés nous écraser sur Pho'sil après avoir pillé ce qui pourrait nous intéresser, profitant d'une autre des capsules pour passer sous la grille de détection des forces de l'AAG locales. Évitant le quartier de la capitale qui nous avait vu grandir, nous avons rejoint l'astroport central. Malgré les dernières années passées à travailler et donc à recevoir une solde plus que correcte, nous ne pouvions pas pour autant nous permettre de vivre sur nos lauriers, surtout avec le niveau de vie que nous apprécions avoir sous la main. Le confort est quelque chose de difficile à abandonner facilement. Au vu de nos compétences et puisque l'armée nous était désormais interdite (je vous rappelle que nous étions officiellement morts), nous avons opté pour le mercenariat, le métier de garde du corps ne nous intéressant pas le moins du monde, trop de temps à dormir et trop peu d'exercice. Nous nous sommes engagés sur un courrier rapide qui cherchait une escorte qui ne prenne pas trop de place. Profitant de l'autonomie relative qu'offrent nos armures, nous leur avons fait économiser trois couchettes et obtenu un premier travail.

Le Quicksilver était un transporteur de matériaux rares et de documents officiels. Rapide, peu blindé, équipé uniquement de deux canons laser en tourelle. Une cible de choix. On s'est fait cueillir par une EMP alors qu'on sortait de distorsion à la limite du système d'Umbar. Une mante pirate, un modèle d'extraction d’astéroïde typiquement Sarien transformé en vaisseau d'abordage de gros calibre. Ils nous ont plaqué contre la porte et ont commencé à s'ouvrir un accès dans le flanc du Quicksilver. Les pirates, une bande de nemiens et d'humains à grandes gueules, ne s'attendaient pas du tout à notre genre de riposte. Là ou la majorité des gardes dans ce genre de vaisseau se seraient retranchés, nous nous somme postés autour du trou pour prendre leur engin d'assaut. Sasha avait son canon à main pointé sur le cercle de métal incandescent et Lydia était prête à sauter à l’intérieur juste après la première salve, je passerais en second et Sasha bloquerait l'accès derrière nous de son corps, abattant tout ce qui tenterais d'entrer. Au début ils sont restés bêtes, nos balles les cueillant là où ils pensaient être à l'abri, mais ils se sont vite repris et ont commencés à riposter de façon violente. On a résisté pied à pied, de coursives en coursive, leur courant après, soudant les portes derrière nous pour ne pas se faire flanquer. Je couvrais Lydia qui les chargeait pour les hacher menu. Nous avons fini par prendre le contrôle du bâtiment, réunissant les blessés dans une de leur cellules, libérant leur victimes pour qu'elles pilotent l'engin jusqu'à Buu, nous servant dans les caisses pour partager avec l'équipage du Quicksilver, plus la couverture des frais de réparation et laisser la prime à ce nouvel équipage qui visiblement s’entretuerai pour ne pas partager. Tant mieux, une bande de chacals de moins. Nous avons repris notre route et arrivé sur une station d'orbite de Keeshak, nous avons récupérés notre prime et avons quitté le vaisseau.

La première de nos activités avec cette prime a été de fêter ce premier contrat réussi dans un bar local, le genre ou des femelle holographique de toutes les races se trémoussent sur les tables dans les poses les plus lascive aux yeux de leur congénères de chair et de sang (on parlera pas des détails spécifiques à chacun). Nous prime quatre verres, rendant ainsi un dernier hommage au frère que nous avions échoués à protéger, nous de devrions plus jamais parler de lui après ce jour. C'est justement dans ce bar que nous avons étés abordés par un humain. Il disais vouloir nous offrir un contrat, mais il était très nerveux et passait son temps à regarder à droite et à gauche. Nous n'étions pas très motivés pour abandonner nos verres, un peu sceptiques sur la véracité de son contrat. Apparemment il avait entendu parler de notre exploit lors de l'attaque de pirates et envisageait de nous faire réitérer ce genre de chose. Ce type était visiblement nerveux et manquait de confiance en lui, mais son affaire semblait réelle et à vu de nez intéressante. C'est quand une troupe d'agents de sécurité de l'AAG à débarqué que j'ai commencé à comprendre qu'il y avait anguille sous roche. Ils ont encerclé le gars en le braquant, nous ordonnant de reculer alors que le reste du bar s'évacuait. Il aboyaient des ordres, hurlant que le type était un dangereux terroriste et me rappelant une période de ma vie que je n'avais pas apprécié. J'ai chopé leur chef par le col et je l'ai soulevé à hauteur de mes yeux avant de lui grogner que j'ai horreur qu'on me coupe lorsque je fais affaire. Je l'ai envoyé faire la boule dans ses quilles de potes et les jumeau ont couchés les autres en leur lançant la table. A peines revenus dans la vie active qu'on était de nouveau des criminels... On est sortit en escortant celui qui était visiblement un rebelle maladroit. Il s’appelait Kerr Igan et s'il était visiblement maladroit, ce type avait quelques moyens, puisqu'il nous a conduit au docks pour que nous puissions fuir dans son vaisseau, un Frelon Vault-tech V-9 flambant neuf. Expert en achat-vente, ce type bossait pour la rébellion en fournissant des fonds indirects, sans jamais rien posséder à son nom, rendant son traçage difficile. Un génie derrière un écran et un clavier, incapable de faire quelque chose de valable dans le monde réel. Ce type avait besoin d'une équipe pour récupérer un de ses collègues en cours de transfert. Et nous on devais faire partie de cette équipe.

L'idée même d'abandonner le projet après nous être autant engagés pour lui ne nous a même pas effleurés. Simplement attaquer un transport de prisonniers et un vaisseau pirate de bas étage... ce sont deux choses différentes. Premièrement, cela demande plus de trois gars, même aussi bien équipés et efficaces que nous, du coup, Kerr nous a amené dans son ''repaire'' un genre de station privée en orbite d'une des lunes de Manooïne et nous a présenté à Jenha et sa Meute. A l'époque elle ne comprenait que vingt droïdes, mais nous avait sacrément impressionnée, les bestioles étant impressionnantes dans leurs capacités à esquiver les tirs tout en progressant vers le tireur. Une faible puissance de feu, mais pour un équipage sans protection, une menace pure. Le gros intérêt était surtout d'attirer les tirs sur autre chose que nous, qu'on se le dise, la Meute était un groupe de leurres, mais des leurres avec des dents bien balaises. Mais c'est le vaisseau d'abordage qui a fini de nous convaincre. Pas très impressionnant au premier abord, surtout par le fait qu'il ne portait aucune arme, mais vu de l’intérieur, une bête de nerfs prête à relâcher la Meute et nous, avec des moteurs et un blindage de folie, des éperons à émission de champs que j'aurais cru impossible de fabriquer aussi puissants et des corbeaux si bien réfléchis que le vaisseau est presque aussi facile à évacuer qu'a insérer. A l'époque Dav'in était déjà pressentit pour rejoindre ce que Kerr appelait ''ses Anges de la Mort'' (c'est moi qui ai rebaptisé le groupe ça lorsqu'il m'a filé les reines du projet). Il ne pouvait pas tellement travailler avec nous dans le groupe, après quelques simulations en équipe nous sommes parvenus tout les quatre à la même conclusion, il était très efficace, sans aucun doute plus que nous quelques années plus tôt, mais il était terriblement lent. Après un long conciliabule et de profondes conversations à quatre (à savoir deux jour complets passés à boire et à rire au milieu du désert de Manooïne sous une toile tendue) nous sommes tombés d'accord pour lui offrir une de nos armures excédentaires, que nous gardions précieusement dans nos bagages depuis toutes ces années, les vendre étant impossible sans être certains de se faire arnaquer. Jenha s'est occupée de l'adapter à sa morphologie, s'occupant au passage de réparer les nôtres qui avaient malgré tout bien morflées au fils de leurs usages, et Kerr a fournit les fonds pour la chirurgie de l'endoglande et de l'interface neurale, c'était la quatrième Valkyrie. Il ne remplaça jamais celui qui nous manquait, mais s'adapta assez rapidement à notre groupe, jusqu'à devenir un ami, avec son calme permanent et son humour acide entre nos trois grandes gueules braillardes.

L'opération fut un succès. Le petit transporteur pénitencier fut rondement nettoyé, seuls deux membres de la meute en revinrent fonctionnels (ces deux là d'ailleurs ne sont plus jamais allés en mission, je crois que Jenha est une sentimentale) mais ils remplirent parfaitement leur office puisqu'ils déconcentrèrent assez l'équipage pour que nous puissions les massacrer sans subir de dégâts importants. Alors que le vaisseau vide s'éloignait dans l'espace, je l'observait et je sentait pointer en moi du regret. J'avais apprécié cette opération, et je crois que les autres aussi. Bon, on avait pas encore eut le temps de faire trop connaissance avec les pilotes des vaisseau, mais ça ne saurait tarder lorsqu'on fêterait le succès de l'opération, et l'idée de nous séparer me déplaisait profondément. Alors que nous buvions avec les rebelles nouvellement libres, j'étais très renfermé, je réfléchissait à l'avenir de notre groupe. C'est un Kerr ivre mort qui m'a donné la solution en déclarant que son équipe de pirates était la meilleure de la galaxie. Nous n'étions pas tous spécialement en passion des idéaux rebelles, mais l'idée de travailler pour eux était loin de nous déplaire, eux au moins ne nous demanderaient pas de faire de la purification ethnique ou de pratiquer la menace sur des pauvres familles terrifiées. L'idée s'est coulée de source d'elle même, l'équipe s'est jetée sur l'idée, quitte à être mouillé pour les rebelles, autant s'amuser au passage. Nous sommes devenu des corsaires pour les rebelles, rodant l'équipe au fur et à mesure, l'enrichissant (de Mendalor) au passage, renouvelant malheureusement régulièrement nos pilotes d'escortes et augmentant la taille de la meute au fil de nos prises. Kerr est devenu notre commanditaire auprès de la rébellion, nous donnant nos cibles, et j'ai pris le commandement du Leviathan. Une légende était à naître.



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